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 <title>ACME</title>
 <subtitle><![CDATA[Association pour un Contrat Mondial de l'eau lutte sur la planète pour l'accès libre par tous à l'eau, potable et à l'assainissement sans contrepartie marchande. Elle revendique son statut de droit et de bien commun de l'humanité.]]></subtitle>
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 <updated>2013-05-23T11:57:37+02:00</updated>
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  <entry>
   <title>GDF-SUEZ au Panama sur le marché des centrales hydrauliques</title>
   <updated>2009-11-07T20:30:00+01:00</updated>
   <id>http://www.acme-eau.org/GDF-SUEZ-au-Panama-sur-le-marche-des-centrales-hydrauliques_a2471.html</id>
   <category term="PRIVATISATION DANS LE MONDE" />
   <photo:imgsrc>http://www.acme-eau.org/photo/art/imagette/1692585-2285813.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-11-07T18:24:00+01:00</published>
   <author><name>JEAN-LUC TOULY</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les filiales du Groupe Gaz de France-Suez ont obtenu 211 millions de dollars de financement de la Banque européenne d'Investissement afin de réaliser le projet hydroélectrique au Panama « Dos Mares ».     <div><b>Les filiales de Suez, Alertnegy SA et Bontex SA, récupèrent 340 millions d'euros et sont concessionnaires d'un méga projet de centrale hydroélectrique...au PANAMA</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.acme-eau.org/photo/art/default/1692585-2285813.jpg" alt="GDF-SUEZ au Panama sur le marché des centrales hydrauliques" title="GDF-SUEZ au Panama sur le marché des centrales hydrauliques" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.eib.org/projects/press/2009/2009-213-panama-la-bei-octroie-un-pret-de-211-millions-dusd-a-lappui-dun-projet-de-production-denergie-propre.htm">Le prêt consenti par l'Union Européenne, sous forme de financement à long terme</a>, aux sociétés Alertnegy SA et Bontex SA qui détiennent la concession du projet, financera une partie des 340 millions d'euros (498 millions de dollars) que coûtera le complexe hydroélectrique, composé d’une série de trois centrales hydrauliques au Panama occidental.       <br />
              <br />
       Les centrales hydroélectriques de Guanaca, Lorena et Prudencia seront construites à côté de Fortuna et Canjilones, (des installations déjà existantes du système hydroélectrique de la rivière Chiqui's).       <br />
       Avec les trois nouvelles centrales, la capacité totale prévue sera de 117,5 mégawatts.       <br />
              <br />
       La capacité supplémentaire d'énergie renouvelable sera utilisée pour répondre aux besoins en électricité de la nation sud-américaine, en croissance exponentielle.        <br />
              <br />
       Carlos da Silva Costa,le vice-président de la <a class="link" href="http://www.eib.org/about/index.htm">Banque européenne d'investissement</a>, et Philippe Delmotte, le directeur général de GDF-Suez pour l'Amérique centrale, ont signé le contrat de financement au Luxembourg la semaine dernière.        <br />
              <br />
       M. Costa a déclaré dans un communiqué que l'Investissement de l'Union européenne contribuera à &quot;garantir la sécurité de l’approvisionnement de la population locale tout en limitant l’impact sur le plan des changements climatiques » au Panama.       <br />
               <br />
       Le prêt a été accordé par la banque d'investissement sur une ligne de crédit de 3 milliards d'euros qui vise à financer des projets qui renforcent la sécurité énergétique à travers la promotion de la production d'énergie renouvelable dans les pays en voie de développement.        <br />
              <br />
       La banque d'investissement a déclaré que le prêt « Dos Mares » est son sixième au Panama où il a déjà été prêté 719 millions d'euros, dont 500 millions de dollars pour financer l'élargissement du canal de Panama.        <br />
              <br />
       En dépit du ralentissement économique mondial, qui a ébranlé les marchés du crédit, la banque a annoncé qu'elle encourage les opérations de financement important en Amérique du Sud &quot;pour faire en sorte que les projets éligibles [et] viables ne soient pas mis en péril.&quot; 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Gas de France-Suez Group subsidiaries have gotten hold of $211 million in counterpart financing from the European Investment Bank to build up the Dos Mares hydroelectric project in Panama.</b></div>
     <div>
      The loan made by the European Union’s long-term financing arm <b>to Alertnegy S.A. and Bontex S.A</b>., which own the concession to the project, will partly finance the 340 million euro ($498 million) hydro complex consisting of a cascade of three run-of-river power plants in western Panama.       <br />
              <br />
       The Guanaca, Lorena and Prudencia hydro plants will be built alongside the existing Fortuna and Canjilones plants of the Chiqui River’s hydroelectric system. The three new plants will add up to a combined capacity of 117.5 megawatts.        <br />
              <br />
       The additional renewable energy capacity will go toward meeting the rapidly growing electricity needs of the South American nation.       <br />
              <br />
       Carlos da Silva Costa, vice-president of the European Investment Bank, and Philippe Delmotte, executive director of GDF-Suez for Central America, signed the finance contract in Luxembourg last week.       <br />
              <br />
       The European Union’s investment will help assure Panama’s energy security “<b><span class="u">while limiting the climate change impact,</span></b>” Mr. Costa said in a statement.        <br />
              <br />
       The loan was granted under the investment bank’s Sustainable Energy and Security of Supply Facility, a 3 billion euro credit line which aims to finance projects that strengthen energy security through promoting renewable power generation in developing countries.        <br />
              <br />
       The investment bank said the Dos Mares loan marks its sixth in Panama where it has already lent 719 million euros, including $500 million to finance the widening of the Panama Canal.        <br />
              <br />
       In spite of the global economic downturn which has squeezed credit markets, the bank said it is pushing on with major financing operations in South America “<span style="font-style:italic"><b>to ensure that viable (and) eligible projects are not jeopardised.”</b></span>        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       -   Sef Cagoco        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>MEXIQUE : La lutte des paysans mexicains contre le projet de barrage de La Parota </title>
   <updated>2008-02-18T03:01:00+01:00</updated>
   <id>http://www.acme-eau.org/MEXIQUE-La-lutte-des-paysans-mexicains-contre-le-projet-de-barrage-de-La-Parota_a1939.html</id>
   <category term="POLLUTIONS DANS LE MONDE" />
   <photo:imgsrc>http://www.acme-eau.org/photo/art/imagette/856887-1051757.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-02-17T11:17:00+01:00</published>
   <author><name>YVES RICHARD article et photos</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Depuis quatre ans et demi, les paysans mexicains indigènes Nahuatl luttent contre le projet de barrage hydroélectrique de La Parota. Ils ont réussi à mobiliser 8 000 personnes pour défendre leurs revendications.     <div><b>Le barrage serait construit à 28km d’Acapulco, en pleine zone tropicale, à 19° de latitude nord.</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.acme-eau.org/photo/art/default/856887-1051757.jpg" alt="MEXIQUE : La lutte des paysans mexicains contre le projet de barrage de La Parota " title="MEXIQUE : La lutte des paysans mexicains contre le projet de barrage de La Parota " />
     </div>
     <div>
      <b> La Commission Fédérale de l’Electricité (CFE) a lancé un appel d’offres international pour concéder le barrage et la centrale hydroélectrique. L’entreprise choisie construira et exploitera le barrage à ses frais contre la vente pendant 40 ans de l’électricité dans le réseau mexicain, interconnecté au réseau des Etats-Unis et à celui de l’Amérique centrale en cours de construction (plan Puebla – Panama</b>).       <br />
              <br />
       En accord avec le gouvernement fédéral et celui de la région de Guerrero, la CFE a voulu passer en force sans se soucier de l’avis des populations locales ni des impacts négatifs. Elle a manœuvré pour obtenir l’accord d’expropriation par des moyens illégaux, par l’intimidation et la force policière.        <br />
              <br />
       Les paysans ont jusqu’à présent réussi à bloquer le projet par voie juridique légale, mais pendant encore combien de temps ? Ils ont besoin de notre soutien.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le voyage fin 2007</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.acme-eau.org/photo/art/default/856887-1051759.jpg" alt="MEXIQUE : La lutte des paysans mexicains contre le projet de barrage de La Parota " title="MEXIQUE : La lutte des paysans mexicains contre le projet de barrage de La Parota " />
     </div>
     <div>
      Nous nous sommes rendus au Mexique en octobre 2007, ma femme et moi.        <br />
              <br />
       Nous avons rencontré des militants d’associations des droits de l’Homme à ciudad México et du CECOP, le Consejo de Ejidos y Comunidades Opositores a la Presa La Parota, (Conseil des propriétaires communautaires et des communautés opposés au barrage de La Parota) à Aguacaliente près d’Acapulco.       <br />
              <br />
       <b>La parota</b> est le nom d’un arbre de grande taille qui pousse dans la forêt tropicale de la région.       <br />
       La région tropicale d’Aguacaliente est à 10km à vol d’oiseau de la mer où se trouvent des hôtels de luxe et l’aéroport international d’Acapulco, entre l’embouchure du fleuve Papagayo au sud et la pointe diamant au nord, située juste en dessous de la baie d’Acapulco et de Puerto Marques, petite station balnéaire populaire.       <br />
              <br />
       La ville d’Acapulco impulse le développement d’un tourisme de luxe ciblant majoritairement les nord-américains (480 000 USD l’appartement de 277m2 dans une résidence de luxe de la pointe diamant).       <br />
       Les zones touristiques sont séparées par des barrières ou des murs et gardées par des gardes armés.       <br />
              <br />
       Le projet de CFE, la Commission Fédérale de l’Electricité, est le <b>barrage dit de La Parota</b>, qui se situerait dans les dernières collines du fleuve, juste avant la plaine côtière où se trouve Aguacaliente, siège du CECOP. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le lac </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.acme-eau.org/photo/art/default/856887-1051761.jpg" alt="MEXIQUE : La lutte des paysans mexicains contre le projet de barrage de La Parota " title="MEXIQUE : La lutte des paysans mexicains contre le projet de barrage de La Parota " />
     </div>
     <div>
      <b>Le lac de retenue serait dix fois plus vaste que la baie d’Acapulco </b>et situé à quelques kilomètres de la lagune de Tres Palos derrière laquelle se trouve l’aéroport international d’Acapulco.       <br />
               <br />
       Il s’agirait non pas d’un seul barrage, mais :       <br />
       	<ul class="list"><li>d’un barrage principal  <b>haut de162m</b>,</li></ul>       
       	<ul class="list"><li>d’une centrale hydroélectrique <b>de 3 groupes de 300MW</b>, </li></ul>       
       	<ul class="list"><li>de <b>6 importantes digues de retenue</b>, véritables barrages pour fermer les parties basses des collines,</li></ul>       
       	<ul class="list"><li>d’un immense lac de retenue de <b>6,7 milliards de m3</b>  et d’une superficie de <b>137km2</b>, plus que Paris intra muros (105km2)</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les faits</b></div>
     <div>
      <b>La CFE (Commission Fédérale de l’Electricité) a entrepris des études dès 1976. En 2003, sans autorisation des municipalités, la CFE a commencé les travaux de routes afin de commencer de creuser les 2 dérivations.</b>       <br />
              <br />
       <span class="u">La CFE obtient :</span>       <br />
       	<ul class="list"><li><b>le 13/12/04 un rapport favorable de la commission nationale de l’environnement</b>, la SEMARNAT, son directeur passant outre les conclusions négatives des experts sur les impacts écologiques ;</li></ul>       
       	<ul class="list"><li><b>une autorisation de la Commission Nationale de l’Eau </b>lui octroyant le droit de pomper l’eau de la rivière pour alimenter la ville d’Acapulco.</li></ul>       
       <ul class="list"><li><b>--&gt; Les paysans indigènes Nahuatl des environs se mobilisent et organisent le 28/7/3 les premiers piquets pour empêcher les ouvriers de la CFE de poursuivre leurs travaux.</b></li></ul>       
              <br />
       <b><span class="u">La CFE organise des consultations truquées de la population locale</span> </b> en les invitant à venir à des assemblées. Les responsables et des paysans de zones non concernées, achetés par des pots-de-vin, votent le 25/4/4 pour l’expropriation.       <br />
       <ul class="list"><li><b>--&gt; Le CECOP et 1590 personnes attaquent en justice le 24/6/4 et obtiennent la nullité de ce vote le 15/7/5. La CFE réitère le 23/8/5. Cette fois 3282 personnes attaquent en justice et obtiennent la nullité le 17/1/6. La CFE réitère encore le 16/12/5 et le 27/12/5. </b></li></ul>       
              <br />
       <b><span class="u">La CFE organise le 23/8/5 une deuxième assemblée houleuse </span></b>: un impressionnant déploiement de la force publique ne laissent passer que les pseudo votants, toujours achetés et reconnaissables à un badge collé sur leurs vêtements, alors que les personnes concernées, opposants au projet, sont retenus derrière des grilles ;        <br />
       <ul class="list"><li><b> --&gt; à la fin du vote bidon que les opposants huent, la police les caillasse et envoie des gaz lacrymogènes pour les disperser. Il y a des blessés.</b> </li></ul>       
       <ul class="list"><li><b>--&gt;Tomás Cruz Samora est tué le 18/9/5 d’une balle dans la tête </b>au volant de son car alors qu’il ramenait un groupe de manifestants pacifique. <b>Une autre personne meurt le 10/11/5. Enrique Maya Manrique lapidé </b>le 29/1/6 la nuit par 3 hommes restés impunis. <b>Benito Jacinto Cruz est tué le 7 janvier 2007 </b>de deux balles dans la tête.</li></ul>       
              <br />
       <b><span class="u">Le CECOP reçoit l’aide de nombreuses organisations nationales et internationales</span></b>. Des responsables d’agences des Nations Unies se prononcent en faveur des paysans indigènes jugeant leurs droits bafoués. Le cas de la lutte de La Parota est présenté et jugé par le tribunal symbolique de l’eau d’Amérique Latine le 17/3/6.        <br />
       <ul class="list"><li><b>--&gt;La CFE et le gouvernement de l’état de Guerrero déclarent que ces rapports et ces lettres n’ont aucune valeur juridique devant un tribunal mexicain.</b></li></ul>       
              <br />
       <b><span class="u">A l’assemblée d’août 2007, les opposants sont enfin présents</span></b> avec les personnes en faveur du barrage habitant la zone concernée. Les présents votent à main levée majoritairement contre le projet, après les explications des 4 experts nommés par chaque camp. Il faut souligner q’une partie des personnes qui étaient auparavant en faveur du barrage votent contre le projet, convaincus par les explications des experts du CECOP.       <br />
               <br />
       <b><span class="u">Le combat juridique continue avec des hauts et des bas.</span> Dans les 2 jugements récents, l’un octroie au CECOP l’avantage de bloquer temporairement tous les travaux contre un dépôt de 10 000 USD et l’autre déclare contradictoirement que les travaux de la CFE ne gênent pas les intérêts des populations.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les arguments gouvernementaux </b></div>
     <div>
      <b>Ce sont les arguments de l’état fédéral, de l’état de Guerrero et de la CFE.</b>       <br />
              <br />
       <ul class="list"><li>Le projet apportera une production hydroélectrique comblant les 4 ou 5 heures de pic horaire du Mexique</li></ul>       
       <ul class="list"><li>Il sécurisera jusqu’en 2050 l’approvisionnement de la ville d’Acapulco (1,5 million d’habitants) et de ses extensions touristiques (pour les nord-américains).</li></ul>       
       <ul class="list"><li>Il générera de 5 à 10 000 emplois pendant les 6 ans que durera le chantier et sera suivi par des emplois touristiques permanents</li></ul>       
              <br />
       La CFE relogera les 3 000 personnes affectées dans des constructions en dur. Nous avons d’ailleurs visité l’une des trois maisons de démonstrations.       <br />
              <br />
       Les autres arguments sont :       <br />
       	<ul class="list"><li>la promesse de préserver la biodiversité ;</li></ul>       
       	<ul class="list"><li>créer un patrimoine d’un milliard USD récupérable par la CFE à la fin du contrat, dans 40 ans</li></ul>       
       	<ul class="list"><li>la zone d’aval ne sera pas affectée</li></ul>       
       	<ul class="list"><li>la CFE est soucieuse des questions sociales et environnementales, le risque sismique est très improbable ;</li></ul>       
       	<ul class="list"><li>l’abondance d’eau permettra de créer une agriculture d’irrigation très productive en aval.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les arguments des opposants au projet </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.acme-eau.org/photo/art/default/856887-1051764.jpg" alt="MEXIQUE : La lutte des paysans mexicains contre le projet de barrage de La Parota " title="MEXIQUE : La lutte des paysans mexicains contre le projet de barrage de La Parota " />
     </div>
     <div>
      <b>Ce sont les arguments des paysans et des associations des droits de l’Homme.</b>       <br />
              <br />
       Les arguments de la CFE ne tiennent pas       <br />
       <ul class="list"><li>La production mexicaine d’électricité est déjà excédentaire et sa surcapacité est de 48% versus seulement 27% nécessaire pour répondre au pic de consommation.</li></ul>       
              <br />
       <ul class="list"><li>Dans son appel d’offres du 16/2/2006, la CFE recherche un investisseur  capable de construire le barrage à ses frais en contrepartie de la vente d’électricité pendant 40 ans. Le Mexique étant excédentaire, il s’agit d’exporter la production aux Etats-Unis et aux zones franches d’Amérique centrale (maquiladoras) selon le plan Puebla-Panama de 2001. </li></ul>       
              <br />
       <ul class="list"><li>L’investisseur gère le barrage à ses risques et périls sur la base des études (incomplètes) de la CFE qui décline toute responsabilité. Or la zone est hautement sismique. Les entreprises en ont-elles bien été averties ? Le poids du barrage augmentera le risque sismique d’après les experts interrogés.</li></ul>       
              <br />
       <ul class="list"><li>La ville d’Acapulco est approvisionnée en eau par deux captages situés à 11m sous le fleuve Papagayo. Cette eau de bonne qualité, car filtrée naturellement, sera remplacée par une eau putréfiée par la végétation très dense qui pourrira dans le lac de retenue. </li></ul>       
              <br />
       <ul class="list"><li>Par la concession de la Commission Nationale de l’Eau, la CFE s’est appropriée la ressource au détriment des populations locales, ressource précieuse que la CFE compte sans doute monnayer à la ville d’Acapulco dont le maire a refusé un pot de vin somptueux (payer les frais de sa campagne aux prochaines élections). L’intention de changer la propriété de l’eau et de la centraliser est claire. Le lac noiera 36 puits communaux. </li></ul>       
              <br />
       <ul class="list"><li>La population locale ne bénéficiera que très peu des emplois créés qui nécessitent une formation que les paysans n’ont pas. La CFE a toujours fait majoritairement appel à des travailleurs spécialisés pour ses travaux. Quel que soit l’entreprise adjudicataire, le ciment sera fourni par le premier cimentier mexicain, une filiale du groupe Carso. Construire un barrage et six digues, représente un énorme marché. L’intention de privilégier des intérêts privés mercantiles, est clair.</li></ul>       
              <br />
       <ul class="list"><li>Pour minimiser le nombre de personnes affectées, la CFE ne comptabilise que 2981 propriétaires.        <br />
       Le CECOP évalue à 25 000 le nombre de personnes inondées car il y a de nombreux métayers et des paysans exploitant des terres communales.        <br />
       L’expérience montre que la CFE ne tient jamais ses promesses. Soit elle ne reloge pas les gens, soit la qualité des maisons est en deçà de celle des maisons de démonstration et elles se lézardent rapidement.</li></ul>       
              <br />
       <ul class="list"><li>Les personnes expulsées se relogent dans de mauvaises conditions, loin de leurs racines (cimetières), sans emploi, dans des bidonvilles ou sur des terres pauvres sans valeur agricole.</li></ul>       
              <br />
       <ul class="list"><li>La CFE va détruire des millions de plantes et d’animaux dont certains endémiques.        <br />
       Le lac noiera 94km2 de forêt tropicale. Cette forêt, une fois noyée, dégagera des volumes très importants de méthane, gaz à effet de serre, ce qui contribuera encore plus au réchauffement de la planète.</li></ul>       
              <br />
       <ul class="list"><li>Les eaux des pluies tropicales sont violentes dans la région et les eaux des rivières très limoneuses et chargées de nutriments ce qui crée une chaîne alimentaire pour les poissons, les oiseaux et les pêcheurs.       <br />
       La forêt retient les terres. Sans forêt, les pluies ravineront les terres restantes.        <br />
       Il est à craindre que la CFE ait sous-estimé le volume de limon qui va remplir petit à petit le lac de retenue, raccourcissant la durée de vie de la production hydroélectrique. </li></ul>       
              <br />
       <ul class="list"><li>La zone située en aval sera affectée par le quasi arrêt du fleuve pendant 2 ans pour remplir le lac de retenue, l’assèchement progressif des terres en aval et les lâchers brutaux de 748m3/s pendant les 4 heures de production hydroélectrique par jour qui seront décidées par l’entreprise privée adjudicataire.       <br />
       Le CECOP évalue à 75000 le nombre de personnes affectées en aval par l’assèchement des terres et des nappes phréatiques et la perte de limon. Il s’agit de paysans et de pêcheurs qui pêchent dans le fleuve, les lagunes, ou vivent de la pêche littorale.</li></ul>       
              <br />
       <ul class="list"><li>La CFE a pris l’initiative d’entamer les travaux sans consulter la population concernée, a essayé par 3 fois d’obtenir une décision d’acceptation de son projet par des manoeuvres frauduleuse et l’intimidation policière, a créé un climat de violence sociale divisant les familles, faisant emprisonner des leaders, et payant des groupes armés menaçant de tirer si les opposants empêchent les travaux et qui ont assassiné plusieurs dirigeants associatifs.       <br />
       L’intention de criminaliser l’action syndicale paysanne et de créer un climat de guerre civile est claire.</li></ul>       
              <br />
       <ul class="list"><li>Le lac créera du tourisme et de la pêche industrielle qui profitera à des sociétés capables d’acheter un matériel très onéreux. Les paysans locaux seront exclus. La biodiversité sera tuée car la pêche industrielle introduit des espèces dangereuses qui éliminent toutes les espèces locales.</li></ul>       
              <br />
       <ul class="list"><li>La risque sanitaire est très important : bilharziose, malaria, autres maladies hydriques.</li></ul>       
              <br />
       <ul class="list"><li>L’agriculture d’irrigation nécessite de grands travaux et d’importants capitaux. Les paysans locaux seront exclus car ils n’ont pas les moyens financiers d’acheter terres et intrants (semences, pesticides, engrais, matériel). L’agriculture irriguée profitera à des paysans aisés dont les pratiques pollueront les terres et les saliniseront très vite à cause de l’évaporation intense en zone tropicale.</li></ul>       
              <br />
       <ul class="list"><li>Aucune des recommandations de la Commission Internationale des Barrages n’a été respectée par la CFE. Des experts de la Banque Mondiale ont étudié le cas de La Parota et des cas similaires et ont conclu que les inconvénients dépassent largement les avantages, surtout en zone tropicale.</li></ul>       
              <br />
       <ul class="list"><li>Perturbation du cycle hydrique : le barrage altérera les principaux fleuves qui approvisionnent les bassins d’alimentation pour la population et assurent la recharge des nappes phréatiques, d’après les experts.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les contre-propositions du CECOP</b></div>
     <div>
      <ul class="list"><li>Il serait plus efficace de lancer un <b>plan d’économies d’énergie </b>facile à atteindre, vu la relativement faible capacité de 900Mw prévue.</li></ul>       
              <br />
       <ul class="list"><li>Au lieu de construire un méga barrage, <b>il est proposé de construire 5 petits barrages </b>générant la même quantité d’hydroélectricité, ne déplaçant que 2% des personnes avec un impact social et écologique très faible. La CFE a d’ailleurs étudié 14 emplacements possibles de barrage sur le fleuve Papagayo.</li></ul>       
              <br />
       <ul class="list"><li>En regard de l’investissement d’1 milliard USD, il serait plus efficace et moins onéreux <b>d’investir dans le secteur agricole et piscicole régional</b>, la formation, l’organisation de filières agricoles bénéficiant aux paysans pauvres, la fourniture des services qui font défaut (routes, eau, assainissement…), l’écotourisme…       <br />
       La zone qui serait inondée comprend 38 km2 de terres alluviales très fertiles. Tout pousse : citrons, cocos, café, mangues… Beaucoup de cultures sont vivrières et ne sont pas comptabilisées dans le PIB.</li></ul>       
              <br />
       <ul class="list"><li>Le taux de fuites du réseau d’eau potable de la ville d’Acapulco est estimé à 50%. Le CECOP propose que la ville lance un<b> plan de rénovation pour supprimer progressivement les pertes </b>(taux français 18%, NLDR).       <br />
       Cela permettrait de suivre le développement immobilier de la ville d’Acapulco. Son maire vient d’ailleurs de déclarer « <span style="font-style:italic">que le barrage se fasse ou pas, cela ne changera rien à l’approvisionnement en eau de la ville </span>».</li></ul>       
              <br />
       <ul class="list"><li><b>Mettre en valeur la culture amérindienne des Nahuatl </b>en faisant des fouilles archéologiques le long du fleuve (poteries) et en enseignant la langue Nahuatl.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La lutte continue</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.acme-eau.org/photo/art/default/856887-1051766.jpg" alt="MEXIQUE : La lutte des paysans mexicains contre le projet de barrage de La Parota " title="MEXIQUE : La lutte des paysans mexicains contre le projet de barrage de La Parota " />
     </div>
     <div>
      <b>En décembre 2007, le gouverneur de l’état de Guerrero déclare que le projet ne se fera pas contre l’avis de la population.</b>       <br />
              <br />
       Le CECOP pense que ces belles paroles sont faites pour désamorcer le mouvement d’opposition et seront démenties ensuite par l’intéressé, pratique usuelle pour n’avoir aucune valeur légale devant un tribunal.       <br />
              <br />
       Aujourd’hui, le CECOP appelle à rester vigilant car aucun juge ni décisionnaire politique n’a déclaré annuler officiellement le projet. C’est ce que désire le CECOP, le gouvernement fédéral, le gouvernement de l’état de Guerrero et la CFE tiennent toujours au projet.       <br />
              <br />
       En effet, les décisionnaires politiques mexicains n’appliquent qu’un seul modèle de développement, celui qui donne priorité aux intérêts économiques qui détiennent le capital par rapport à ceux qui détiennent la terre et les ressources naturelles (Centre des droits humains de la montagne Tlanochnollan).       <br />
              <br />
       Le CECOP continuera à se battre pour que soient respectés ses droits fondamentaux à l’existence, à l’alimentation, à la santé, à l’éducation, à la terre et à l’eau.       <br />
              <br />
       <b>Sa lutte est remarquable en ce que le CECOP a réussi à mobiliser 8 000 militants pour défendre sa cause.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Comment aider ?</b></div>
     <div>
      <ul class="list"><li><span class="fluo_jaune"><b>Faire connaître la lutte du CECOP au public français. </b></span></li></ul>       
       <ul class="list"><li><span class="fluo_jaune"><b>Soutenir financièrement le Cecop.</b></span></li></ul>       
       <ul class="list"><li><span class="fluo_jaune"><b>Ecrire au gouvernement fédéral, au gouvernement de l’état de Guerrero, à la CFE, au gouvernement français (Ministère des Affaires Etrangères).</b></span> </li></ul>       
       <ul class="list"><li><span class="fluo_jaune"><b>Signer</b></span></li></ul> <a class="link" href="http://www.amnesty.fr/index.php/amnesty/agir/campagnes/desc/actions/mexique_barrage_de_la_parota">les pétitions d’Amnesty International</a>, International Rivers Network, <a class="link" href="http://asiapacific.amnesty.org/library/Index/FRAAMR410292007?open&amp;of=FRA-2AM">des organisations des droits de l’homme</a>, comme espacio DESC, la Plataforma Interamericana de Derechos Humanos Desarrollo y Democracia (PIDHDD), le mouvement des personnes contre les grands barrages, le MADPER (Movimiento Mexicano de Afectados por las Presas y en Defensa de los Ríos)...       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.acme-eau.org/FORUM-DE-MEXICO-font-color-red-Au-Mexique,-une-rebellion-antibarrage-Des-paysans-resistent-au-futur-engloutissement-de_a683.html">Les autres articles sur le sujet sur ACME</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.acme-eau.org/MEXIQUE-La-lutte-des-paysans-mexicains-contre-le-projet-de-barrage-de-La-Parota_a1939.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Feu vert à la construction d'un barrage contesté en Corse  : article du journal 'Corsica'</title>
   <updated>2007-11-15T00:15:00+01:00</updated>
   <id>http://www.acme-eau.org/notes/Feu-vert-a-la-construction-d-un-barrage-conteste-en-Corse-article-du-journal-Corsica_b774497.html</id>
   <category term="" />
   <published>2007-11-15T00:14:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
             <br />
       <b>AJACCIO, 14 nov 2007 (AFP) -       <br />
              <br />
       Le permis de construire d'un barrage sur le Rizzanese, une rivière du sud de la Corse - un projet dénoncé par l'association écologiste WWF -, a été signé le 30 octobre, a indiqué mercredi le préfet de Corse Christian Leyrit, lors d'une conférence de presse à l'Assemblée de l'île.       <br />
       Les terrains de l'emprise du barrage hydroélectrique du Rizzanese, appartiennent à &quot;plusieurs centaines de propriétaires dont 93% ont déjà signé des promesses de vente&quot;, a précisé le directeur régional d'EDF Frédéric Busin.        <br />
       Les travaux préparatoires sont engagés depuis septembre 2007 et la mise en service du barrage -qui représente un investissement total d'environ 200 millions d'euros et une puissance de 55 mégawatts- devrait intervenir dans le courant du 3e trimestre 2012, a-t-il ajouté.        <br />
       Le 1er octobre, la branche française du Fonds mondial pour la nature (WWF) avait, dans un communiqué, demandé à EDF et aux élus corses d'arrêter le chantier du barrage. Selon l'association écologiste, cet édifice est &quot;une menace directe sur les populations de poissons locales et migratrices, dont la truite macrostigma, une espèce endémique de Corse, et l'anguille&quot; qui ne pourra plus remonter les affluents de la rivière.        <br />
       Le WWF et ses partenaires locaux, comme l'Association de défense du Rizzanese et de son environnement, demandaient à EDF et aux élus de &quot;lancer au plus vite l'étude pour les alternatives économiques, environnementales et sociales à cet énième barrage&quot;. </b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.acme-eau.org/notes/Feu-vert-a-la-construction-d-un-barrage-conteste-en-Corse-article-du-journal-Corsica_b774497.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Le WWF demande l'arrêt de la construction d'un barrage en Corse</title>
   <updated>2007-10-02T10:22:00+02:00</updated>
   <id>http://www.acme-eau.org/notes/Le-WWF-demande-l-arret-de-la-construction-d-un-barrage-en-Corse_b736602.html</id>
   <category term="" />
   <photo:imgsrc>http://www.acme-eau.org/photo/art/imagette/736602-901211.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2007-10-01T21:17:00+02:00</published>
   <author><name>JEAN-LUC TOULY</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.acme-eau.org/photo/art/default/736602-901211.jpg" alt="Le WWF demande l'arrêt de la construction d'un barrage en Corse" title="Le WWF demande l'arrêt de la construction d'un barrage en Corse" />
     </div>
     <div>
      <b>PARIS - Le WWF demande à EDF et aux élus corses d'arrêter le chantier d'un barrage hydroélectrique sur le Rizzanese, une rivière sauvage du sud de la Corse, dénonçant les dégâts encourus par la biodiversité locale, a indiqué lundi l'association écologiste.       <br />
              <br />
       Ce barrage de 40 m de haut dont le chantier vient de commencer &quot;est une menace directe sur les populations de poissons locales et migratrices, dont la truite macrostigma, une espèce endémique de Corse, et l'anguille&quot;, a estimé dans un communiqué la branche française du Fonds mondial pour la nature.       <br />
              <br />
       Le Rizzanese va être mis sous canalisation sur 12 kilomètres, empêchant l'anguille de remonter sur les affluents de la rivière, a précisé le WWF France.       <br />
              <br />
       Ce barrage va modifier le cours d'eau, ses paysages de gorges et l'économique touristique, avec la pêche et les sports d'eau vive, et endommager les plages locales, dont celle de Propriano, en raison du blocage des sédiments par le barrage, a ajouté l'association.       <br />
              <br />
       Le WWF et ses partenaires locaux, tels que l'Association de défense du Rizzanese et de son environnement, demandent à EDF et aux élus corses de &quot;lancer au plus vite l'étude pour les alternatives économiques, environnementales et sociales à cet énième barrage&quot;, selon le communiqué.</b>       <br />
              <br />
       (©AFP / 01 octobre 2007 11h15)        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.acme-eau.org/notes/Le-WWF-demande-l-arret-de-la-construction-d-un-barrage-en-Corse_b736602.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>NOUVELLE ALERTE A LA PAROTA (GUERRERO, MAI 2007)</title>
   <updated>2007-05-14T18:47:00+02:00</updated>
   <id>http://www.acme-eau.org/NOUVELLE-ALERTE-A-LA-PAROTA-GUERRERO-MAI-2007_a1521.html</id>
   <category term="POLLUTIONS DANS LE MONDE" />
   <photo:imgsrc>http://www.acme-eau.org/photo/art/imagette/632981-772603.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2007-05-13T10:15:00+02:00</published>
   <author><name>SIPAZ WEBADMIN</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le projet de barrage hydroélectrique La Parota a été élaboré par le gouvernement mexicain, il y a plus de 30 ans. Il affecterait 21 communautés, y compris 17 terres communales (“ejidos”) et 3 communautés fonctionnant sous le régime des biens communaux, se convertissant ainsi en l’un des plus grands barrages du monde. Il inonderait 17.300 hectares de terres cultivables.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.acme-eau.org/photo/art/default/632981-772603.jpg" alt="NOUVELLE ALERTE A LA PAROTA (GUERRERO, MAI 2007)" title="NOUVELLE ALERTE A LA PAROTA (GUERRERO, MAI 2007)" />
     </div>
     <div>
      <b>Plus de 100 mille personnes seraient aussi affectées. Selon le Centre des droits Humains de la Montagne Tlachinollán, et de manière directe, 25 mille personnes devraient être déplacées vu que leurs propriétés seraient inondées (la Commission Fédérale d’Electricité reconnaît l’existence de seulement 3000 personnes directement affectées). Par ailleurs, la déviation du fleuve priverait d’eau à environ 75 mille personnes, un grand nombre d’entre eux étant des paysans qui ont besoin de celle-ci pour leurs cultures (la CFE ne prévoit pas de compensation économique pour les personnes affectées indirectement).(1) </b>       <br />
              <br />
       Selon le Centre d’Investigations Economiques et Politiques pour l’Action Communautaire (CIEPAC), l’objectif de ce barrage est de fournir l’électricité nécessaire au fonctionnement des ‘maquiladoras’ (entreprises de sous-traitance travaillant pour l’exportation), des grands centres touristiques, des villes (Acapulco en premier lieu) et de l’industrie d’extraction, entre autres, et non pour couvrir les besoins des populations de cette région. Il prétend également approvisionner le sud des Etats Unis, et s’unir au réseau électrique national et d’Amérique Centrale.        <br />
              <br />
       La division et la bipolarisation qui ont surgi face à ce projet ont provoqué au cours des dernières années plusieurs morts, des blessés graves et plusieurs arrestations. Les affrontements lors des assemblées communales ont aussi généré un bon nombre de blessés.        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b><span class="u">La lutte légale à partir de 2005 </span></b>       <br />
              <br />
       En 2005, plusieurs assemblées communales ont été organisées pour définir la mise en place ou non du projet. Des recours légaux ont été présentés contre le résultat des assemblées organisées dans 4 communautés : Cacahuatepec, Los Huajes, La Palma et Dos Arroyos, assemblées durant lesquelles les paysans auraient supposément donné leur accord pour être expulsés de leurs terres La résolution de trois de ces cas reste en suspens mais l’illégalité de celle réalisée à Cacahuatepec a été reconnue le 27 mars 2007. De manière précipitée, une nouvelle assemblée a été effectuée à Cacahuatepec le 6 mai 2007. SIPAZ y a assisté dans le cadre d’une mission d’observation.        <br />
              <br />
       Les membres du Conseil des Terres communales et communautés qui s’opposent à la Parota (CECOP) ont demandé:       <br />
              <br />
       la réalisation d’un processus de consultation qui inclut toutes les personnes affectées, non pas seulement celles qui apparaissent dans les listes de votes des assemblées communales mais aussi les voisins immédiats et ceux qui louent les terres qu’ils cultivent,        <br />
       la diffusion d’informations exactes et non partielles quant à l’impact du barrage,        <br />
       et l’indemnisation de toutes les personnes affectées.        <br />
       Dans le cadre des demandes pour nullité des 4 assemblées supposément irrégulières, plusieurs résolutions judiciaires favorables au CECOP ont été émises en septembre 2006: elles empêchent la CFE et toute autorité de l’état du Guerrero ou à échelle fédérale d’entrer dans les territoires de ces 4 communautés pour effectuer n’importe quel type de travail en relation avec le projet hydroélectrique tant que les procès judiciaires en cours ne seront pas terminé. En dépit de ce fait, on a dénoncé que des premières routes, prévues pour rendre possible la construction du barrage, sont en construction dans la zone.          <br />
              <br />
       Divers acteurs politiques ont fortement critiqué les assemblées communales et des ejidos instaurées par les gouvernement de Guerrero et fédéral en dénonçant qu’il s’agissait d’un mécanisme d’imposition du projet hydroélectrique et non pas d’un véritable mécanisme de consultation, ce qui viole la Loi Agraire.        <br />
              <br />
       <b><span class="u">Réactions de différentes organisations internationales</span></b>        <br />
              <br />
       En mars 2006, le CECOP a présenté le cas de la Parota auprès du Tribunal Latino-américain de l’Eau (TLA), qui a pris position contre la construction du barrage et a conseillé de suspendre le projet. Plusieurs instances de l’ONU ont exprimé leur préoccupation et ont dénoncé des irrégularités dans ce projet. Rodolfo Stavenhagen, Rapporteur Spécial sur la Situation des Droits Humains et les Libertés Fondamentales des Indigènes, a dénoncé “les abus et violations des paysans autochtones de l’état du Guerrero qui s’opposent au projet de construction du barrage de La Parota dans leurs territoire, un projet que l’Etat insiste à mettre en place sans le libre consentement de la population.” (août 2006)       <br />
              <br />
       En mai 2006, le Comité des Droits Economiques, Sociaux et Culturels des Nations Unies a exprimé sa préoccupation face au manque de consultation des communautés autochtones, ainsi que pour la détérioration de l’environnement que ce projet impliquerait. Début mars, le représentant au Mexique du Haut Commisaire des Nations Unies pour les Droits Humains, Amerigo Incalcaterra, a visité le territoire de La Parota pour rencontrer la population qui pourrait être affectée dans les communautés de Garrapatas et Tasajeras, et a constaté le manque d’information et de consultation transparente dans le cadre de ce projet.        <br />
              <br />
       Depuis 2004, Amnesty International a documenté la violence qui a entouré la mise en place de ce projet, en particulier le meurtre de trois personnes, ainsi que les blessures et les menaces de mort contre un activiste local. Cet organisme  n’a pas eu connaissance d’une quelconque avancée dans les enquêtes officielles de ces faits.        <br />
              <br />
       Le 2 mai 2007, Amnesty International a manifesté sa &quot;crainte pour la sécurité &quot; des membres du CECOP, vu que suite à leur résistance contre ce barrage promu par le gouvernement, leur vie “pourrait “être en danger &quot;. Ce communiqué remettait en question la consultation qui vient d’être réalisée, le 6 mai dernier et prévoit des actions violentes contre ceux qui s’opposent au projet.        <br />
               <br />
              <br />
       <b><span class="u">ANTECEDENTS</span></b>       <br />
              <br />
       Une Mission Civile d’Observation composée de 36 personnes représentant 16 organisations et réseaux nationaux et internationaux s’est rendue dans la région de la Parota, Guerrero, qui serait affectée par la construction du barrage hydroélectrique “La Parota”. Suite à cette visite, la Mission Civile d’Observation fait part à l’opinion publique de ses observations au cours de l’assemblée.        <br />
              <br />
       L’Assemblée agraire convoquée le 6 mai au village de San Juan Grande, rattaché au canton d’Acapulco, avait pour objectif de légitimer l’expropriation des terres communales pour pouvoir commencer la construction du méga projet de barrage hydroélectrique la Parota, selon le Conseil des Ejidos et Villages contre la Parota (CECOP). Cette assemblée visait à relancer la procédure restée en suspens, suite à l’annulation récente par le Tribunal Unitaire Agraire de l’ assemblée de San Marcos le 23 août 2005, en faveur des opposants au projet.        <br />
              <br />
       Face à cette nouvelle assemblée et devant la possibilité d’une répression ou de provocations de la part des autorités, nous avons effectué une mission civile d’observation afin de vérifier le déroulement de l’assemblée agraire. La mission vient répondre à l’alerte nationale et internationale lancée par le CECOP et soutenue par 47 organisations de la société civile ainsi que plusieurs réseaux nationaux et internationaux.       <br />
              <br />
       <b><span class="u">OBSERVATIONS</span></b>       <br />
              <br />
       La mission civile a observé les faits suivants :       <br />
              <br />
       1.- D’entrée de jeu, il est intéressant de signaler qu’il s’agit d’une assemblée convoquée de manière irrégulière, pour les raisons suivantes :       <br />
              <br />
       Selon divers témoignages de propriétaires de terres communales et ejidales, nous avons appris que la convocation à cette assemblée n’avait pas été affichée dans les lieux les plus visibles des Terres Communales, comme l’exige l’article 25 de la Loi Agraire.          <br />
              <br />
       Nous avons aussi appris que l’assemblée avait été convoquée dans un endroit différent à celui qui est généralement reconnu selon les us et coutumes des propriétaires communaux : traditionnellement, les assemblées se réalisent au chef-lieu des Biens Communaux de Cacahuatepec.        <br />
              <br />
       2.- En ce qui concerne le déroulement de la même assemblée, nous avons pu constater ce qui suit :       <br />
              <br />
       Aucune table de registre n’a été installée, vu que le Commissaire (figure d’autorité des terres communales) ne disposait pas avec lui du recensement des propriétaires communaux, ce qui est contraire à la loi agraire.        <br />
              <br />
       Malgré tout, cette autorité agraire a invité les personnes présentes à signer pour attester de leur présence : seulement deux personnes l’ont fait, et ce sans présenter une identification ou un document qui attesterait qu’ils sont bien propriétaires de terres communales.          <br />
              <br />
       Immédiatement après, sans avoir fait circuler aucune liste, le commissaire agraire a suspendu l’assemblée en signalant qu’il n’y avait pas le quorum suffisant sinon seulement 543 propriétaires communaux présents (un chiffre impossible d’obtenir dans la mesure où aucun registre n’a été signé).        <br />
              <br />
       Au bout de quinze minutes, les fonctionnaires officiels se sont retirés, après avoir signé et affiché la convocation à une seconde assemblée. Tout laisse penser que cette convocation avait été préparée avec anticipation, dans la mesure où elle justifie l’annulation de la première assemblée à cause de “faits violents”. Il convient de signaler que durant tout le processus, aucun acte de violence ni tentative d’agression physique ne se sont présentés entre les groupes en présence. Ce fait peut être observé à travers les photos, vidéos et témoignages recueillis par la Mission Civile d’Observation, ce qui vient contredire directement les arguments présentés par le commissaire agraire pour annuler l’Assemblée.        <br />
              <br />
       <b><span class="u">CONCLUSIONS ET RECOMMENDATIONS</span></b>       <br />
              <br />
              <br />
       La Mission Civile d’Observation considère que ce type d’assemblées ne constitue pas un mécanisme de consultation adéquat si l’on se réfère à la Convention 169 de l’OIT, étant donné que, selon l’information fournie par les Biens Communaux de Cacahuatepec, il existe 43 mille habitants, alors que le recensement agraire prend en compte seulement 7, 280 propriétaires communaux ; il est évident que ces assemblées excluent la majorité de la population qui pourrait être affectée par le projet.        <br />
       L’assemblée a été organisée de manière irrégulière pour les raisons exposées antérieurement.        <br />
       La Mission Civile d’Observation craint que l’assemblée n’ait pas été organisée de bonne foi sinon avec l’objectif de freiner le mouvement d’opposition au barrage, de le criminaliser et de justifier de cette façon la possibilité de recourir à la violence et à la répression. Ce qui pourrait justifier la présence de la force publique lors des prochaines assemblées, en vue d’imposer le projet de La Parota.        <br />
       Nous craignons aussi qu’après l’annulation de cette première assemblée communautaire, les assemblées suivantes, qui requièrent d’un quorum moins important pour être considérées comme valides, puissent être utilisées comme une stratégie de la part des autorités pour imposer le projet de La Parota.         <br />
       Nous avons constaté qu’il n’y avait pas eu d’actes de violence de la part des groupes en présence et que le mouvement d’opposition au projet a maintenu une lutte pacifique et légale en défense de ses droits.        <br />
       Nous voyons avec préoccupation que sous le faux argument de la soi-disant violence des opposants au projet, on puisse justifier des actes de harcèlement, de menaces et de répression venant des autorités.        <br />
       Nous demandons que les communautés affectées par le projet de barrage hydro-électrique “La Parota” disposent d’une information complète, exacte et totale sur le projet ainsi que sur les indemnisations disponibles. Nous demandons aussi que les opposants au projet ne soient pas victimes de menaces ou d’intimidations et puissent réaliser leurs protestations légitimes contre la construction de ce barrage. Finalement, nous demandons le respect des Traités et Conventions Internationales des Droits Humains signés et ratifiés par le Mexique.           <br />
       Nous recommandons que les prochaines assemblées soient publiques, comme la loi agraire le prévoit, et avec observation de la société civile nationale et internationale.        <br />
       La Mission Civile d’Observation craint que les assemblées communales réalisées de cette manière soient un facteur qui aggrave la confrontation et la violence intercommunautaire entre les opposants et les partisans au projet.        <br />
       La Mission Civile d’Observation s’engage à effectuer un suivi de la prochaine assemblée (le 20 mai) et appelle la société civile et l’opinion publique en général, à rester attentive et à se maintenir informée des prochains événements concernant le projet hydroélectrique “La Parota”.        <br />
       Mission Civile d’Observation : Espacio por los derechos Económicos, Sociales y Culturales, Servicios y Asesoría para la Paz (SERAPAZ), Amnistía Internacional – Sección Canadá, Servicio Internacional para la Paz (SIPAZ), Red de organismos civiles de Derechos humanos “Todos los derechos para Todos y Todas”, Liga Mexicana de Defensa de los Derechos Humanos (LIMEDDH), Centro Ollin Mexica, Centro de Estudios Sociales y Culturales Antonio de Montesinos (CAM), ADHEM, Food First International Action network ofna. México (FIAN), RADAR, Red Género y Comercio (REDGE), Calpulli Tlatoani, Unión Popular Revolucionaria Emiliano Zapata (UPREZ), Asociación de Familiares de Detenidos Desaparecidos y Victimas de Violaciones a los Derechos Humanos en México (AFADEM), Hijas de la Caridad de San Vicente de Paul, Álvaro Urreta (comunero de Tlanepantla, Morelos), Paulina Fernández (Investigadora y académica de la UNAM).        <br />
              <br />
               <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.acme-eau.org/NOUVELLE-ALERTE-A-LA-PAROTA-GUERRERO-MAI-2007_a1521.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Moins de pollution en Californie pourrait empêcher la construction de barrages</title>
   <updated>2007-02-17T17:06:00+01:00</updated>
   <id>http://www.acme-eau.org/notes/Moins-de-pollution-en-Californie-pourrait-empecher-la-construction-de-barrages_b566667.html</id>
   <category term="" />
   <published>2007-02-17T16:17:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      b<a class="link" href="http://cesifs.emse.fr/BULLES/FAYS.20000215/air/pagesair/dioxyde.html">A Standford en Californie, ce mois de février, le Gouverneur de Californie, M. Arnold Schwarzenegger, a récemment demandé la construction de nouveaux barrages dans le nord de la Californie, et près de Fresno afin de stocker davantage d'eau des fontes des neiges de la SIERRA, une initiative qui a été critiquée par les écologistes.       <br />
              <br />
       A l'Université de Standford, un chercheur a expliqué que l'élimination [de la pollution par les des aérosols </a> rendrait inutile la construction d'autres barrages car cela aurait pour effet d'augmenter les précipitations et donc l'eau disponible.]b       <br />
              <br />
              <br />
       <b><span class="u">Less Air Pollution Would Mean New California Dams Not Needed </span></b>       <br />
              <br />
       <b>STANFORD, California, February 16, 2007 (ENS) - Governor Arnold Schwarzenegger recently called for new dams in Northern California and near Fresno to store more water from Sierra snowmelt - an initiative criticized by environmentalists.        <br />
       Now a Stanford University scientist says the elimination of aerosol pollution would offset some of the need for additional dams by increasing rainwater supply.</b>        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.acme-eau.org/notes/Moins-de-pollution-en-Californie-pourrait-empecher-la-construction-de-barrages_b566667.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Débat public à Alet les bains le 08 février à 21H : La gestion publique de l'eau</title>
   <updated>2007-03-04T10:35:00+01:00</updated>
   <id>http://www.acme-eau.org/Debat-public-a-Alet-les-bains-le-08-fevrier-a-21H-La-gestion-publique-de-l-eau_a1346.html</id>
   <category term="Réunion Publique : DROIT DE L'EAU" />
   <photo:imgsrc>http://www.acme-eau.org/photo/art/imagette/558728-681941.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2007-02-08T09:24:00+01:00</published>
   <author><name>ACME</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.acme-eau.org/photo/art/default/558728-681941.jpg" alt="Débat public à Alet les bains le 08 février à 21H : La gestion publique de l'eau" title="Débat public à Alet les bains le 08 février à 21H : La gestion publique de l'eau" />
     </div>
     <div>
       <b> <font color="red" size=6> <center> A 21 heures, ce soir 8 février 2007, <br>a lieu à Alet les bains (11300)<br>salle des fêtes d’Alet-les-Bains <br>sortie du pont à gauche <br><br>un débat sur la gestion publique de l'eau <br>avec Raoul Marc Jennar et Jean-Luc Touly.</b></font></center>


<br><br>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <b> <font color="black" size=6> <center>Appel à Soutien<br><br> </font><font color="blue" size=4>pour éviter la construction d'un barrage <br>sur le Saint Bertrand, <br>projet vieux de 25 ans <br>contre lequel toutes les luttes se sont fracassées devant les tribunaux. <br>3 familles ont été expulsées de leur maison familiale en avril 2005.<br>Il n'y a plus d'utilité publique, et pourtant le projet risque de voir le jour avant les élections
<br><br><br></font>
<font color="red" size=6>Contacter l'Association "Charla-brantalou"et A.I.R.E (Aide à l'Initiative dans le Respect de l'Environnement) </b> </font> </center>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>CONTACT</b></div>
     <div>
      <a class="link" href="javascript:protected_mail('suprat@club-internet.fr')" >CLIQUEZ ICI pour contacter l'Association &quot;Charla-brantalou</a>        <br />
              <br />
       Adresse du collectif : “ Fajols ” 11580 ALET-LES-BAINS       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('gdargegen@free.fr')" > courriel : gdargegen@free.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.acme-eau.org/Debat-public-a-Alet-les-bains-le-08-fevrier-a-21H-La-gestion-publique-de-l-eau_a1346.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Un barrage sur le Saint-Bertrand, à 200mètres de son confluent avec le fleuve Aude?</title>
   <updated>2008-11-11T11:42:00+01:00</updated>
   <id>http://www.acme-eau.org/Un-barrage-sur-le-Saint-Bertrand-a-200metres-de-son-confluent-avec-le-fleuve-Aude_a1345.html</id>
   <category term="Pétitions/Appels" />
   <photo:imgsrc>http://www.acme-eau.org/photo/art/imagette/558608-681804.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2007-02-08T00:00:00+01:00</published>
   <author><name>suprat@club-internet.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Quillan coule, la planète est en danger, tous les experts sonnent le tocsin, et le maire de Quillan s'obstine à réaliser un lac à vocation touristique au prétexte qu'il devrait nous apporter "l'essor économique"perdu définitivement depuis que la dernière moyenne entreprise "Formica" a définitivement fermé, en juin 2006. Depuis 1988, nous combattons ce projet vieux de 34 ans, sans succès.     <div><b>NON au BARRAGE sur le Saint-Bertrand!</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.acme-eau.org/photo/art/default/558608-681804.jpg" alt="Un barrage sur le Saint-Bertrand, à 200mètres de son confluent avec le fleuve Aude?" title="Un barrage sur le Saint-Bertrand, à 200mètres de son confluent avec le fleuve Aude?" />
     </div>
     <div>
      <b>Il se passe des choses graves dans la Haute Vallée de l'Aude:       <br />
       Dans notre &quot;zone rurale dévitalisée&quot;, nous luttons depuis 20 ans pour qu'un projet de lac, projet &quot;paillette&quot; ne voie pas le jour : or, le risque est maintenant imminent.       <br />
       Sans autre projet, bénéficiant d'un an supplémentaire avant les élections, appuyé par la justice qui nous a déboutés dans toutes nos requêtes (y compris notre demande de rétrocession alors que l'utilité Publique date de 1995!)...le maire de Quillan, contre toute raison a encore déclaré dans son bulletin municipal et la presse locale que &quot;les travaux allaient commencer&quot;. deux maisons familiales dont les habiatnts ont été expulsés en 2005 ont déjà été explosées.  A l'aide! Association &quot;Charla Brantalou&quot; et &quot;&quot;A.I.R.E&quot;</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.acme-eau.org/Un-barrage-sur-le-Saint-Bertrand-a-200metres-de-son-confluent-avec-le-fleuve-Aude_a1345.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Les cheminées, dans un désert blanc, divisent l'Islande</title>
   <updated>2007-02-17T19:11:00+01:00</updated>
   <id>http://www.acme-eau.org/Les-cheminees-dans-un-desert-blanc-divisent-l-Islande_a1342.html</id>
   <category term="S.O.S" />
   <photo:imgsrc>http://www.acme-eau.org/photo/art/imagette/557397-680325.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2007-02-06T20:10:00+01:00</published>
   <author><name>JEAN-LUC TOULY</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div><b> </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.acme-eau.org/photo/art/default/557397-680325.jpg" alt="Les cheminées, dans un désert blanc, divisent l'Islande" title="Les cheminées, dans un désert blanc, divisent l'Islande" />
     </div>
     <div>
      <b><span class="u">Voir les précédents articles sur le sujet</span></b>       <br />
       <a class="link"  href="http://www.acme-eau.org/Islande-Barrage-contre-nature_a1053.html">Islande : Barrage contre nature </a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.acme-eau.org/Saving-Iceland-font-color-red-SOS-Solidarite-lutter-contre-le-projet-Karanhjukar-font-_a973.html">Saving Iceland : SOS Solidarité lutter contre le projet Karanhjukar  </a>       <br />
       <b>Dans les profondeurs de l'hiver il n'y a presque rien à voir ici, que de la neige et de la roche ; de la neige à travers un paysage accidenté et surnaturel, de la neige sur les montagnes enveloppées de brume, de la neige qui s'étend à ce qui pourrait ressembler à la fin du monde.        <br />
              <br />
       Mais posé dans cette région montagneuse du centre de l'Islande, un chantier, presque achevé, de barrages, de tunnels et de réservoirs, a commencé à réorganiser ce désert blanc, où la montagne Karahnjukar rencontre deux puissantes rivières qui s’écoulent du plus grand glacier de l'Europe.        <br />
              <br />
       C'est le projet hydro-électrique de Karahnjukar d'un coût de 3 milliards de $ : une entreprise gigantesque qui exploitera les rivières pour produire de l'électricité réservée à un seul client : l’usine de production d'aluminium appartenant à Alcoa, la plus grande compagnie d'aluminium du monde.        <br />
              <br />
       Ce projet a été au centre d’une bataille des plus violentes et des plus controversées de la récente histoire islandaise. C'est le résultat d'années d'effort du gouvernement de centre-droite pour augmenter l'investissement international en Islande, le projet aurait déjà commencé à revitaliser l'Est sous-peuplé de l'Islande.        <br />
              <br />
       Pourtant il a aussi mobilisé une coalition d'habitants très mécontents et de plus en plus importante, qui estiment que les autorités ont sacrifié le patrimoine le plus précieux de l'Islande - sa terre primitive elle-même - à l'industrie lourde étrangère.        <br />
              <br />
       Maintenant, avec ces trois autres projets d'usine hydraulique, associés aux projets de fonderies d'aluminium, les écologistes affirment que toute chance de protéger la spectaculaire beauté si fragile et si naturelle de l'Islande va disparaître. &quot;Si tous ces projets réussissent à aboutir, c'est une apocalypse environnementale pour cette région montagneuse de l’Islande ; ils auront aménagé chaque bassin fluvial et géothermique glaciaire majeur aux seuls usages de l'industrie lourde,&quot; explique Olafur Pall Sigurdsson, un des organisateurs de &quot;Sauver l'Islande », une coalition d’associations s'opposant à ce futur développement industriel.        <br />
              <br />
       &quot;C'est une nature très rare dont nous sommes les gardiens et que nous gaspillons&quot;.        <br />
              <br />
       La question de base, c'est-à-dire la façon d'équilibrer développement économique et respect de la nature, se pose ici comme dans des toutes les autres batailles environnementales. Les détails sont toujours légèrement différents en Islande, isolée géographiquement et flottant entre l'Europe et l'Amérique.        <br />
              <br />
       L'Islande, un des endroits les plus vierges du monde développé, est à peine plus grande que l'Indiana, avec une population d'environ 300 000 personnes (alors que l'Indiana a 6.3 millions d'habitants). Deux tiers de sa population vit dans la capitale, Reykjavik ; les autres habitants sont dispersés au travers des 64 000 Km2 de roche volcanique, de toundra déboisée et de plaines rases. 70 % de cette terre est inhabitable.        <br />
              <br />
       Les Islandais ont tendance à considérer avec respect et crainte leur environnement imprévisible - taillé dans des volcans et dans la glace avec de nombreuses chutes d'eau stupéfiantes, de geysers, de fjords et de glaciers. L'air est si pur que le Protocole de Kyoto a donné à l'Islande le droit d'augmenter ses émissions de gaz à effet de serre de 10 % des niveaux de 1990.        <br />
              <br />
       Les projets encore en suspens planifient quatre barrages, huit nouvelles usines géothermiques et hydro-électriques, deux nouvelles fonderies (dont l’une appartiendrait à Alcoa) et l'augmentation de capacité de la fonderie déjà existante. Si tous ces projets se réalisaient, cela signifierait que des sociétés étrangères pourraient bien produire jusqu'à 1.6 millions de tonnes d'aluminium par an en Islande.        <br />
              <br />
       On leur permet aussi de polluer : une autre exception de Kyoto a donné, aux industries lourdes très gourmandes en énergie et utilisatrices d'énergie renouvelable en Islande, le droit d'émettre 1.6 millions de tonnes m3 supplémentaires de dioxyde de carbone par an jusqu'à 2012.        <br />
              <br />
       En tout, les nouvelles fonderies exigeront environ huit fois plus d'électricité que la consommation actuelle de toute l'Islande, soumettant à une tension énorme les rivières et les gisements thermales du pays, explique Hjorleifur Guttormsson, ancien ministre de l'Industrie et de l'Energie d’Islande de 1980 à 1985. Pour Guttormsson, naturaliste, la pollution pose un autre problème : les usines d'aluminium sont de très gros émetteurs de dioxyde de soufre, de fluorure d'hydrogène et d'autres produits chimiques.        <br />
              <br />
       Pourtant Alcoa a promis qu'il adapterait des contrôles de pollution &quot;dernier cri&quot; à leur nouvelle usine et a déjà exigé de sa compagnie la promesse d'une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 25 % par rapport à 1990..        <br />
              <br />
       Un porte-parole de la société, Kevin Lowery, a annoncé que la nouvelle fonderie ne produirait que 1.8 tonnes de dioxyde de carbone pour chaque tonne d'aluminium produite -soit un total de 541 000 tonnes par an – à comparer aux 13 tonnes de dioxyde de carbone par tonne d'aluminium émises si le four était alimenté au charbon. &quot;Les émissions de cette usine seront moins importantes qu'une autre usine de cette taille, ailleurs dans le monde,&quot; a-t-il ajouté.        <br />
              <br />
       Jon Sigurdsson, le ministre de l'Industrie et du Commerce, a annoncé que les nouveaux projets étaient soumis à de multiples contrôles, et dans quelques cas, à des référendums locaux. &quot;Le gouvernement a toujours appliqué des normes environnementales rigoureuses à chacun des projets de développement, et il prépare une législation qui exposerait un plan général pour le pays, désignant les secteurs à protéger et ceux qui ont un potentiel de développement.. &quot;        <br />
              <br />
       &quot;Nous sommes au seuil d'une nouvelle ère,&quot; a-t-il dit. &quot;Nous voulons prendre en considération les deux problématiques dans une réflexion d'ensemble finale où l'environnement est aussi capital que tout autre problème.        <br />
              <br />
       Sigurdur Arnalds, un porte-parole de « Landsvirkjun », la compagnie nationale d'électricité, qui développe le projet de Karahnjukar, a eu ce mot : &quot;la Démocratie aura le dernier mot. Naturellement, nous n'utiliserons pas toutes les possibilités qui sont à notre disposition ; nous devons savoir nous arrêter.&quot;        <br />
              <br />
       L'Islande est un pays prospère, mais sa richesse est concentrée principalement à Reykjavik. Le gouvernement a longtemps cherché des moyens de soutenir l'économie en exploitant la seconde richesse du pays - la plus grande ressource naturelle, après le poisson : l'énergie électrique, produite par un réseau énorme de rivières et de gisements géothermiques souterrains..        <br />
              <br />
       Mais puisque la production d'électricité n'était pas exportable facilement, l'idée a germé d'importer les produits qui en ont particulièrement besoin. La production d'aluminium semble être parfaitement convenir. C'est une industrie gourmande en énergie qui nécessite une libre circulation vers des ports pour importer des matières premières et exporter le produit fini.        <br />
              <br />
       L'Islande a de l'énergie propre disponible, des côtes abondantes et se trouve à proximité du lucratif marché européen. La première usine d'aluminium de l'Islande a été construite dans les années 1960 ; il en y a maintenant deux, près de Reykjavik. &quot;Le gouvernement a fait tout son possible pour faciliter l'implantation de ces usines,&quot; explique Kolbrun Halldorsdottir, un député du Mouvement Gauche-vert. &quot;Ils se sont arrangés comme l'Arabie Saoudite a organisé le marché du pétrole. Ils ne croient pas à un berceau d'emplois fondé sur une industrie du tourisme dans cette région. Ils ne voient que par l'aluminium.&quot;.        <br />
              <br />
       Le projet de Karahnjukar, pendant sa planification, a eu l'appui du gouvernement de coalition de centre-droite, qui a été au pouvoir pendant 12 ans. Dans des sondages d'opinion, la majorité des Islandais l'a aussi successivement soutenu, à cause de la création d’emplois et de l’apport d'argent pour les fjords orientaux.        <br />
              <br />
       Mais les écologistes disent que le projet dévastera environ 3 % de la surface de l'Islande, détruisant ou affectant 60 chutes d'eau, sera la cause d'un ravinement qui répandra du sable et de la poussière à travers les régions montagneuses et sur les fermes, provoquera des inondations dans une région recouverte naturellement d'une mousse endogène nécessaire à l'alimentation des rennes, empêchant la nidification des oies aux pieds roses et d’innombrables autres espèces d'oiseaux, comme le gyrfalcon et le ptarmigan.        <br />
              <br />
       Ils assurent, aussi, que le barrage est instable, construit sur une croûte terrestre fracturée exceptionnellement mince, aux abords de la plupart des secteurs volcaniques les plus actifs du monde. Juste au sud, le glacier Vatnajokull qui fond rapidement à cause du réchauffement climatique, ajoute à l'incertitude géologique locale.        <br />
              <br />
       En 2001, l'Agence de Planification islandaise avait rejeté le projet de Karahnjukar, décidant que n'importe quels avantages économiques ne pourraient pas indemniser des catastrophes environnementales potentielles. Mais le ministre de l'Environnement islandais de l'époque avait annuler la décision, rajouté quelques nouvelles conditions et avait ensuite autorisé le projet d'aller plus avant.        <br />
       Actuellement les adversaires du projet affirment que beaucoup d'Islandais n’avaient pas apprécié sa véritable échelle et son impact environnemental potentiel. &quot;        <br />
              <br />
       Pour Andri Snaer Magnason, un poète, dramaturge et romancier, &quot;il est facile d'induire en erreur la population et il est possible que même les politiciens n'aient pas vraiment compris ce qu'il se passait&quot;. L'année dernière, Magnason a publié &quot; le Pays des rêves, &quot;une polémique dévastatrice qui replace les questions environnementales de l'Islande dans une perspective mondiale. Le livre a été vendu 18 000 exemplaires - l'équivalent, en pourcentage, à 18 millions de ventes aux Etats-Unis.        <br />
              <br />
       En septembre, Omar Ragnarsson, un des journalistes de télévision les plus respectés du pays, a annoncé qu'il ne pouvait plus couvrir le projet de Karahnjukar de son impartialité de journaliste et qu’il ferait campagne contre. Dans un pays où les manifestations publiques sont rares, il a mené un rassemblement &quot;antibarrage&quot; à Reykjavik, suivi par 8 000 à 13 000 personnes.        <br />
              <br />
       Vu d'en haut, le chantier domine le paysage. Avec 800 mètres de large et 215 mètres de haut, le barrage est le plus haut de la sorte en Europe. Le réservoir, qui couvrira finalement 35 km2 , s'allonge à l'intérieur d'une bande de terre et laisse le lit de la rivière vide, creusé dans la roche ....        <br />
              <br />
       L'eau détournée sera convoyée par 70 Km de tunnels forés dans les montagnes vers une nouvelle station d'hydro-électricité construite profondément à l'intérieur d'une montagne dans la Vallée Fljotsdalur. Finalement, l'électricité sera transportée sur une cinquantaine de km de lignes électriques aériennes vers la fonderie d'ALCOA, par un réseau édifié sur le bord d'un fjord dans la ville de Reydarfjordur.        <br />
              <br />
       On suppose que la fonderie commencera à produire de l'aluminium cet été, mais dès à présent les premiers effets apparaissent : il y a un boom de la construction qui se fait ressentir jusque dans l’est. &quot;Cela ressemble à une ruée vers l'or, pour l'instant chacun est ivre mais vous savez que la gueule de bois viendra,&quot; philosophe Greta Osk Sigurdardottir, éleveur et fermier en produit laitier, qui vit dans ce secteur et qui s'oppose au projet.        <br />
              <br />
       Reydarfjordur, qui compte une population de 650 personnes, se voit dotée de son premier centre commercial. Le prix des logements a augmenté. Les habitants qui étaient partis reviennent et l'argent que cela génère, commence à permettre les agréments modernes des villes, plaide Helga Jonsdottir, le maire de Reydarfjordur et de cinq autres villages.        <br />
              <br />
       Pourtant d'autres ne sont pas si heureux. M. H Gudmundur Beck a passé ses 57 premières années à Reydarfjordur, à élever des moutons et des poulets dans la ferme familiale. Quand 18 pylônes électriques ont été construits sur les terres alentour, le gouvernement a fait interdire le pâturage, Beck a dû emmener ses animaux à l'abattoir et s'est déplacé vers le Nord, où il vit près des montagnes et des lacs vierges et où il prend des cours d'histoire. &quot;C'est la chose la plus horrible qui n'a jamais eu lieu ici,&quot;. &quot;Je n'ai vraiment aucun mot pour le décrire.&quot;        <br />
              <br />
       La fonderie n'est pas en hauteur, mais elle domine la côte. En faisant ses courses dans un magasin de sport au centre commercial, Krilla Bjork, 61 ans, affirme qu'elle a été ravie de voir tous ces nouveaux magasins et ces nouvelles maisons. De la fonderie, elle dit, &quot;ce n'est pas beau, mais je l'accepte parce que c'est nécessaire.&quot; </b>       <br />
               <br />
       Traduction SDT
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Smokestacks in a white wilderness divide Iceland</b></div>
     <div>
      By Sarah Lyall       <br />
              <br />
       Saturday, February 3, 2007        <br />
       NORTH OF VATNAJOKULL GLACIER, Iceland        <br />
       In the depths of winter there is almost nothing to see here but snow and rock: snow across the uneven, unearthly landscape, snow on the mist-shrouded mountains, snow stretching to what looks like the edge of the world.       <br />
              <br />
       But tucked into Iceland's central highlands, where the Karahnjukar mountain meets two powerful rivers flowing north from Europe's largest glacier, a nearly completed jigsaw of dams, tunnels and reservoirs has begun to reshape the wilderness.       <br />
              <br />
       This is the $3 billion Karahnjukar Hydropower Project, a sprawling enterprise to harness the rivers for electricity that will be used for a single purpose: to fuel a new aluminum smelter owned by Alcoa, the world's largest aluminum company. It has been the focus of the angriest and most divisive battle in recent Icelandic history.       <br />
              <br />
       The culmination of years of effort by the center-right government to increase international investment in Iceland, the project has already begun to revitalize Iceland's underpopulated east. But it has also mobilized an angry and growing coalition of people who feel that the authorities have sacrificed Iceland's most precious asset — the pristine land itself — to heavy industry from abroad.       <br />
              <br />
       Now, with proposals on the table for three more power-plant-and-aluminum-smelter projects, environmentalists say the chance to protect Iceland's spectacular, and spectacularly fragile, natural beauty is running out.       <br />
              <br />
       &quot;If all of these projects get through, then it's a total environmental apocalypse for the Icelandic highlands; they'll have developed every single major glacial river and geothermal field for heavy industry,&quot; said Olafur Pall Sigurdsson, one of the organizers of Saving Iceland, a coalition of groups opposing further development.       <br />
              <br />
       &quot;It is a very rare nature that we are the guardians of, and we are squandering it,&quot; he said.       <br />
              <br />
       The basic issue of how to balance development and nature is the same here as in environmental fights everywhere. But the details are always slightly askew in Iceland, which sits temperamentally as well as geographically on its own, floating between Europe and America.       <br />
              <br />
       One of the most unspoiled places in the developed world, Iceland is slightly larger than Indiana, with a population of about 300,000 people (Indiana's is 6.3 million). Two-thirds live in the capital, Reykjavik; the rest are spread across 39,800 square miles of volcanic rock, treeless tundra and scrubby plains. Seventy percent of the land is uninhabitable.       <br />
              <br />
       Icelanders tend to view their unpredictable environment — carved from volcanoes and ice and full of stunning waterfalls, geysers, fjords and glaciers — with respect and awe. The air is so pure that the Kyoto Protocol gave Iceland the right to increase its greenhouse emissions by 10 percent from 1990 levels.       <br />
              <br />
       The pending proposals call for four more dams, as many as eight new geothermal and hydroelectric power plants, two new smelters (one owned by Alcoa) and the expansion of capacity at an existing smelter. If all are built, foreign companies would have the capacity to produce as much as 1.6 million tons of aluminum in Iceland a year.       <br />
              <br />
       They are also allowed to pollute: another Kyoto exception gave power-intensive industries that use renewable energy in Iceland the right to emit an extra 1.6 million metric tons of carbon dioxide a year until 2012.       <br />
              <br />
       As a whole, the new smelters would require about eight times the amount of electricity currently used for all of Iceland's domestic consumption, putting a huge strain on the country's rivers and thermal fields, said Hjorleifur Guttormsson, who was Iceland's energy and industry minister from 1980 to 1985. Guttormsson, a naturalist, said pollution was another concern: aluminum plants are heavy emitters of sulfur dioxide, hydrogen fluoride and other chemicals       <br />
              <br />
       But Alcoa says it has fitted state-of-the-art pollution controls in its new plant and has already fulfilled its companywide pledge to reduce total greenhouse gas emissions by 25 percent from their 1990 level.       <br />
              <br />
       A spokesman for the company, Kevin Lowery, said the new smelter would produce 1.8 metric tons of carbon dioxide for every metric ton of aluminum it produced — a total of 541,000 metric tons a year — compared with 13 metric tons of carbon dioxide per metric ton of aluminum for a coal-fired smelter. &quot;The emissions from this facility will be less than for any other facility of this size elsewhere in the world,&quot; he said.       <br />
              <br />
       Jon Sigurdsson, minister of industry and commerce, said the proposals were subject to multiple hurdles, including, in some cases, local referendums. The government has always applied rigorous environmental standards to development projects, he said, and is preparing legislation that would set out a master plan for the country, designating which areas are to be protected and which have the potential for development.       <br />
              <br />
       &quot;We stand on the threshold of a new era,&quot; he said. &quot;We wish to take both sides into consideration in a new general framework that will accept environmental concerns as being as important as other concerns.&quot;       <br />
              <br />
       Sigurdur Arnalds, a spokesman for Landsvirkjun, the national power company, which is developing the Karahnjukar project, said: &quot;Democracy will have the final say. Naturally, we will not build up every possibility we have; we have to stop someplace.&quot;       <br />
              <br />
       Iceland is a prosperous country, but its prosperity is concentrated in Reykjavik. The government has long sought ways to bolster the economy by exploiting the country's second- biggest natural resource, after fish: electric power, derived from a vast network of rivers and from underground geothermal fields.       <br />
              <br />
       But since the power cannot feasibly be exported, the idea has been to import demand. Aluminum seems a perfect fit. It is a power-intensive industry that needs easy access to ports for importing raw materials and exporting the finished product. Iceland has clean, available power, abundant coasts and proximity to the lucrative European market.       <br />
              <br />
       Iceland's first aluminum plant was built in the 1960s; there are now two, both near Reykjavik.       <br />
              <br />
       &quot;The government has done everything in its power to make way for these plants,&quot; Kolbrun Halldorsdottir, a member of Parliament from the Left-Green Movement, said. &quot;They have been fixed to this scheme like Saudi Arabia is fixed to oil. They don't believe in entrepreneurship, job opportunities in our culture, tourism. They only believe in aluminum.&quot;       <br />
              <br />
       The Karahnjukar project, years in planning, had the support of the center-right coalition government, which has been in power for 12 years. In opinion polls, the majority of Icelanders have consistently supported it, too, saying it would bring jobs and money to the eastern fjords.       <br />
              <br />
       But environmentalists say the project will devastate some 3 percent of Iceland's land mass, destroying or affecting 60 waterfalls; causing widespread soil erosion that will send sand and dust blowing across the highlands and onto farms; and flooding an area covered in unusual moss and used by reindeer, nesting pink-footed geese and myriad birds, like the gyrfalcon and the ptarmigan.       <br />
              <br />
       They say, too, that the dam is inherently unstable, built on an unusually thin, fractured crust of earth near one of the most volcanically volatile areas in the world. Just south, the Vatnajokull glacier is melting rapidly from global warming, adding to the geological uncertainty.       <br />
              <br />
       In 2001, the Icelandic Planning Agency rejected the Karahnjukar plan, ruling that any economic benefits would not compensate for the potential environmental harm. But Iceland's environment minister at the time overturned the decision, set some new conditions and allowed the project to go ahead.       <br />
              <br />
       Opponents now say that many Icelanders did not appreciate its scale or potential impact.       <br />
              <br />
       &quot;People were kind of misled, and I don't think even the politicians really understood what was going on,&quot; said Andri Snaer Magnason, a poet, playwright and novelist. Last year, Magnason, 31, published &quot;Dreamland,&quot; a devastating polemic that puts Iceland's environmental issues into a global perspective. The book has sold 18,000 copies — the equivalent, in percentage terms, of 18 million copies in the United States.       <br />
              <br />
       In September, Omar Ragnarsson, one of the country's most respected television reporters, announced that he could no longer cover the Karahnjukar project with a journalist's impartiality and would campaign against it. In a country where public demonstrations are rare, he led an antidam rally in Reykjavik, attended by 8,000 to 13,000 people.       <br />
              <br />
       When seen up close, the project dominates the landscape. At 2,400 feet wide and 650 feet tall, the dam is the highest of its kind in Europe. The reservoir, which will eventually cover 22 square miles, stretches out across one side, where land used to be; an empty riverbed carved far down in the rock stretches from the other side, where water used to be.       <br />
              <br />
       The harnessed water is to be sent through 45 miles of tunnels blasted into the mountains to a new hydropower station built deep inside a mountain in the Fljotsdalur Valley.       <br />
              <br />
       Finally, the electricity is to be sent along 32 miles of overland transmission lines to the Alcoa smelter, a milelong building on the edge of a fjord in the town of Reydarfjordur.       <br />
              <br />
       The smelter is supposed to begin producing aluminum by this summer, and the initial effects are obvious: there is a building boom going on in the east. &quot;It's like gold fever, or when everyone is drunk — and you know that the hangover will come,&quot; said Greta Osk Sigurdardottir, a cattle and dairy farmer who lives in the area and who opposes the project.       <br />
              <br />
       Reydarfjordur, population 650, has its first mall. Housing prices have gone up. People are moving back, and the extra money has begun to give the town modern amenities, said Helga Jonsdottir, the mayor of Reydarfjordur and five other villages.       <br />
              <br />
       But others are not so happy. Gudmundur M. H. Beck spent his first 57 years in Reydarfjordur, raising sheep and chickens on his family's farm. When 18 electricity pylons were built across the land and the government passed regulations forbidding grazing there, Beck took his animals to the slaughterhouse and moved north, where he lives near unspoiled mountains and lakes and is taking history classes, he said.       <br />
              <br />
       &quot;This is the most horrible thing that has ever been done here,&quot; he said. &quot;I really have no words to describe it.&quot;       <br />
              <br />
       The smelter is low, but dominates the coast. Shopping at a sporting-goods store at the mall, Krilla Bjork, 61, said she was thrilled at all the new stores and houses. Of the smelter, she said, &quot;It's not beautiful, but I accept it because it's necessary.&quot;       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.acme-eau.org/Les-cheminees-dans-un-desert-blanc-divisent-l-Islande_a1342.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Un barrage géant menace Hasankeyf, cité turque historique</title>
   <updated>2006-09-11T11:11:00+02:00</updated>
   <id>http://www.acme-eau.org/Un-barrage-geant-menace-Hasankeyf-cite-turque-historique_a1012.html</id>
   <category term="REVUE DE PRESSE" />
   <photo:imgsrc>http://www.acme-eau.org/photo/art/imagette/443634-543344.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2006-09-11T11:02:00+02:00</published>
   <author><name> le Monde</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans le fond d'une vallée encaissée du Sud-Est anatolien, le puissant Tigre déroule ses méandres et baigne la petite bourgade d'Hasankeyf. Il se faufile entre les vestiges d'un pont médiéval, passe en contrebas d'une mosquée ottomane de l'époque ayyoubide. Sur le rocher en surplomb, les restes d'un fort de garnison romain voisinent avec des centaines de grottes troglodytiques, habitées pendant des siècles. Mais les jours de ce site archéologique sont comptés. Le projet de construction d'un barrage géant sur le Tigre, à 80 km de là, menace de submerger Hasankeyf. Dans les cartons depuis 1954, il pourrait être achevé en 2013. Un recours contre cet édifice a été déposé devant la Cour européenne des droits de l'homme.     <div><b>Ce barrage va nous apporter la civilisation</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.acme-eau.org/photo/art/default/443634-543344.jpg" alt="Un barrage géant menace Hasankeyf, cité turque historique" title="Un barrage géant menace Hasankeyf, cité turque historique" />
     </div>
     <div>
      <b>En dépit de la forte mobilisation contre le barrage, le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan est venu inaugurer les travaux, début août, à Ilisu. &quot;Le pas que nous franchissons prouve que le Sud-Est n'est plus laissé pour compte&quot;, a-t-il lancé. &quot;Ici, nous y sommes tous favorables, confirme Mehmet Celik, le maire d'Ilisu. Il n'y a pas de travail, pas de téléphone dans notre village. Ce barrage va nous apporter la civilisation.&quot; Mais, pour la Turquie, il s'agit surtout de développer son potentiel hydroélectrique. &quot;Les besoins en eau et en énergie vont s'accroître dans les prochaines années, et les ressources naturelles du pays ne sont exploitées qu'à 30 %&quot;, justifie Nihat Üstündag, le directeur des affaires hydrauliques pour la région de Diyarbakir.</b>       <br />
              <br />
              <br />
       Cet ouvrage, qui mesurera 138 mètres de haut et produira 3 % de l'énergie turque, supplantera en taille le barrage Atatürk, édifié dans les années 1970. Il fait partie d'un plan régional de 22 retenues d'eau sur le Tigre et l'Euphrate. Sa construction doit être assurée par un consortium d'entreprises suisses, allemandes et autrichiennes. Mais les bailleurs hésitent encore à s'engager dans ce projet coûteux, 1,2 milliard d'euros, et contesté.       <br />
              <br />
       Pour le maire d'Hasankeyf, Abdulvahap Kusen, c'est un &quot;génocide culturel&quot; qui se prépare. &quot;<span style="font-style:italic"><b>Depuis plus d'un demi-siècle, cette idée de barrage empoisonne la vie des habitants. C'est comme un virus qui ronge notre corps depuis trois générations, clame celui qui sera peut-être le dernier maire de la ville. Nous avons la responsabilité de protéger 12 000 ans d'histoire. Moi, en tout cas, je ne partirai pas. Je ne peux pas laisser la tombe de mon père à 40 mètres sous l'eau</b></span>.&quot; Abdulvahap Kusen fait partie de l'Initiative pour sauver Hasankeyf, une plate-forme montée en janvier, qui regroupe 56 maires de la région, des scientifiques, des ingénieurs et des ONG.       <br />
              <br />
       Au premier rang des dommages prévisibles, la disparition du site archéologique. <span style="font-style:italic">&quot;<b>J'ai mis mon coeur dans ces pierres et je ne peux pas supporter l'idée qu'on submerge ce patrimoine</b>&quot;</span>, se lamente le professeur Abdelsalam Ulucam, qui conduit les fouilles depuis trois ans. Selon lui, &quot;les premiers habitants se seraient installés au VIIe siècle av. J.-C. Et, depuis, Hasankeyf n'a jamais cessé d'être active. Mais personne n'a jamais aucune conscience de cet héritage. Dans les années 1960, on a détruit des grottes au bulldozer au nom de la modernité, parce que des gens y vivaient. Et, aujourd'hui, la roche s'effrite et personne n'y prend garde<span style="font-style:italic">.&quot; <b>Une explosion retentit dans la vallée. &quot;Vous voyez ! Ils pêchent à la TNT !&quot;, soupire-t-il en montrant le fleuve. L'Etat a alloué 25 millions d'euros pour tenter de sauver et de déplacer le trésor archéologique. &quot;Ce n'est pas réaliste, coupe le professeur Ulucam, 90 % sont intégrés à ce site naturel</b>.&quot;</span>       <br />
              <br />
       Ce barrage aura un coût social, avec 55 000 personnes déplacées, qui iront pour la plupart s'entasser dans les faubourgs surpeuplés des grandes villes comme Diyarbakir ou Istanbul. Et puis l'enjeu est aussi environnemental. &quot;<span style="font-style:italic">Toutes les rivières deviennent des lacs artificiels. Il y aura de gros problèmes de sédimentation et de pollution de l'eau, chargée en nitrates et en phosphates</span>&quot;, assure Ercan Ayboga, ingénieur hydrologue et porte-parole de l'Initiative. Pour lui, la construction du barrage n'est même pas rentable : &quot;<span style="font-style:italic">En Turquie, 21 % de l'électricité produite est perdue au cours de son transport. On peut facilement ramener ce taux à 10 % et ainsi économiser quatre fois la production annuelle d'Ilisu</span>.&quot;       <br />
              <br />
       Même le responsable des questions hydrauliques de Diyarbakir admet la réalité de cette équation. Enfin, en aval du barrage, le fleuve continuera sa route en Syrie et en Irak, et la qualité comme la quantité des eaux en sera sans doute affectée. Aucun des deux voisins de la Turquie n'a été consulté.        <br />
              <br />
       Guillaume Perrier       <br />
       Article paru dans l'édition du 09.09.06        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.acme-eau.org/Un-barrage-geant-menace-Hasankeyf-cite-turque-historique_a1012.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>AMÉRIQUE LATINE: Une Vague d'Opposition Frappe les Barrages Hydro-électriques  / Wave of Opposition Hits Hydroelectric Dams</title>
   <updated>2006-05-13T14:54:00+02:00</updated>
   <id>http://www.acme-eau.org/AMERIQUE-LATINE-font-color-red-size-4-Une-Vague-d-Opposition-Frappe-les-Barrages-Hydro-electriques-Wave-of-Opposition_a825.html</id>
   <category term="REVUE DE PRESSE" />
   <photo:imgsrc>http://www.acme-eau.org/photo/art/imagette/367866-453298.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2006-05-10T20:58:00+02:00</published>
   <author><name>ACME</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div><b>une vague d'opposition monte en Amérique latine contre la construction de barrages hydro-électriques. </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.acme-eau.org/photo/art/default/367866-453107.jpg" alt="AMÉRIQUE LATINE: <font color='red' size=4>Une Vague d'Opposition Frappe les Barrages Hydro-électriques  / Wave of Opposition Hits Hydroelectric Dams</font>" title="AMÉRIQUE LATINE: <font color='red' size=4>Une Vague d'Opposition Frappe les Barrages Hydro-électriques  / Wave of Opposition Hits Hydroelectric Dams</font>" />
     </div>
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      MEXIQUE, le 6 mai (IPS) article Diego Cevallos* -       <br />
              <br />
        - <b>Au Guatémala, les activistes et des habitants ont récemment bloqué un projet de plusieurs millions de dollars, tandis qu'au Brésil, au Salvador, au Chili, au Honduras et le Mexique, les conflits ont commencé.</b>       <br />
              <br />
       <b>Partout dans la région, il y a plus de mille barrages mesurant plus 15 de mètres et produisant 10 % de l'électricité consommée. Les gouvernements, renforcés par des sociétés transnationales, planifient d'en construire davantage pour diminuer leur dépendance au pétrole de plus en plus coûteux, qui est pour le moment la source principale d'énergie. </b>       <br />
              <br />
       <b>Le débat sur l'hydro-energie est musclé. Bien que l'on estime cette source d'énergie électrique propre et renouvelable, permettant aussi la régulation de l'utilisation de l'eau, son usage est pourtant critiqué pour ses impacts sérieux tant sociaux qu'environnementaux, dus aux déplacements de population et à la destruction des habitats pour la construction des barrages.</b>       <br />
              <br />
       <span class="u"> Un référendum au Guatémala </span> ce mois-ci a interrompu la construction de trois équipements hydroélectriques dans le R í O Hondo, située dans une réserve naturelle à l'est du pays. Sous l'égide du gouvernement et d'un consortium de sociétés locales, italiennes et canadiennes, le coût du projet a été évaluée à environ 100 millions de dollars.       <br />
              <br />
        La cour d'Etat du Guatémala a validé les résultats du référendum, le 4 avril. Les électeurs ont rejeté le projet hydroélectrique qui aurait dû inonder 6 000 hectares et menacer la vie économique de 20 000 personnes. À la suite de la résolution de la cour, les sociétés ont dû  reformuler leur projet avec de nouvelles études environnementales et socio-économiques et devront soumettre à nouveau, aux électeurs, ce dernier projet.        <br />
              <br />
        &quot;<span style="font-style:italic"><b>La décision de la Cour renouvelle la confiance de la population dans les institutions et montre qu'il y a dans ce pays toujours des gens valables ,</b></span>&quot; d'après Magali Rey&quot;, directeur du groupe environnemental Madre Selva duTierramérica.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.acme-eau.org/photo/art/default/367866-453298.jpg" alt="AMÉRIQUE LATINE: <font color='red' size=4>Une Vague d'Opposition Frappe les Barrages Hydro-électriques  / Wave of Opposition Hits Hydroelectric Dams</font>" title="AMÉRIQUE LATINE: <font color='red' size=4>Une Vague d'Opposition Frappe les Barrages Hydro-électriques  / Wave of Opposition Hits Hydroelectric Dams</font>" />
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     <div>
      <span class="u">Au Mexique</span> le gouvernement <a class="link" href="http://www.alternatives.ca/article2461.html">de Vicente Fox </a> a essayé, pendant deux ans, sans succès, d'achever le projet de Parota, un barrage géant, coûtant à lui seul 850 millions de dollars dans <a class="link" href="http://www.alternatives.ca/article944.html">l'état du sud de Guerrero,</a>. Il devrait déplacer environ 25 000 personnes, selon les fermiers très pauvres de ce secteur, et qui ont maintenu des barrages routiers sur les itinéraires d'accès à leur communauté pour empêcher l'avancement de la construction.         <br />
              <br />
       Le Tribunal Latino-Américain de l'Eau et non gouvernemental a statué en mars dernier que le projet mexicain qui concernait le puissant cours d'eau Papagayo&quot;devait être suspendu, sans aucun avantage pour la population locale, ni contribution au développement régional ou à la protection de l'environnement et des ressources naturelles.&quot; La décision, a montré que les autorités mexicaines, dans leur ardeur de voir le barrage fini, se sont engagées dans des actions délibérées pour diviser les communautés de paysans.       <br />
              <br />
       <span class="u">Le Brésil</span>, un des champions du Monde du nombre de barrages hydroélectriques (autour de 600), est loin de ne pas connaître de conflit quand la question se pose. Les écologistes et autres activistes mettent en doute les intentions du gouvernement de Luiz Inácio Lula da Silva dans l'opération de lancement de deux usines hydroélectriques sur la Rivière Madère, un des bras principaux de l'Amazone. Le Président Lula a annoncé que les plans prennent en considération de façon rigoureuse tous les problèmes environnementaux ou sociaux qui y sont liés.         <br />
              <br />
       Mais il y a environ une centaine d'ONG, unies  au sein du &quot;Rio Madeira Vivo movement&quot;, qui défie les assurances du gouvernement et promet de se battre contre les barrages. &quot;Nous pensons que les deux usines ne seront pas construites, car leur viabilité économique n'a pas été prouvée,&quot;d'après  Glenn Switkes, directeur pour l'Amérique Latine' du Réseau International des Rivières basé aux Etats-Unis.        <br />
              <br />
       En outre, le réservoir des barrages affecterait &quot;un secteur de grande biodiversité, avec 600 espèces de poissons et plus de 700 espèces d'oiseaux ; et l'impact sur la pêche serait énorme parce que le poisson-chat, l'espèce qui a plus grande valeur commerciale, lors de sa migration pour sa reproduction à 4000 kilomètres dans l'Amazone verrait son retour empêché par les barrages,&quot; rappelle Switkes. Le projet porterait aussi tort aux fermiers, qui plantent sur des terres saisonnièrement inondées, les barrages réduiraient ainsi le dépôt des limons sur les sols,&quot; a-t-il ajouté.          <br />
              <br />
       Luiz Pereira, le secrétaire général de l'Institut privé pour le Développement Stratégique du Secteur Électrique, a soutenu, dans un interview, que les barrages sont préférables à d'autres sources d'électricité polluantes  comme des usines thermoelectriques, qui fonctionnent grâce à des combustibles fossiles. Il a rappelé que le Brésil travaille pour augmenter sa provision d'énergie parce qu'en début 2008, il n'y a aucune garantie qu'il puisse répondre à la demande.       <br />
              <br />
       Néanmoins, il a appelé à une considération &quot;sérieuse&quot; des impacts environnementaux, afin d'équilibrer les besoins en énergie du pays et les effets néfastes des barrages. &quot; et Pereira a ajouté <span style="font-style:italic"> &quot;<b>Nous devons écouter les populations affectées </b>&quot;. </span>       <br />
              <br />
       Jusqu'aux années 1970, la construction de barrages n'a pas fait face aux défis principaux, mais maintenant même la Banque mondiale, un des principaux fondateurs de l'hydroenergie, reconnaît que la qualité de la vie de la plupart des populations déplacées ne s'améliore pas avec la relocalisation. Chaque année, dans le monde entier, environ quatre millions de personnes doivent quitter leurs maisons à cause de la construction de barrages.        <br />
              <br />
       L'opposition aux projets hydroélectriques en Amérique latine s'est passée pendant des décennies, mais les conflits sont de plus en plus endurcis. Souvent, le peuple dont on menace des maisons avertit - comme ils le font dans le projet de Parota au Mexique - qu'ils préfèrent mourir pour empêcher leur terre de l'inondation et éviter le déplacement.        <br />
              <br />
       <span class="u">Au Chili</span>, un autre méga-projet est sur des charbons ardents. Des groupes environnementaux ont créé une coalition pour s'opposer au projet de construction de quatre usines hydroélectriques en Patagonie, qui exigent un investissement de trois milliards de dollars, soutenu par la transnationale Sté d'énergie espagnole Endesa. Les barrages seraient construits début 2008 sur Baker River, la rivière la plus importante du Chili et la Rivière Pascua, inondant 10 000 hectares et détruisant le marécage et l'habitat d'espèces en voie de disparition, répète la coalition.        <br />
              <br />
       <span class="u">En Amérique Centrale,</span> les alarmes ont sonné depuis l'annonce d'un accord ce mois-ci par les gouvernements honduriens et salvadoriens pour construire le barrage Tigre sur les bras de la Rivière Lempa, dans le bassin versant des deux pays. Le projet coûterait autour de 600 millions de dollars, produirait 1000 mégawatts et créera environ 4 500 emplois, aux dires des fonctionnaires. Mais il promet aussi d'être une source intense de conflit social.        <br />
              <br />
       Des peuples indigènes et des écologistes ont commencé à se prononcer contre le projet, comme l'ont fait plusieurs législateurs, levant des arguments de sa légitimité. Le plan de binational a apparu après que les deux voisins de l'Amérique centrale ont tracé leur frontière définitive, mettant fin à de vieilles discussions.        <br />
              <br />
       Le projet devrait être analysé avec une prudence extrême; les informations préliminaires sont très vagues, &quot;d'après Juan Almendares, le directeur du groupe environnemental hondurien Madre Tierra.&quot; Des rapports initiaux indiquent qu'au moins 82 villages seront inondés et j'estime que nous renonçons non seulement à notre terre, mais nous cédons aussi notre souveraineté à un projet que nous ne savons pas à qui il profitera le plus, estime &quot;Marvin Ponce, le député législatif pour le parti d'Unification Démocratique gauchiste hondurien.           <br />
              <br />
        ( *Diego Cevallos est un correspondant IPS Avec l'aide de Mario Osava au Brésil, Thelma Mej í Un en Honduras et Jorge Grochembake au Guatémala. À l'origine publié le 29 avril par les journaux latino-américains qui font partie du réseau Tierramérica. Tierramérica est une agence de presse spécialisée produite par IPS avec le support du Programme de développement de Nations unies et le Programme d'Environnement de Nations unies.) (FINANCIER/2006)        <br />
              <br />
       .     
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>LATIN AMERICA: A wave of opposition is rising in Latin America against the construction of hydroelectric dams.</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.acme-eau.org/photo/art/default/367866-453630.jpg" alt="AMÉRIQUE LATINE: <font color='red' size=4>Une Vague d'Opposition Frappe les Barrages Hydro-électriques  / Wave of Opposition Hits Hydroelectric Dams</font>" title="AMÉRIQUE LATINE: <font color='red' size=4>Une Vague d'Opposition Frappe les Barrages Hydro-électriques  / Wave of Opposition Hits Hydroelectric Dams</font>" />
     </div>
     <div>
      <b>MEXICO CITY, May 6 (IPS) -  In Guatemala, activists and residents recently blocked a multi-million-dollar project, while in Brazil, El Salvador, Chile, Honduras and Mexico, the fuse of conflict has been lit.        <br />
              <br />
       Across the region there are more than a thousand dams measuring 15 metres tall or more, generating 10 percent of the electricity consumed. Governments, backed by transnational corporations, plan to build more to curb their dependence on increasingly costly petroleum, which for now is the main source of energy.        <br />
              <br />
       The hydroenergy debate is intense. Although it is valued as a clean and renewable source of electricity that also permits regulation of water use, it is also criticised for its serious social and environmental impacts, arising from the displacement of people and destruction of habitat for the creation of reservoirs. </b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.acme-eau.org/photo/art/default/367866-455773.jpg" alt="AMÉRIQUE LATINE: <font color='red' size=4>Une Vague d'Opposition Frappe les Barrages Hydro-électriques  / Wave of Opposition Hits Hydroelectric Dams</font>" title="AMÉRIQUE LATINE: <font color='red' size=4>Une Vague d'Opposition Frappe les Barrages Hydro-électriques  / Wave of Opposition Hits Hydroelectric Dams</font>" />
     </div>
     <div>
      A referendum in Guatemala this month halted construction of three hydroelectric facilities in the Río Hondo community, located on a nature reserve in the country's east. Promoted by the government and by local, Italian and Canadian companies, the project costs were estimated at 100 million dollars.        <br />
              <br />
       Guatemala's Constitution Court validated the referendum results on Apr. 4. Voters rejected the hydroelectric project that would flood 6,000 hectares and threaten the livelihood of 20,000 people.        <br />
              <br />
       In the wake of the court's resolution, the companies have been forced to reformulate their project with new environmental and socioeconomic studies, and will have to submit it once again to the voters.        <br />
              <br />
       &quot;The Court's decision renews the citizenry's faith in the institutions, and shows that there are still decent people in this country,&quot; Magali Rey, director of the environmental group Madre Selva, told Tierramérica.        <br />
              <br />
       In Mexico, the Vicente Fox government has been trying unsuccessfully for two years to finalise the Parota project, a giant dam costing 850 million dollars in the southern state of Guerrero. It would displace some 25,000 people, according to the impoverished peasant farmers in the area, who have maintained roadblocks on the access routes to their community to prevent progress on construction.        <br />
              <br />
       The non-governmental Latin American Water Tribunal resolved in March that the Mexican project on the heavy flowing Papagayo River &quot;should be suspended, given that it does not show benefits for the local population, nor does it contribute to regional development or protection of the environment and natural resources.&quot;        <br />
              <br />
       The ruling, which is not binding, indicated that Mexican authorities, in their zeal to see the dam finished, have engaged in deliberate actions to divide the peasant communities.        <br />
              <br />
       Brazil, one of the world's leaders in the number of hydroelectric dams (around 600), is far from conflict free when it comes to this matter.        <br />
              <br />
       Environmentalists and other activists question the intentions of the Luiz Inácio Lula da Silva government in starting operation of two hydroelectric plants on the Madeira River, one of the main tributaries of the Amazon River.        <br />
              <br />
       President Lula says the plans take into strict consideration any related environmental or social problems. But there are about 100 non-governmental organisations, united in the Rio Madeira Vivo movement, that challenge the government's assurances and promise to fight the dams.        <br />
              <br />
       &quot;We believe that the two plants will not be built, (because) their economic viability has not been proved,&quot; Glenn Switkes, Latin America director for the U.S.-based International Rivers Network, told Tierramérica.        <br />
              <br />
       Furthermore, the reservoir of the dams would affect &quot;an area of great biodiversity, with 600 species of fish and more than 700 species of birds; and the impact on fisherfolk would be enormous because catfish, the species of greatest commercial value, migrate 4,000 kilometres from the Amazon River to the Madeira reproduce, and the dams would impede that cycle,&quot; Switkes said.        <br />
              <br />
       The project would also hurt the farmers, who plant on &quot;flatlands that are seasonally flooded, because the dams would reduce the deposit of nutrients in the soil,&quot; he added.        <br />
              <br />
       Luiz Pereira, executive secretary of the private Institute for the Strategic Development of the Electrical Sector, said in a Tierramérica interview that dams are preferable to polluting sources of electricity, like thermoelectric plants, which run on fossil fuels. He said Brazil is working to increase its energy supply because beginning in 2008 there is no guarantee it will keep up with demand.        <br />
              <br />
       Nevertheless, he called for &quot;serious&quot; consideration of the environmental impacts, balancing the country's energy needs and the negative effects of the dams. &quot;We must listen to the affected populations,&quot; Pereira said.        <br />
              <br />
       Until the 1970s, the construction of dams did not face major challenges, but now even the World Bank, one of the main funders of hydroenergy, recognises that the quality of life of most of the displaced population does not improve with relocation.        <br />
              <br />
       Each year an estimated four million people around the world have to leave their homes because of the construction of dams.        <br />
              <br />
       Opposition to hydroelectric projects in Latin America has been going on for decades, but the conflicts are increasingly bitter. Often, the people whose homes are threatened warn -- as they are in the Parota project in Mexico -- that they are willing to die in order to prevent their land from being flooded and to avoid displacement.        <br />
              <br />
       In Chile, another mega-project is on tenterhooks. Environmental groups created a coalition to oppose the plan to build four hydroelectric plants in the Patagonia region, promoted by the Spanish energy transnational Endesa and requiring an investment of three billion dollars.        <br />
              <br />
       The dams would be built beginning in 2008 on the Baker River, the heaviest flowing river in Chile, and Pascua River, flooding 10,000 hectares and destroying marshland and habitat of endangered species, says the coalition.        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.acme-eau.org/photo/art/default/367866-455774.jpg" alt="AMÉRIQUE LATINE: <font color='red' size=4>Une Vague d'Opposition Frappe les Barrages Hydro-électriques  / Wave of Opposition Hits Hydroelectric Dams</font>" title="AMÉRIQUE LATINE: <font color='red' size=4>Une Vague d'Opposition Frappe les Barrages Hydro-électriques  / Wave of Opposition Hits Hydroelectric Dams</font>" />
     </div>
     <div>
      In Central America, alarms have been sounding since the announcement of an agreement this month by the Honduran and Salvadoran governments to build the Tigre dam on tributaries of the Lempa River, in the river basin the two countries share.        <br />
              <br />
       The project would cost around 600 million dollars, generate 1,000 megawatts and create some 4,500 jobs, officials say. But it also promises to be a source of intense social conflict.        <br />
              <br />
       Indigenous peoples and environmentalists have begun to speak out against the project, as have several lawmakers, raising arguments about sovereignty. The binational plan emerged after the two Central American neighbors delineated their definitive border, putting an end to old disputes.        <br />
              <br />
       &quot;The project should be analysed with utmost caution; the preliminary information is very vague,&quot; Juan Almendares, director of the Honduran environmental group Madre Tierra, told Tierramérica.        <br />
              <br />
       &quot;Initial reports indicate that at least 82 villages will be flooded, and I feel we are not only giving up our land, but also ceding our sovereignty to a project that we don't know who would benefit most,&quot; Marvin Ponce, legislative deputy for the Honduran leftist Democratic Unification party, told Tierramérica.        <br />
              <br />
       (*Diego Cevallos is an IPS correspondent. With reporting by Mario Osava in Brazil, Thelma Mejía in Honduras and Jorge Grochembake in Guatemala. Originally published Apr. 29 by Latin American newspapers that are part of the Tierramérica network. Tierramérica is a specialised news service produced by IPS with the backing of the United Nations Development Programme and the United Nations Environment Programme.)        <br />
              <br />
       (FIN/2006)       <br />
              <br />
       Diego Cevallos* - Tierramérica 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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