L'Association PREVHE "
est née de l'inquiétude de citoyens devant les dangers du projet de pompage de la source des Cent-Fonts, pour la survie des espèces rares et des équilibres de la zone, de la vallée de la Buège en amont, des gorges de l'Hérault en aval".
Face à un refus catégorique d'étude d'impact préalable, comme à l'accès empêché aux documents administratifs, à "une volonté manifeste de passage en force" du projet, l'association, en portant plainte contre le Conseil Général, a porté l'affaire en justice pour obtenir la suspension des travaux et une véritable étude d'impact.
Le projet d’exploitation de la source des Cent-Fonts avait déjà fait l’objet d’exploration par la Compagnie Générale des Eaux, puis par le Bureau de Recherche Géologique et Minière sous commande du Conseil Général de l’Hérault.
- Dans les années 1990, la Compagnie Générale des Eaux avait passé une convention avec l’ancien propriétaire du site de la source pour effectuer des essais de pompage sur le site. Il semble que les résultats de ces tests n’aient jamais été publiés, ce qui peut éventuellement se comprendre mais pose tout de même la question de la faisabilité ou de la rentabilité de cette exploitation à laquelle la CGE aurait apparemment renoncé.
- Ce projet semble né d’une inquiétude face à l’augmentation croissante de la population de la région et à l’accroissement de la demande en eau potable qui en résulte.
Depuis quelques années, le Conseil Général de l’Hérault a pris le relais de ce projet dans le cadre de son action pour la recherche des ressources en eau. Il a commandé au Bureau de Recherche Géologique et Minières plusieurs études qui ont fait l’objet de
rapports.
-->Voir
la note de synthèse du rapport du BRGM de septembre 2002- texte intégral.
Plusieurs
feuilletons juridiques ont émaillé depuis 2004 cette lutte menée par l'association PREVHE pour un usage réfléchi et écologique de la ressource en eau de cette région.
Toujours est-il que des travaux ont été effectués sur un territoire qui offrait un paysage protégé jusqu'alors,"..afin de procéder à des tests de pompage de l’eau de la source des Cent Fonts, pour l'usage des communes environnantes". Les bois ont été défoncés pour laisser accéder les énormes camions de chantier, au forage.
"Pour la plate-forme elle-même, la moitié d’une colline a été pulvérisée à coups de dynamite. Et les travaux n’en sont qu’à leur première phase : de 36 centimètres de diamètre actuellement, le forage doit être prochainement élargi pour faire descendre une pompe capable de tirer de la source jusqu’à 600 litres d’eau par seconde;.
- Le Conseil Général n'a eu cure de l'impact écologique de cette intusion dans ce sanctuaire environnemental où plusieurs espèces protégées au niveau européen s'en trouvent directement menacées.
- Tout comme la préfecture, "qui face à un corpus de textes législatifs complexe, a considéré que de tels tests n’étaient soumis qu’à simple déclaration, assortie de prescriptions peu contraignantes".
Elle a régularisé la situation en donnant une autorisation de tests de pompage, "
dans la grotte des Cent Fonts, une abondante nappe d’eau située à 100 m en sous-sol de la vallée de l’Hérault, dans un espace ultra- protégé et classé zone naturelle d’intérêt écologique pour la faune et la flore (Znieff)." Pourtant les conséquences irréversibles des travaux de construction du forage sur des espèces de crustacés cavernicoles « rarissimes » sont connues (Libération du 20 décembre 2004).
"L’association des riverains s’appuyait sur le décret n° 93-743 de la loi sur l’eau pour espérer que le préfet impose au Conseil Général la production d’une étude d’impact que les écologistes imaginent comme négative avant le démarrage des tests de pompage".
Ce qui a obligé les riverains a multiplié les actions juridiques pour annuler de telles décisions.