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Association pour un Contrat Mondial de l'eau lutte sur la planète pour l'accès libre par tous à l'eau, potable et à l'assainissement sans contrepartie marchande. Elle revendique son statut de droit et de bien commun de l'humanité.
  • France Inter mardi 3 août 2010 12h-13h çà vous dérange : L'eau doit-elle être un service municipal ?

    avec André Santini, Anne Le Strat

    30/07/2010 22:00 - JEAN-LUC TOULY
  • Sortie du film Water makes money le 23 septembre en France et en Europe : conférence de presse à Marseille à 18 mois du Forum Mondial de l'Eau

    http://www.acme-eau.org/Sortie-du-film-Water-makes-money-le-23-septembre-en-France-et-en-Europe-conference-de-presse-a-Marseille-a-18-mois-du_a2694.html
    http://www.watermakesmoney.com/fr/bande-annonce-.html
    Sortie du film Water makes money le 23 septembre en France et en Europe : conférence de presse à Marseille à 18 mois du Forum Mondial de l'Eau
    La première de « Water Makes Money » sera célébrée le 23 septembre 2010 parallèlement dans le plus grand nombre possible de villes et communes, françaises, allemandes et européennes.

    La carte ci-dessous donne une première vue d’ensemble sur les premières innumérables le 23.09.2010 (icones bleus) ainsi que les autres projections qui auront lieu ultérieurement (icones jaunes).

    Sortie du film Water makes money le 23 septembre en France et en Europe : conférence de presse à Marseille à 18 mois du Forum Mondial de l'Eau

    Sortie du film Water makes money le 23 septembre en France et en Europe : conférence de presse à Marseille à 18 mois du Forum Mondial de l'Eau

    30/07/2010 07:42 - JEAN-LUC TOULY
  • 28 juillet 2010 : ONU : L'accès à l'eau devient un droit essentiel

    L'Assemblée générale des Nations unies a adopté mercredi une résolution considérant l'accès à l'eau et à des sanitaires comme un droit humain essentiel. Près de 884 millions d'habitants de la planète sont privés d'accès à l'eau potable, plus de 2,6 milliards n'ont pas de sanitaires et 1,5 million d'enfants de moins de cinq ans meurent chaque année de maladies liées au manque d'eau ou d'hygiène.

    29/07/2010 09:21 - JEAN-LUC TOULY
  • Intervention de la verte Nathalie Gautier Médeiros au Conseil Municipal de Montpellier du 26 juillet

    Tout d’abord une parenthèse sur la revue de l’agglo Harmonie de juillet, titré « Montpellier pôle mondial de l’eau » avec au dos Mr Pouget déclaré « Maître de l’eau »…rien que ça !
    Dans ce dossier, 2 choses : la publicité pour le livre d’Erik Orsenna « l’avenir de l’eau, petit précis de mondialisation », et le pôle mondial de l’eau.

    Mr Orsenna en plus d’être écrivain académicien est aussi vice-président de la FARM « fondation pour l’agriculture et la ruralité dans le monde » qui regroupe les PDG de Veolia, Suez, Crédit agricole, Limagrain et Carrefour…LA FARM soutient des projets agricoles désastreux sur le plan social et écologique (grandes fermes utilisant les techniques agro industrielles modernes). Le livre, très contestable en matière de précision méthodologique est aussi truffé d’erreurs historiques. P358 Orsenna vante le caractère séculaire des sciences de l’eau à Montpellier qui remonterait à l’époque romaine, or ce n’est qu’au XVIIIè que Montpellier développe ses compéténces en matière d’eau. Le service communication de l’agglo pourrait faire quelques réclamations à Mr Orsenna lequel soutient d’ailleurs sans aucune réserve le Pôle Excellence Eau de Montpellier…et invité de marque au 13è Congrès Mondial de l’eau qui s’est tenu au Corum en sept 2008…et qui a été dans la réalité une vitrine des entreprises de l’eau et financée par les collectivités locales. Questionnement là encore sur le financement de tels évènements par les collectivités.

    Tout comme Veolia, E.Orsenna vante le compteur comme étant le meilleur ami de l’homme (p.326) : « le compteur n’est pas responsable de la tarification, il se contente d’afficher un volume ». Certes le compteur identifie une consommation mais les fuites liées à l’incurie des gestionnaires de l’eau échappent à cette mesure. D’ailleurs, dans le rapport DSP Veolia, les fuites atteignent 6M de m3 par an, soit 20% de l’eau produite…taux toujours trop élevé par cette multinationale qui vient de remporter le plus gros marché en IDF (SEDIF). 26% de fuites en 1989 (date signature contrat affermage) ; 20% 21 ans après, non ce n‘est pas acceptable pour un délégataire qui se présente comme l’opérateur privilégié des collectivités, tellement privilégié dans notre ville et maintenant agglomération que 72% du prix de l’eau va dans la poche de Véolia, alors que la moyenne est de 50%, ce qui est déjà beaucoup !

    Autre point fort intéressant paru dans Harmonie, le Pôle compétitivité de l’eau. Evidemment, nous nous réjouissons de la mise en place d’un tel pôle de recherche sur un bien aussi noble et essentiel que l’eau. Mais là où le bât blesse, c’est l’organisation que j’estime douteuse du partenariat Public-Privé . En effet, Suez Environnement, Egis Eau, Nestlé Waters, Danone, et d’autres multinationales se regroupent au sein de ce pôle avec à leur tête le directeur régional de Véolia : Mr Jean Pierre Buchoud, interview retranscris dans Harmonie. Ces entreprises privées comptent parmi les plus puissantes sur le plan mondial, et certaines ont été sujettes à des dérives éthiques par le passé. Dans ce secteur de l’eau, bien commun et vital de l’humanité, associer ces entreprises et les équipes universitaires aboutit à mettre sous tutelle privée la gestion de l’eau. Il y a largement de quoi s’interroger sur les possibles conflits d’intérêt : les intérêts particuliers des entreprises ne vont-ils pas guider les recherches menées par les équipes de Montpellier ? voilà un débat qui mérite d’être posé.

    Dernier point enfin : dans le rapport financier du délégataire, on note que les produits de traitement ont baissé de 19% -tant mieux- et les analyses de 43%, et là je m’inquiète. En effet, on note également que l’achat d’eau à BRL a augmenté de 27% en 2009, alors même que les analyses se réduisent ; quand on sait la déplorable qualité de l’eau du Bas Rhône, il y a de quoi se faire du souci. Est-ce la volonté du délégataire de faire des économies sur ce poste ?

    Tous ces points nous rendent encore plus dubitatifs quant à une gestion transparente, démocratique de l’eau à Montpellier et dans l’agglo si elle reste aux mains d’une multinationale dont les intérêts financiers et économiques ont parfois peu à voir avec l’intérêt général. Nous voterons donc contre ce rapport tout comme nous sommes contre le principe de déléguer à un opérateur privé la gestion de l’eau.


    28/07/2010 07:56 - JEAN-LUC TOULY
  • 22 septembre proçès Suez/Flow (le film américain For Love Of Water Pour l'amour de l'eau) à la veille de la diffusion de Water makes money

    Audience du TGI de Paris, 17ème Chambre Correctionnelle (Palais de Justice) le 22 septembre 2010 à 13h30 suite à l'attaque en diffamation du Film Flow d'Irena Salina par Suez Environnement

    28/07/2010 07:55 - JEAN-LUC TOULY
  • L'eau n'a pas de prix , vive la régie publique ! de Gabriel Amard Aux éditions Bruno Leprince

    http://www.acme-eau.org/notes/L-eau-n-a-pas-de-prix--vive-la-regie-publique--de-Gabriel-Amard-Aux-editions-Bruno-Leprince_b2255626.html
    L'eau n'a pas de prix , vive la régie publique ! de Gabriel Amard Aux éditions Bruno Leprince
    "Malgré l'opposition de nombreux élus d'Ile-de-France, Veolia a été reconduite dans ses fonctions. Tout était joué d'avance. Je fis partie de ces élus qui voyaient se jouer devant eux une belle partie de dupe. Un nouvel épisode de la concurrence tronquée que se jouent les trois opérateurs venait de se dérouler. Certes, la dernière loi sur l'eau y a mis un peu d'ordre, mais le partage du gâteau se poursuivait avec l'accord des élus de droite, et l'abstention consentante de nombreux élus de gauche. Alors que faire quand le SEDIF ( Syndicat des Eaux d'ile de France ) se préparait à reconduire le contrat de Veolia : saisir l'opportunité qui nous était offerte. Le transfert de la compétence « eau » des villes de Viry-Chatillon et de Grigny à la Communauté d'agglomération Les Lacs de l'Essonne (auparavant compétente pour la seule partie assainissement), a eu pour conséquence un retrait automatique du SEDIF, comme l'indique l'arrêté du Préfet datant du 16 mars 2010. L'ajout dans les statuts de la compétence optionnelle de l'eau vaut en effet retrait des communes membres de la communauté d'agglomération des syndicats disposant des mêmes compétences. Seule la ville de Viry-Chatillon était concernée, Grigny étant lié à un autre prestataire (SUEZ) jusqu'en 2018. Plusieurs possibilités s'offraient alors. Retourner au sein du SEDIF, ou choisir un autre délégataire ou opérer ce retour en régie publique que nous n'avons pas pu obtenir du SEDIF en 2009. Au regard du statut de l'eau que je revendiquais avec l'ensemble des élus des Lacs de l'Essonne, du droit universel que j'entendais faire valoir, et des agissements des opérateurs évoqués plus haut, la régie publique s'imposait donc. En faisant ce choix, nous avons franchi l'obstacle le plus difficile.
    Anne Le Strat, adjointe au maire de Paris et Présidente d'Eau de Paris, comme Jean-Luc Touly, Conseiller régional d'Ile de France m'avaient prévenu : les obstacles techniques, économiques et juridiques peuvent exister et la création d'une régie publique est un vaste et laborieux projet. Mais la principale entrave au passage en régie publique était d'abord selon moi « dans les têtes ». Celles des élus qui, enfermés depuis trop d'années dans ce dialogue mercantile avec les multinationales de l'eau, ou se pensant incompétents pour en assurer la gestion, n'osent pas faire le grand pas.
    Nous nous préparions à le faire, la conviction était là, l'opportunité est venue, il restait à étudier en détail les modalités de faisabilité technique et la démarche juridique qui nous permettraient de distribuer, dans un premier temps, de l'eau potable en régie publique, pour permettre l'accès de tous à un service au prix coûtant".

    Je vous propose de poursuivre le récit de ce travail en commandant l'ouvrage complet chez Bruno Leprince Editeur. Bon de commande sur : www.gabrielamard.fr

    L'eau n'a pas de prix ,
    vive la régie publique !

    Auteur: Gabriel Amard
    Préface de Danielle Mitterrand
    96 pages 5 euros








    27/07/2010 16:57 - JEAN-LUC TOULY
  • Quinzième Aquarévolte : la motion 2010

    Le 15ème colloque « Aquarévolte » de la CACE (Coordination des associations de consommateurs d’eau), organisé le 5 juin 2010 par l’Association des usagers de l’eau de Tournon (Ardèche), a adopté une motion qui pourrait synthétiser les propositions et revendications des très nombreuses associations d’usagers, membres ou non de la CACE, qui promeuvent une gestion de l’eau publique, démocratique et soutenable.

    « Ce XVéme Aquarévolte de Tournon/Rhône tient à apporter son plus vif soutien aux associations, aux élus, aux nombreux citoyens qui dans tout le pays agissent pour que leur municipalité s’oriente vers une réappropriation de la gestion de l’eau, bien inaliénable qui devrait échapper à l’emprise du marché, notamment par la gestion qui s’avère la plus proche des citoyens, et la plus conforme à leurs intérêts, c’est à dire la régie.

    C’est pourquoi les congressistes ne peuvent accepter et dénoncent les déclarations des commissaires européens qui ont affirmé que : … « l’eau doit être considérée et gérée comme une marchandise », car ils cautionnent du même coup toutes les pratiques et les dérives commerciales préjudiciables aux intérêts des usagers et des collectivités elles-mêmes.

    En ce sens les usagers qui se veulent exigeants et vigilants à l’égard des élus, loin de les considérer comme des adversaires, souhaitent trouver en eux des partenaires rigoureux et aussi vigilants à l’égard des gestionnaires à qui ils ont confié la gestion de l’eau. Les usagers respectent le pouvoir de décision qui a été confié aux élus par le suffrage universel, mais ils souhaitent se voir reconnu plus concrètement un droit d’expression, un droit de regard sur la gestion de l’eau, sur les procédures de consultation, et y compris dans certains cas un réel pouvoir de décision.

    DROIT D’EXPRESSION : les associations d’usagers souhaitent, au même titre que nombre d’autres associations(sportives, humanitaires, culturelles, etc…) pouvoir s’exprimer par exemple, dans les bulletins municipaux pour donner leur point de vue sur le mode de gestion de l’eau, financée par leurs factures et leurs impôts.

    DROIT DE REGARD : les associations et leurs représentants estiment avoir une place légitime dans les Commissions municipales consultatives de l’eau là où elles existent, et jugent arbitraires les seuils du nombre d’habitants requis dans une communauté pour rendre obligatoire la création de ces commissions.

    DROIT DECISIONNEL : les associations d’usagers revendiquent aussi de désigner des représentants dans les Conseils d’exploitation des Régies, où ils devraient se voir reconnaître leur place (eu égard à leur expérience et à leur formation) tout autant que des citoyens désignés dont la compétence en matière de gestion de l’eau reste souvent à prouver. Dans les cas où ces droits leur sont reconnus, les usagers revendiquent légitimement de recevoir les documents préparatoires aux discussions dans ces structures, dans les délais raisonnables qui leur permettent de faire collectivement un réel travail de réflexion et d’analyse avant d’avoir à s’exprimer.

    DES ELUS ACTIFS, CRITIQUES ET VIGILANTS GAGES DE DEMOCRATIE : la démocratie de proximité parfois mise en avant comme un gadget de démocratie a tout à gagner à voir ces droits reconnus, ce qui permettrait un réel rapprochement entre élus et administrés souvent séparés malheureusement par un mur de méfiance et un défaut de confiance dans les capacités de ces derniers. Cette confiance au contraire existe lorsque les élus des communes ou les délégués de syndicats montrent leur réelle volonté de connaître et analyser de façon critique les bilans fournis par les sociétés délégataires, en exigeant des informations plus fiables, concrètes et plus complètes que les simples et maigres rapports techniques et financiers présentés par celles-ci (ce à quoi s’étaient engagés leurs représentants durant leur audition devant la Commission d’enquête parlementaire Tavernier en 2001…).

    Enfin les participants au XVème AQUAREVOLTE s’inquiètent que les sociétés délégataires se voient confier par les collectivités des prérogatives normalement dévolues aux administrations publiques, telles que le recouvrement des sommes directement perçues sur les factures des usagers de l’eau pour financer des programmes ponctuels concernant la politique de l’eau dans les pays en voie de développement, ou telles que la création de caisses dîtes de solidarité, abondées directement par les collectivités locales, pour venir en aide aux consommateurs en difficulté, voire en grande misère. C’est en ce sens que les consommateurs, excédés par ce dévoiement de la pratique de la solidarité, rappellent leur mot d’ordre :

    L’argent de l’eau doit rester à l’eau et ne doit pas servir de prétexte pour légitimer les profits des multinationales.

    Les usagers de l’eau et leurs associations lancent un appel solennel à l’ensemble des élus et délégués intercommunautaires pour qu’ils entendent et prennent en compte les exigences de la présente motion, afin de rendre plus concrète la notion de démocratie de proximité, et de demander l’abrogation de la « loi Oudin », et de restituer la gestion de l’eau à nos collectivités."


    27/07/2010 07:17 - JEAN-LUC TOULY
  • Appel à soutien à la résolution bolivienne sur le droit d'accès à l'eau et à l'assainissement

    Danielle Mitterrand et la Fondation France Libertés appellent à la constitution d’une coalition nationale d’ONG pour soutenir la proposition de résolution bolivienne à l’Assemblée générale des Nations Unies sur le droit universel d’accès à l’eau et à l’assainissement.

    Chers collègues,

    Le 17 juin 2010, une proposition de résolution intitulée le « droit humain à l’eau potable et à l’assainissement » a été présentée par le gouvernement bolivien à l’Assemblée générale des Nations Unies. Cette résolution est actuellement examinée et développée par les autres Etats-membres afin d’élaborer le texte final qui sera présenté pour adoption au Président de l’Assemblée générale le 28 juillet 2010.

    Nous vivons un moment historique : pour la première fois, l’Assemblée générale des Nations Unies est directement pour reconnaître le droit à l’eau comme un droit universel de l’homme. Il s’agit d’une initiative sans précédent qui porte au plus haut degré du système des Nations Unies les revendications des peuples pour la reconnaissance de ce droit pour tous, condition nécessaire à tout développement et à la paix mondiale.

    L’enjeu est crucial pour l’avenir de la planète et de l’humanité. Comme vous le savez, 34 000 personnes, dont 5000 enfants, continuent de mourir chaque jour du manque d’eau potable dans le monde. Il est urgent d’agir.

    Faire du droit d’accès à l’eau potable pour tous un droit humain universel est au premier rang des priorités de Danielle Mitterrand. France Libertés plaide partout pour l’inscription de ce droit fondamental dans toutes les constitutions et conventions internationales. Nous sommes certains que, comme le préconise l’OMS, chaque être humain doit pouvoir bénéficier gratuitement de 40 litres d’eau potable par jour indispensables à la vie.

    La Fondation Danielle Mitterrand France Libertés a décidé de soutenir pleinement la résolution bolivienne, aux côtés de Maude Barlow et du Conseil des Canadiens (Council of Canadians) et souhaite rallier tous les autres acteurs nationaux et internationaux dans un grand mouvement pour la reconnaissance du droit à l’eau pour tous et la sauvegarde de cette ressource en tant que bien commun de l’humanité.

    Face à l’urgence, nous devons impérativement nous unir et agir ensemble pour faire pression sur le gouvernement français pour qu’il se mobilise et co-signe le texte final sur « le droit humain à l’eau et à l’assainissement » à l’Assemblée générale de l’ONU.

    Aussi, nous vous invitons à vous joindre à nous pour demander au gouvernement français, d’une seule et même voix, de soutenir cette initiative sans précédent. Vous trouverez ci-joint une proposition de lettre à adresser de manière urgente à Mme Chantal Jouanno, Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, et à toute autre personnalité que nous identifierons à même de porter nos engagements.

    Si vous en êtes d’accord, merci de nous retourner, au plus tard le 29 juillet 2010, votre réponse accompagnée du nom de votre signataire et de votre logo afin que nous puissions envoyer la lettre à Mme la Secrétaire d’Etat le 30 juillet, au plus tard.

    Je vous prie de croire, chers collègues, en mes sentiments les plus solidaires.

    Danielle Mitterrand, le 22 juillet 2010

    Présidente de la Fondation France Libertés

    24/07/2010 08:40 - JEAN-LUC TOULY
  • Université d'été Europe Ecologie Les Verts à Nantes : Atelier sur la gestion publique de l'eau le 20 août 16h15-17h45

    Animation Sébastien Barles
    Intervenants :
    - Jean Luc Touly (évolution des lignes en France, remunicipalisations)
    - Laurence Vichnievsky (eau et corruption)
    - Raymond Avrillier (expérience Grenobloise)
    - Gérard Borvon (loi Oudin-Santini et coopération décentralisée)
    - Michèle Poncet Ramade (préparation du Forum Mondial de l'Eau)

    22/07/2010 09:04 - JEAN-LUC TOULY
  • L’interdiction d’accès à l’eau prononcée contre les Bushmen du Botswana suscite l’indignation

    COMMUNIQUE DE PRESSE DE SURVIVAL INTERNATIONAL 21.07.2010
    Le jugement rendu aujourd'hui est un coup dur pour les Bushmen. Xoroxloo Duxee est mort de déshydratation en 2005. © Survival L’annonce du verdict de la Haute Cour botswanaise refusant l’accès à l’eau aux Bushmen du Kalahari a suscité une vive indignation.

    Le juge a statué que les Bushmen n’avaient pas le droit d’accéder au puits d’eau situé sur leur territoire dans la Réserve du Kalahari central – une des régions les plus arides de la planète –, ni d’en forer un nouveau.
    L’audience avait eu lieu le 9 juin dernier, mais le juge ne n’est prononcé qu’aujourd’hui.

    Ce verdict est un coup dur pour les Bushmen qui tentent de survivre dans le désert sans aucun accès à l’eau depuis que le gouvernement botswanais a scellé leur puits en 2002 dans le but de les chasser de la réserve. En 2006, la Haute Cour avait jugé que les évictions forcées des Bushmen étaient illégales et anticonstitutionnelles et des centaines de Bushmen avaient ainsi pu retourner sur leurs terres.

    En dépit du verdict, le gouvernement a interdit aux Bushmen de rétablir leur puits, les exposant à des conditions décrites par le Rapporteur Spécial des Nations Unies sur les peuples indigènes, James Anaya, de ‘déplorables et dangereuses en raison du manque d’accès à l’eau’. Au même moment, Wilderness Safaris a ouvert un lodge de safaris avec piscine et bar au cœur du territoire bushman et le gouvernement a fait forer de nouveaux puits dans la réserve pour approvisionner la faune sauvage en eau avec le soutien financier de la Fondation Tiffany & Co.

    Il est également interdit aux Bushmen d’approvisionner en eau leurs familles vivant dans la réserve.

    Le porte-parole bushman, Jumanda Gakelebone, a déclaré aujourd’hui : ‘C’est une très mauvaise nouvelle. Si nous n’avons pas d’eau, comment allons-nous vivre ? La Cour nous a rendu notre terre, mais sans le puits ; sans eau, notre vie est impossible’.

    Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘Depuis ces dix dernières années, le Botswana est devenu l’un des endroits du monde les plus hostiles envers les peuples indigènes. Si les Bushmen ne peuvent avoir accès à l’eau sur leurs propres terres alors que les touristes, la faune sauvage et les mines de diamants peuvent s’approvisionner librement, alors il faut demander aux étrangers s’ils veulent réellement soutenir ce régime en se rendant dans ce pays et chez les bijoutiers’.

    Lire ce communiqué en ligne: http://www.survivalfrance.org/actu/6265

    Survival International (France)
    18 rue Ernest et Henri Rousselle
    75013 Paris France
    (+33) (0)1 42 41 47 62
    ou Miriam Ross (à Londres) (+44) (0)20 7687 8734
    mr@survivalinternational.org
    Survival aide les peuples indigènes à défendre leur vie, protéger leurs terres et déterminer leur propre avenir
    http://www.survivalfrance.org










    22/07/2010 07:16 - JEAN-LUC TOULY

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Agir, enfin, pour bannir la soif. Publiques, privées, mixtes, les initiatives sont une urgence pour 1,3 milliard de personnes.
Les 13 000 participants au IVe Forum de l'eau (1), issus de quelque 130 pays, se sont séparés hier, le 22 mars, journée mondiale de l'eau, à Mexico après sept jours de travaux, sur un double constat : l'objectif des Nations unies de diviser par deux d'ici 2015 le nombre de personnes n'ayant pas accès à l'eau potable dans le monde (1,3 milliard d'individus) ne sera pas atteint si tous les acteurs ne se retroussent pas les manches. Pour y parvenir, il faut s'appuyer plus sur les collectivités locales, trouver les financements adéquats, faire preuve de pragmatisme et, surtout, surmonter les postures idéologiques. «Il faut arrêter de dogmatiser», dit Patrice Fonlladosa, patron de Veolia Eau pour l'Afrique, le Moyen-Orient et l'Inde, selon qui le débat public-privé est dépassé.


Chantage.
Abel Mamani Pourtant, c'est bien cette question qui a animé le Forum. L'exemple tout récent de l'Argentine, qui a décidé de rompre son contrat avec Suez ou celui de l'Uruguay, qui a inscrit dans sa Constitution un droit à l'eau et renationalise les concessions confiées à des entreprises privées, ont servi de base à nombre de discussions. Le ministre bolivien de l'Eau, Abel Mamani, a dénoncé «la pression, le chantage» du secteur privé.

«On a perdu vingt ans sur la question de l'eau, on n'en perdra pas vingt de plus», assure son conseiller, Pablo Salon, qui regrette les signaux envoyés par les institutions financières : «Attendez pendant deux ans de voir si votre nouvelle entreprise publique fonctionne bien et on verra si on vous finance, nous dit la Banque mondiale.» Pour lui, il vaudrait mieux «réfléchir à la manière dont on peut améliorer les entreprises publiques plutôt que de faire pression via les privées».

La Banque mondiale, présente en observateur, et qui a financé de nombreux projets de privatisation, s'est défendue de vouloir influer sur le Forum mondial. «Le sujet provoque beaucoup d'émotion parce que l'eau est intimement liée à la vie, la santé», avoue Jamal Saghir, directeur de l'eau et de l'assainissement de l'institution internationale. La réalité est que l'on ne peut pas trouver une solution unique. L'objectif est d'offrir un service de l'eau efficace au coût le plus bas possible pour les classes défavorisées. Nous devons surmonter le débat public-privé. Mais il n'y a pas de miracle, il faut que quelqu'un paie : ce sont les consommateurs ou les Etats.»


Minimum.
manifestants à mexico réclamant l'accès à l'eau Le pragmatisme devrait prévaloir : public, privé, partenariat, toutes les solutions doivent être examinées. Ce n'est pas l'avis de Danielle Mitterrand. «
L'eau n'est pas une marchandise, enrage la présidente de France Libertés, son prix n'existe pas. Le service de l'eau ne peut pas être l'affaire de marchands.»
Elle réclame, comme de nombreuses organisations non gouvernementales, un droit à 40 litres d'eau gratuite par personne et par jour. Selon l'Organisation mondiale de la santé, 20 litres par jour et par personne représentent le minimum pour assurer la survie, et 50, le minimum pour maintenir une hygiène corporelle décente.
(1) ONG, représentants des collectivités locales, industriels, délégations ministérielles...

Rédigé par le Samedi 25 Mars 2006 à 21:34

MEXICO 2006 : le forum alternatif

Mexico 2006 - Un tribunal pour la défense des droits de l'eau
L'instance internationale tente de résoudre les conflits hydriques en Amérique latine.

La salle d'audience était pleine pour entendre les verdicts du Tribunal latino-américain de l'eau, qui depuis le 13 mars examine en marge du Forum de l'eau, qui s'est achevé hier à Mexico, treize cas d'atteintes à l'environnement et aux populations de la région. Au premier rang, des indiennes mazahuas en costume traditionnel, mais aussi des représentants chiliens, péruviens, mexicains, des Indiens mixtèques, des Salvadoriens... En face d'eux, huit juges de ce tribunal pas comme les autres, sans pouvoir juridique, mais dont les jugements ont valeur morale.



Idéalistes.
Dossier source Libération-jeudi 23 mars 2006 Mexico de notre correspondante
Ce ne sont pas des juges d'opérette. Idéalistes peut-être, défenseurs de l'environnement et des droits de l'homme sûrement, mais au parcours professionnel solide. Alexandre Camanho de Assis, procureur de la République du Brésil, Alfredo Vallardes, argentin, spécialiste de planification urbaine, Philippe Teixier, magistrat de la Cour de cassation française, Augusto Willemsen Diaz, du Guatemala, juriste international, ou encore Selma Diaz, la seule femme, cubaine, sociologue. Le Tribunal latino-américain est une instance internationale, autonome et indépendante créée en 2000 pour contribuer à résoudre les conflits liés à l'eau en Amérique latine. Une sorte de «monsieur bons offices». C'est la deuxième fois qu'il siège.


Tour à tour, les juges présentent leurs conclusions à la barre. Et condamnent, de façon symbolique : l'entreprise mexicaine de pétrole, Pemex, qui pollue le río Atoyac ; le gouvernement du Guatemala, qui a autorisé, avec l'appui de la Banque mondiale, l'exploitation de mines d'or à ciel ouvert ; les autorités panaméennes, pour laisser transiter par le canal des déchets nucléaires radioactifs.

Le Tribunal demande l'arrêt immédiat de la construction d'une usine de cellulose au Chili ou celui d'un barrage en Equateur. Il reconnaît le droit à la Bolivie de se réapproprier la gestion de son eau et renvoie l'entreprise française Suez, qui en avait la concession, vers un tribunal international si elle veut obtenir des compensations financières pour la rupture de son contrat.


Coût social.
Enfin, il demande «la suspension immédiate» de la construction du barrage mexicain de La Parota (Libération du 18 mars), considérant que le projet «souffre d'un manque de justification solide» et que son coût social et environnemental est énorme. Le verdict a été salué par une salve d'applaudissements, et les paysans de la région de Cacahuetepec, où se situe le projet, sont repartis encouragés dans leur combat. Décidés à aller jusqu'au bout pour défendre leurs terres et leur fleuve Papagayo. «Hasta la muerte», disent-ils («jusqu'à la mort»).
Rédigé par le Samedi 25 Mars 2006 à 21:16