<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?>
<?xml-stylesheet href="http://www.acme-eau.org/xml/rss.xsl" type="text/xsl" media="screen"?>
<?xml-stylesheet href="http://www.acme-eau.org/xml/rss.css" type="text/css" media="screen"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>ACME</title>
 <description><![CDATA[ACME-France Association pour le Contrat Mondial de L'Eau ]]></description>
  <link>http://www.acme-eau.org</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2008-05-09T17:23:03+01:00</dc:date>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="http://www.acme-eau.org/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.acme-eau.org,2008:rss-932150</guid>
   <title>L'eau à Montreuil. Un bien public au service d'intérêts privés ? Samedi 17 mai 2008 à 14h</title>
   <pubDate>Fri, 09 May 2008 12:40:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>POUR UNE ALTERNATIVE DE GAUCHE   ATTAC 93 SUD</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[ACTUALITES / MANIFESTATIONS]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Avec la participation de Jacques Perreux, vice-président du Conseil général du Val-de-Marne
Jean-Luc Touly, Président de l’Association pour un Contrat Mondial de l’Eau (ACME)
Claire Compain, conseillère municipale de Montreuil en charge de l’eau     <div>
      POUR UNE ALTERNATIVE DE GAUCHE                              ATTAC 93 SUD       <br />
              <br />
       Réunion publique du 17 mai 2008 à 14h, 66-72 Rue Marceau, siège d'Attac (Métro Robespierre) Montreuil       <br />
              <br />
       L'eau n'est la propriété de personne. Elle est un bien public commun sous la responsabilité légale des municipalités.       <br />
              <br />
       Or, depuis 87 ans, la Compagnie Générale des Eaux (Véolia) gère la distribution de l'eau du SEDIF (Syndicat des Eaux D'Ile de France) dans 144 communes d'Ile-de-France (plus de quatre millions d'habitants), dont Montreuil.        <br />
              <br />
       Et cette gestion par un opérateur privé est de plus en plus contestée. Tour à tour, la Cour des comptes, le Conseil de la concurrence, l'UFC-Que Choisir et des associations d'usagers ont dénoncé une gestion opaque, des redevances de dépollutions injustement supportées par les usagers domestiques et des marges bénéficiaires qui vont, selon l'UFC-Que Choisir, jusqu'à plus de 60 % !       <br />
              <br />
       C'est pour quoi le contrat de délégation de service public (DSP) qui lie le SEDIF à Véolia et qui arrive à échéance prochainement ne doit pas être renouvelé.       <br />
              <br />
       Ensemble, mobilisons-nous pour le retour en régie publique de la        <br />
              <br />
       distribution de l'eau       <br />
              <br />
       Des exemples de villes comme Grenoble, Cherbourg, Castres etc. montrent que grâce à la mobilisation des usagers, d'association, d'élus, il est possible d'obtenir :       <br />
              <br />
       &#8211; Une réduction importante du prix de l'eau.       <br />
              <br />
       &#8211; Une meilleure préservation de la ressource.       <br />
              <br />
       &#8211; L'amélioration des conditions de travail des agents.       <br />
              <br />
       Citoyens, usagers, syndicats, associations, élus, rien ne se fera sans nous ! Trop d'intérêts sont en jeu ! Imposons une gestion démocratique et transparente.       <br />
              <br />
       Soyons nombreux à la réunion publique du samedi 17 mai 2008       <br />
              <br />
       Site : www.gauche-unitaire-montreuil.org        <br />
              <br />
       Nous contacter : collectifunitaire@laposte.net        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
]]>
</description>
   <link>http://www.acme-eau.org/L-eau-a-Montreuil-Un-bien-public-au-service-d-interets-prives-Samedi-17-mai-2008-a-14h_a2022.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.acme-eau.org,2008:rss-931373</guid>
   <title>Appel aux élus du Sedif pour une régie publique de l'eau</title>
   <pubDate>Thu, 08 May 2008 12:25:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Acme</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[LE SEDIF]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Une première réunion de convergence des usagers, associations et élus qui agissent pour une gestion publique de l’eau dans les communes adhérentes au SEDIF s’est tenue le mardi 6 mai. Des représentants venant de 33 communes y ont participé et ont rédigé l’appel suivant. 7 élus étaient par ailleurs excusés.

Pour des raisons éthiques, écologiques (protection de la ressource), économiques et sociales (montant de la facture du prix de l’eau) et politiques, nous nous prononçons pour une gestion publique de l’eau notre bien commun. Cela implique que le SEDIF crée  une régie publique pour assurer la gestion de l’eau. Cela implique également que le Sedif soit dirigé de façon démocratique et transparente, avec un comité syndical qui assure l’effectivité des responsabilités et des décisions et qu’une large place soit donnée aux usagers.

Nous demandons aux élus de gauche de présenter une liste et un candidat à la présidence qui s’engagent clairement et fermement sur ces objectifs et demandons un élargissement du bureau du Sedif afin de favoriser le renouvellement des élus et le pluralisme effectif y compris le pluralisme des options de gestion (régie publique, délégation au privé).



Si vous souhaitez être signataire de cet appel vous pouvez le faire savoir en envoyant un mail à philippe.kaltenbach@clamart.fr .
     <div>
      Etaient présents le 6 mai 2008 au Conseil Régional d'Ile de France       <br />
              <br />
       Elus :       <br />
       M. KALTENBACH Philippe, Maire de Clamart, Conseiller Régional (Délégué)       <br />
       Mme VOYNET Dominique &#8211; Sénatrice-Maire &#8211; Montreuil-sous-Bois (Déléguée)       <br />
       M. METAIRIE Christian, Vice Pdt du CA de Val de Bièvre (Délégué)       <br />
       M. PERREUX Jacques, Conseiller Général du Val de Marne (Délégué)       <br />
       M. RIVET &#8211; Conseiller communautaire &#8211; CA les Hauts de Bièvre        <br />
       M. GUNESLIK &#8211; Vice-Président &#8211; CA Clichy-Montfermeil        <br />
       M. DA SILVA José &#8211; Conseiller Communautaire Clichy-Montfermeil (Délégué)       <br />
       M. FIE &#8211; Conseiller Municipal &#8211; Antony        <br />
       M. MESSAOUDENE Madjid &#8211; Conseiller Municipal &#8211; Saint-Denis, Conseiller Communautaire &#8211; CA Plaine Commune (Délégué)       <br />
       Mme RANGUIN Cécile &#8211; Conseillère Municipale &#8211; Saint-Denis (Déléguée suppléante)       <br />
       Mme VASSALLO Sylvie &#8211; Maire-adjointe &#8211; Vitry-sur-Seine (Déléguée)       <br />
       M. STOEBER Pierre &#8211; Conseiller Municipal &#8211; Les Lilas (Délégué suppléant)       <br />
       M. LOTERIE Serge &#8211; Maire-Adjoint &#8211; Villiers-le-Bel (Délégué)       <br />
       Mme BISCH Sophie &#8211; Conseillère Municipale &#8211; Juvisy-sur-Orge (Déléguée suppléante)       <br />
       Mme COMPAIN Claire &#8211; Conseillère Municipale &#8211; Montreuil-sous-Bois (Déléguée suppléante)       <br />
       M. LACAN Gérard &#8211; Conseiller Municipal &#8211; Villeparisis (Délégué)       <br />
       M. RIVIERE Hervé &#8211; Conseiller Municipal &#8211; Ivry-sur-Seine (Délégué)       <br />
       M. ZENOU Frédéric &#8211; Conseiller Municipal &#8211; Le Kremlin-Bicêtre       <br />
       &#8211; Conseiller Communautaire &#8211; CA Val de Bièvre (Délégué)       <br />
       Mme DUFOUR Florence &#8211; Maire-Adjointe &#8211; Auvers-sur-Oise (Déléguée)       <br />
       M. AMARD Gabriel &#8211; Président &#8211; CA Les Lacs de l'Essonne (Délégué)       <br />
       M. ESCOT Laurent &#8211; Conseiller Municipal &#8211; Viry-Châtillon, Conseiller Communautaire &#8211; Les Lacs de l'Essonne        <br />
       M. AGGOUNE &#8211; Conseiller Municipal &#8211; Gentilly &#8211; Conseiller Communautaire &#8211; CA Val de Bièvre (Délégué)       <br />
       M. ZAHI &#8211; Conseiller Municipal &#8211; Bondy (Délégué)       <br />
       M. ATHUIL &#8211; Maire-Adjoint &#8211; Chelles (Délégué)       <br />
       M. BOYER Marcel &#8211; Maire-Adjoint &#8211; Ecouen (Délégué)       <br />
       M. CHIKAOUI Mourad (Délégué)       <br />
       M. LAGRANGE &#8211; Maire-Adjoint &#8211; Les Lilas (Délégué)       <br />
       M. MONGES &#8211; Maire-Adjoint &#8211; L'Ile-Saint-Denis (Délégué)       <br />
       M. CHATENET Michel &#8211; Conseiller Municipal &#8211; Sevran (Délégué)       <br />
       M. FRIES Jean-Pierre &#8211; Conseiller Municipal &#8211; Chevilly-Larue (Délégué)       <br />
       M. MILISAVLJEVIC Boris &#8211; Conseiller Municipal &#8211; Alfortville (Délégué)       <br />
       M. MAURICE Jean-Charles &#8211; Conseiller Municipal &#8211; Palaiseau (Délégué)       <br />
       M. PERILLAT Franck &#8211; Conseiller Municipal &#8211; Villejuif, Conseiller Communautaire        <br />
       CA Val de Bièvre (Délégué)       <br />
       M. BENEDICT Bernard &#8211; Maire-Adjoint &#8211; Fontenay-sous-Bois (Délégué)       <br />
       M. JAMET Ludovic &#8211; Maire-Adjoint &#8211; Jouy-en-Josas  (Délégué)       <br />
       M. CIAVATTI Pascal &#8211; Conseiller Municipal &#8211; Les Loges-en-Josas (Délégué suppléant)       <br />
       M. LAMBRY Fabien &#8211; Conseiller Municipal &#8211; Noisy-le-Grand (Délégué)       <br />
       Mme DENIS Frédérique &#8211; Conseillère Municipale - Noisy-le-Grand (Déléguée suppléante)       <br />
       M. THELLIER &#8211; Maire-Adjoint &#8211; Fresnes        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Excusés :       <br />
       M. POULET Jean-Christophe &#8211; Maire de Bessancourt       <br />
       Mme MARGATE Catherine &#8211; Maire de Malakoff       <br />
       M. LORAND Alain &#8211; Maire de Saint-Brice-sous-Forêt       <br />
       M. LAFON Laurent &#8211; Maire de Vincennes       <br />
       M. NEXON Gilbert &#8211; Conseiller Municipal de Malakoff       <br />
       M. ROUAULT Alain &#8211; Conseiller Municipal de Saint-Ouen       <br />
       M. CHARLES Georges &#8211; Conseiller Municipal de Champigny-sur-Marne       <br />
       M. SETTERAHMANE Serge &#8211; Conseiller Municipal de Clichy La Garenne       <br />
              <br />
       Associations :       <br />
       M. TOULY Jean-Luc, ACME       <br />
       M. OLIVA Jean-Claude, Coordination Eau Ile-de-France       <br />
       M. LAIME Marc       <br />
       M. LASMAN Nicolas, ATTAC 92       <br />
       M. MARSOUIN Jean-Yves, ATTAC Saint-Ouen       <br />
       M. JENAR, ATTAC 95       <br />
       M. DACHEUX Jean-Pierre, ATTAC Cergy       <br />
       M. SAUDECERRE, ACME, ATTAC 94       <br />
       M. LATAPIE Maurice, Coordination Eau Ile-de-France       <br />
       M. VOISIN Nicolas, E.A.U. (Elus Associations Usagers)       <br />
              <br />
       Les signataires présents : Philippe Kaltenbach, Christian Métairie, Jacques Perreux, Dominique Voynet et le représentant de François Lamy ont rappelés les grands enjeux de la réunion du Sedif du 15 mai prochain et du choix de mode de gestion qui doit être effectué à l'automne. Les associations présentes ont rappelé leur attente d'une mise en gestion publique de l'eau.       <br />
              <br />
       Des délégués au Sedif (notamment des nouveaux élus) sont intervenus pour demander notamment des formations sur le sujet de la gestion de l'eau. Tous les délégués et élus qui se sont exprimés se sont prononcés pour une gestion publique de l'eau.       <br />
              <br />
       Jacques Perreux a indiqué que la position officielle du PCF était pour la gestion publique de l'Eau en régie. Philippe Kaltenbach que, par la voix de Jean-Paul Planchou, président du groupe socialiste à la Région et après une réunion des premiers secrétaires fédéraux des 8 fédérations d'Ile-de-France, le PS donne également un mandat clair a ses délégués pour la gestion publique de l'eau. Enfin Dominique Voynet a indiqué que c'était également la position des Verts et a insisté pour que la Régie publique ne fasse pas ensuite appel à des prestataires privés.       <br />
              <br />
       Le mardi 13 mai prochain, il y a une réunion des tous les délégués des villes de gauche à 20h30 à l'Hôtel de Ville de Neuilly-sur-Marne. L'enjeu de cette réunion est d'obtenir une candidature unique de la gauche pour la présidence du Sedif et un engagement clair en faveur de la gestion publique de l'eau.       <br />
              <br />
       Un texte (que vous trouverez en pièce jointe) est proposé à la signature des maires et des délégués au Sedif. Vous êtes invités à le signer si vous en êtes d'accord.       <br />
              <br />
       Très cordialement à vous,       <br />
              <br />
       Philippe Kaltenbach       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
]]>
</description>
   <link>http://www.acme-eau.org/Appel-aux-elus-du-Sedif-pour-une-regie-publique-de-l-eau_a2021.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.acme-eau.org,2008:rss-929204</guid>
   <title>Projet Pascua-Lama de Barrick Gold - Des religieuses défendent le droit à l'eau potable</title>
   <pubDate>Tue, 06 May 2008 09:26:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Acme</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[ACME]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
     <div>
      Les Soeurs de Sainte-Anne du Québec, actionnaires de Barrick Gold, déposeront aujourd'hui une proposition pour que l'entreprise mette sur pied un groupe consultatif d'experts indépendants pour s'assurer que le controversé projet Pascua-Lama respecte les meilleures pratiques de l'industrie en vue de protéger le droit à l'eau des populations locales.       <br />
              <br />
              <br />
       Ce projet consiste en fait en une mine à ciel ouvert située en haute montagne et en zone sismique, en amont des sources d'eau de vallées agricoles du Chili et de l'Argentine. Juché à 4500 mètres d'altitude au nord des deux pays, le projet de Pascua-Lama représente un investissement de près de deux milliards. Les promoteurs espèrent produire 17,6 millions d'onces d'or par année pendant au moins 20 ans.        <br />
              <br />
       Depuis quelques années déjà, de nombreuses voix se sont élevées contre ce projet. On souhaite donc qu'un groupe «composé d'experts de réputation internationale», puisse veiller à ce que les impacts du projet n'influent pas sur la qualité et la quantité de l'eau dans la région.        <br />
              <br />
       «Nos membres sont convaincus que des mesures spéciales de gouvernance s'imposent dans la réalisation de ce projet sans précédent, parce que le droit à l'eau des populations locales est en jeu, sur un territoire où l'eau est déjà rare. Le droit à l'eau est essentiel à la réalisation de tous les droits humains, car il n'y a pas de vie sans eau», a souligné le directeur du Regroupement pour la responsabilité sociale et l'équité (RRSE), dont fait partie la corporation Les Soeurs de Sainte-Anne du Québec, Pierre Viau. Le gestionnaire risques extra-financiers chez Bâtirente, François Meloche, a pour sa part précisé que «plusieurs habitants qui dépendent de cette eau pour leur agriculture s'inquiètent avec raison des conséquences sur l'environnement».        <br />
              <br />
       «Le panel vérifierait notamment que les impacts imprévus des changements climatiques sur les glaciers ne sont pas aggravés par ce projet minier», selon ce qu'a fait savoir le RRSE. La proposition est soutenue par Les Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie, communautés membres du RRSE, mais aussi par le régime de retraite Bâtirente. Elle sera débattue et soumise au vote des actionnaires de Barrick Gold lors de l'assemblée générale annuelle de la compagnie qui aura lieu aujourd'hui à Toronto.        <br />
              <br />
       Pour le RRSE, Barrick Gold et ses actionnaires ont avantage à recourir à des mesures de gouvernance «originales et transparentes» dans la réalisation de Pascua-Lama, étant donné les risques associés au projet et l'importance de l'investissement qu'il représente par rapport à l'ensemble du portefeuille de l'entreprise.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
]]>
</description>
   <link>http://www.acme-eau.org/Projet-Pascua-Lama-de-Barrick-Gold-Des-religieuses-defendent-le-droit-a-l-eau-potable_a2019.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.acme-eau.org,2008:rss-921749</guid>
   <title>Réunion le 6 mai 20h30 au Conseil Régional d'Ile de France</title>
   <pubDate>Fri, 25 Apr 2008 20:55:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Ph Kaltenbach</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[LE SEDIF]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
     <div>
      Le 23 avril 2008       <br />
       Monsieur le Maire,       <br />
       Madame le Maire et Cher(e) Ami(e),       <br />
       A l'initiative d'élus et d'associations, et dans le cadre de la mise en place d'un nouveau comité syndical du Syndicat des Eaux d'Ile-de-France le 15 mai prochain, nous vous invitons à une réunion pour défendre une gestion publique de l'eau qui se tiendra :       <br />
              <br />
              <br />
       Mardi 6 mai 2008       <br />
       à 20 heures 30       <br />
       Salle 100 (1er étage)       <br />
       Conseil Régional d'Ile de France       <br />
       33, rue Barbet de Jouy - Paris 7ème       <br />
              <br />
              <br />
       Alors que la Ville de Paris vient de décider de confier la gestion de l'eau à une régie publique, il y a  en effet aujourd'hui une chance historique de défendre une gestion publique de l'eau au sein du SEDIF.       <br />
               <br />
       Nous comptons donc sur votre présence à cette réunion ainsi que celle du délégué de votre commune au SEDIF.       <br />
              <br />
       L'ordre du jour est le suivant :       <br />
              <br />
       	- Réflexion sur le choix du mode de gestion de l'eau en Ile-de-France       <br />
       	- Organisation à mettre en place pour agir en faveur d'une gestion publique de l'eau       <br />
              <br />
       Très cordialement à vous,       <br />
              <br />
              <br />
       Patrick Braouezec       <br />
       Président de la CA Plaine Commune           <br />
       Philippe Kaltenbach       <br />
       Maire de Clamart Vice-Président de la CA Sud de Seine  		         François Lamy       <br />
       Député-Maire de Palaiseau Président de la CA du Plateau de Saclay         <br />
       Christian Métairie       <br />
       vice président de la CA du Val de Bièvre		                <br />
       Dominique Voynet          <br />
       Sénatrice-maire de Montreuil       <br />
       Jacques Perreux       <br />
       vice président du Conseil Général du Val de Marne       <br />
       	                                <br />
       Ainsi que les associations :       <br />
              <br />
       Appel pour une Coordination Eau d'Ile-de-France (Jean-Claude Oliva, Marc Laimé)       <br />
              <br />
       Association pour le Contrat Mondial de l'Eau (ACME) (Jean-Luc Touly)       <br />
              <br />
       ATTAC 93 Sud et ATTAC 94 (Daniel Hofnung)       <br />
              <br />
       Mouvement National de Lutte pour l'Environnement (MNLE)       <br />
              <br />
              <br />
       	Pour toute information : philippe.kaltenbach@clamart.fr ou 06 22 77 06 47       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
]]>
</description>
   <link>http://www.acme-eau.org/Reunion-le-6-mai-20h30-au-Conseil-Regional-d-Ile-de-France_a2017.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.acme-eau.org,2008:rss-921736</guid>
   <title>Débat public l'eau à quel prix ? vendredi 16 mai 2008 à 20h30 à la MJC de Feigneux avec l'Association Vivre en Vallée d'Automne</title>
   <pubDate>Fri, 25 Apr 2008 19:45:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>VEVA</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[ACME]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
     <div>
       Avec la participation de :       <br />
              <br />
       Jean-Luc TOULY       <br />
       Coauteur de l'eau des multinationales (Ed. Fayard)       <br />
       Président de l'Association pour le Contrat Mondial de l'Eau &#8211; France       <br />
       (www.acme-eau.org)       <br />
              <br />
       Joseph SANGUINETTE       <br />
       Maire de Coudun       <br />
       Conseiller général du canton de Ressons (60)       <br />
              <br />
       Gilles MASURE       <br />
       Conseiller général du canton de Crépy-en-Valois       <br />
       Président de la commission Solidarité et Développement social       <br />
              <br />
              <br />
       Marie-Anne PETIT       <br />
       Chargée de mission       <br />
       Agence de l'eau Seine-normandie       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
]]>
</description>
   <link>http://www.acme-eau.org/Debat-public-l-eau-a-quel-prix-vendredi-16-mai-2008-a-20h30-a-la-MJC-de-Feigneux-avec-l-Association-Vivre-en-Vallee-d_a2016.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.acme-eau.org,2008:rss-915822</guid>
   <title>Les révoltés du Sedif</title>
   <pubDate>Fri, 18 Apr 2008 18:46:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Olivier Vilain Bakchich</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[REVUE DE PRESSE]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Contre la cherté de l’eau, cinq maires de gauche d’Ile-de-France écrivent à leurs pairs du Sedif (syndicat des eaux de la région) pour les inciter à revenir à une « gestion publique » de l’eau, déléguée jusqu’en 2010 au groupe privé Veolia. Guérilla en perspective…     <div><b>Le prix de l'eau en Ile-de-France reste dans le collimateur d'une poignée de maires de gauche. </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.acme-eau.org/photo/915822-1131933.jpg" alt="Les révoltés du Sedif" title="Les révoltés du Sedif" />
     </div>
     <div>
      Selon une enquête de l'association UFC Que Choisir, le groupe privé Veolia profiterait d'une marge de 61,2 % sur chaque mètre cube d'eau facturé aux 4 millions d'usagers de la petite couronne. Cela en ferait l'une des eaux les plus chères de l'Hexagone. Une affirmation démentie par la multinationale. Celle-ci bénéficie néanmoins d'un contrat de délégation de services publics, qui a toujours été renouvelé depuis 1923, conclu avec le Syndicat des eaux d'Ile-de-France (Sedif), présidé par le maire d'Issy-les-Moulineaux André Santini, qui regroupe les 146 communes de la petite couronne.       <br />
              <br />
       Au lendemain des municipales, ces communes renouvellent leurs délégués au sein du Sedif. Ceux-ci devront élire en mai prochain le président de cet organisme. La désignation de ces délégués revêt un caractère d'autant plus stratégique qu'ils devront se prononcer sur l'avenir du contrat liant le Sedif à Veolia, dont l'échéance arrive en 2010.       <br />
              <br />
       Plusieurs maires, dont Christian Méthairie (Val de Bièvre), François Lamy (Palaiseau), Patrick Braouzec (Plaine Commune), Dominique Voynet (Montreuil) et Philippe Kaltenbach (Clamart) ont donc choisi d'écrire, le 22 mars dernier, aux 146 maires concernés pour qu'ils saisissent « une occasion historique de basculer vers une gestion publique de l'eau ». Rien que ça ! Pour les mutins du Sedif, les maires d'Ile-de-France doivent « s'assurer que les délégués aient bien le mandat de travailler au sein du Sedif pour que celui-ci reprenne en régie publique la gestion de l'eau ».       <br />
              <br />
       Des conjurés n'en sont pas à leur coup d'essai, mais ils n'ont jamais réussi a faire bouger le rapport de force au sein du Sedif. Cette fois, les récidivistes s'appuient sur la volonté affichée de la mairie de Paris (Delanöe avait évoqué le sujet) de revenir à une gestion publique de l'eau et font miroiter, dans cette perspective, la mutualisation de la gestion de l'eau pour 8 millions d'usagers. Des arguments de poids qui préludent à de belles bagarres dans les tuyaux du Sedif !       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
]]>
</description>
   <photo:imgsrc>http://www.acme-eau.org/photo/imagette-915822-1131933.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.acme-eau.org/Les-revoltes-du-Sedif_a2013.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.acme-eau.org,2008:rss-915804</guid>
   <title>USAGERS DE L'EAU D'ILE-DE-FRANCE !  et toutes les  ASSOCIATIONS concernées par l'EAU                                                                          </title>
   <pubDate>Fri, 18 Apr 2008 18:13:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>JEAN-LUC TOULY</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[ACME]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Suite à la réunion du 9  février dernier à Ivry , l'acme, attac 94, attac 93 sud, attac 94 N , vous invitent à la Réunion de la "Coordination Eau Ile-de-France "
.avec Marc Laimé, Jean-Luc Touly, Jean-Claude Oliva      <div>
              <br />
       <b>En débat : </b>       <br />
              <br />
        <span class="u">1-Après les municipales et avant l'importante réunion du comité exécutif du SEDIF du 15 mai:  </span>                   <br />
                <ul class="list"><li><b> a) Quelles forces en présence ? </b></li></ul>       
                   <ul class="list"><li> <b>b) Quelle gestion à partir de 2011? (en fonction des choix proposés) ?</b> </li></ul>       
                    <ul class="list"><li> <b>c) Que souhaitons-nous et que pouvons-nous  envisager ?</b> </li></ul>       
              <br />
        <span class="u"> 2-Constitution de l'association "Coordination Eau IdeF »  représentant les  usagers        <br />
            et les associations, comme interlocutrice :</span>       <br />
           <ul class="list"><li> -du SEDIF( eau de 144 communes et de plus de 4 millions de consommateurs); </li></ul>       
           <ul class="list"><li> -de la SAGEP( eau de 2 millions de parisiens) ;</li></ul>       
            <ul class="list"><li>-du  SIAAP  ( assainissement  de 8 millions de franciliens dans et hors Paris) ;</li></ul>       
            <ul class="list"><li>-du Bassin Seine-Normandie et des institutions.</li></ul>       
              <br />
            <code>Face à la toute puissance des multinationales.       <br />
            Pour la promotion d'une gestion démocratique, soutenable et équitable de l'eau dans la région.</code>       <br />
                <br />
        <span class="u"> 3-Les axes d'action à très court terme et moyen terme, avec appel de volontaires,        <br />
            et approbation   des participants.</span>       <br />
              <br />
               <br />
          <b> LUNDI 5 MAI 2008 A 20H  à   CHAMPIGNY-SUR-MARNE </b>          <br />
                                            Salle du square Desvillettes        <br />
              <br />
       ( Depuis Paris Sortie de l'autoroute A4 "Bry-sur-marne, Champigny" puis direction centre ville        <br />
        mairie par l'avenue de la République c'est à 50 m à gauche)&#8230;       <br />
        ou par le R.E.R .E direction  Villiers  station «les boullereaux» c'est à 100m à gauche        <br />
        en sortant de la gare)       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
        <b>  Nous comptons donc sur votre présence et votre soutien !.</b>       <br />
              <br />
              <br />
       D'ores et déjà vous pouvez communiquer avec nous par l'adresse mail : <a class='' href="mailto:eau-idf@orange.fr">eau-idf@orange.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>A l'initiative de l'acme, d' attac 94 et  attac 94 Nord </b>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
]]>
</description>
   <link>http://www.acme-eau.org/USAGERS-DE-L-EAU-D-ILE-DE-FRANCE-!-et-toutes-les-ASSOCIATIONS-concernees-par-l-EAU_a2012.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.acme-eau.org,2008:rss-913759</guid>
   <title>   APPEL AUX USAGERS DU SYNDICAT DES EAUX D'ILE-DE-FRANCE  (SEDIF)</title>
   <pubDate>Wed, 16 Apr 2008 19:05:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Coordination IdF</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[LE SEDIF]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.acme-eau.org/photo/913759-1129100.jpg" alt="   APPEL AUX USAGERS DU SYNDICAT DES EAUX D'ILE-DE-FRANCE  (SEDIF)" title="   APPEL AUX USAGERS DU SYNDICAT DES EAUX D'ILE-DE-FRANCE  (SEDIF)" />
     </div>
     <div>
      <b>L'eau est un bien commun qui doit être préservé des intérêts privés !       <br />
              <br />
                 MOBILISONS- NOUS POUR LE RETOUR EN REGIE PUBLIQUE        <br />
                                 DE LA DISTRIBUTION D'EAU !</b>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Les usagers tolèreront-ils que le mariage contre nature SEDIF-Compagnie Générale des Eaux scellé depuis 1923 se prolonge encore après le contrat en cours qui expire fin 2010 ?       <br />
              <br />
       Mettons fin au « business de l'eau » qui a permis aux multinationales CGE-Véolia (ex Vivendi), Lyonnaise des eaux (Suez) et Saur (ex-Bouygues) de bâtir leurs empires financiers, industriels et médiatiques sur le dos des usagers, grâce aux complaisances ou la passivité de trop nombreux élus !       <br />
              <br />
       Exigeons des réponses claires aux dénonciations de la Cour régionale des comptes, du Conseil de la concurrence et de l'U.F.C « Que Choisir » sur la gestion opaque, les appels d'offres ,  les provisions pour travaux n'ayant pas été utilisés à bonne fin, le prix excessif de l'eau et des branchements, contestons les redevances de dépollution injustement supportées à 85% par les usagers domestiques et non par les industriels et agriculteurs qui sont les plus gros pollueurs...       <br />
              <br />
       Intervenons sans tarder auprès de nos maires et élus délégués au SEDIF pour qu'ils se prononcent pour le retour en régie publique de la distribution d'eau, alors que d'ici  l'automne 2008  doit être retenu le nouveau mode de gestion à partir du 01/01/2011.       <br />
              <br />
       Les exemples de villes comme Grenoble, Cherbourg, Castres, Tournon etc... grâce à leurs élus, au contrôle renforcé des usagers et de leurs associations, ont permis :       <br />
              <br />
                <b>-une réduction importante du prix de l'eau       <br />
              -une meilleure préservation de la ressource       <br />
                -l'utilisation à bonne fin des provisions pour travaux        <br />
               -l'amélioration des conditions de travail des agents etc...</b>       <br />
              <br />
       Le maire de Paris s'est engagé à confier la distribution d'eau dans la capitale à un opérateur public unique. Ce qui est possible pour les 2 millions de parisiens l'est également pour les plus de  4 millions d'habitants des 144 communes du SEDIF !       <br />
              <br />
       Usagers, associations, syndicats, élus, rien ne se fera sans nous! Trop d'intérêts sont en jeu !       <br />
                 <b> -  imposons une gestion démocratique et transparente       <br />
                   - rejoignons la Coordination eau IdeF        <br />
                   - interpellons les élus qui ne se sont pas encore prononcés pour la gestion publique       <br />
                   - signons la pétition «  STOP à la surfacturation et au gaspillage de l'eau » * </b>       <br />
                  <br />
                      <b>RASSEMBLEMENT MARDI 14 MAI A PARTIR DE 18H30 DEVANT LE SIEGE DU SEDIF        <br />
                   14, rue Saint-Benoît à PARIS (métro Saint-Germain-des-Prés)</b>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Coordination eau I-de-F pour le retour en régie publique de la distribution d'eau: (acme, et les comités locaux d' attac: 93 sud, 94, et 94 N)       <br />
       Contact: «  <a class='' href="mailto:eau-idf@orange.fr">eau-idf@orange.fr </a>        <br />
              <br />
       Infos et signature de la pétition sur « <a class="link" href="http://www.acme-eau.org">http://www.acme-eau.org</a>»                                                                                                                                                                                                                                <br />
                                                                                                                                             le 16/04/2008       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
]]>
</description>
   <photo:imgsrc>http://www.acme-eau.org/photo/imagette-913759-1129100.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.acme-eau.org/APPEL-AUX-USAGERS-DU-SYNDICAT-DES-EAUX-D-ILE-DE-FRANCE-SEDIF-_a2010.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.acme-eau.org,2008:rss-913748</guid>
   <title>Marché de l'eau à Lille : une plainte à 316 millions d'euros</title>
   <pubDate>Wed, 16 Apr 2008 18:43:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>F Arfi Mediapart</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[L'EAU DE LILLE]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
     <div>
      L'ancien Premier ministre socialiste, Pierre Mauroy, vient de recevoir un cadeau empoisonné pour son départ, le 18 avril, de la présidence de la communauté urbaine de Lille. Il s'agit d'une plainte contre X pour «abus de confiance, complicité, faux et usage», enregistrée le 7 avril dernier au bureau pénal du Tribunal de grande instance de Lille.       <br />
              <br />
       Sur neuf pages, le document rédigé par l'avocat parisien William Bourdon met en lumière plusieurs délits présumés commis dans le cadre du contrat du marché de l'eau potable qui lie, depuis 1985, la communauté urbaine de Lille Métropole et son délégataire privé, la Société des Eaux du Nord (SEN), propriété à 50-50 des deux géants du secteur : la Lyonnaise des eaux et Véolia.       <br />
              <br />
       Déposée par Eau Secours, une association locale d'usagers et d'élus (de droite ou de gauche), cette plainte considère le conglomérat privé et la collectivité locale, présidée depuis 1989 par M. Mauroy, comme «co-responsables» des «graves préjudices» subis depuis vingt-trois ans par les 1,2 million de consommateurs d'eau de l'agglomération lilloise.       <br />
              <br />
       Dans plusieurs villes, les contrats de marché de l'eau potable font l'objet de vives polémiques entre tenants du système de la délégation privée &#8211; le plus répandu dans les grandes agglomérations &#8211; et les partisans d'un retour à la régie publique, dont l'association Acme est la principale agora en France. La plainte, dont Mediapart révèle la teneur, vient aujourd'hui placer le débat sur le terrain judiciaire, après de vaines tentatives de médiation entre les principaux acteurs du dossier lillois.       <br />
              <br />
       De quoi s'agit-il, exactement ? A Lille, les premières mises en cause remontent à plus de dix ans. D'abord portées par quelques élus isolés, elles ont pris une ampleur toute particulière en mai 1997 avec la publication d'un «avis budgétaire» de la Chambre régionale des comptes Nord-Pas-de-Calais. La juridiction relevait qu'entre 1985 et 1996, la Société des Eaux du Nord avait perçu, sans les utiliser, plus de 164 millions d'euros versés par le contribuable au titre des «provisions pour renouvellement» &#8211; c'est-à-dire les travaux à prévoir sur le réseau de canalisation.       <br />
              <br />
       164 millions d'euros pour des travaux fictifs       <br />
              <br />
       Ces prévisions de travaux, qui n'ont en réalité jamais eu lieu, ont malgré tout été incluses par la SEN dans le calcul du prix de l'eau au m3, ce qui a eu pour effet pervers de faire gonfler artificiellement la facture. Conclusion de la Chambre régionale des comptes : il faut rembourser l'argent indûment empoché.       <br />
              <br />
       La communauté urbaine de Lille affirme avoir obtenu, en 2001, la restitution de 14% (24 ME) de la somme globale. Mais dans sa plainte, Eau Secours parle de «circonstances inconnues» et de «démarches non publiques» au sujet de ce premier remboursement. Quoi qu'il en soit, il reste encore aujourd'hui 140 millions d'euros de dettes pour la SEN, dont l'association réclame la restitution sans délai, plus 176 millions d'euros d'intérêts. Soit la coquette somme de 316 millions d'euros !       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Pour les plaignants, le contribuable lillois a été juridiquement victime d'un «abus de confiance». En l'espèce : un «détournement d'affectation», la SEN n'ayant pas fait «un usage déterminé des fonds remis», argue Me Bourdon dans la plainte. «Ce détournement est constitué notamment en cas d'utilisation de fonds à des fins étrangères à celles qui avaient été stipulées dans le contrat », note l'avocat parisien. Il décèle un «indice» de «l'intention délictueuse» de la SEN dans «l'absence de traçabilité (dans les comptes de l'entreprise, NDLR) des différentes opérations portant sur les sommes provisionnées».       <br />
              <br />
       Sur le terrain des responsabilités présumées, l'association Eau Secours ne fait pas de distinction entre la SEN et Lille Métropole, considérées comme «co-responsables» des dérives décrites. Et s'interroge sur «les contreparties de cette entente qui a conduit la communauté urbaine à s'abstenir volontairement d'obtenir la restitution de la totalité des sommes» en jeu.       <br />
              <br />
              <br />
       Où sont passés les emplois promis ?       <br />
              <br />
       Mais ce n'est pas tout. Un autre délit pénal est visé par la plainte. Il s'agit, cette fois, de «faux et usage». En avril 1998, un avenant au contrat de 1985 &#8211; il y en a eu dix-sept en vingt ans ! &#8211; a été signé entre Lille Métropole de Pierre Mauroy et la SEN. Faisant suite aux sommations de la chambre régionale des comptes un an plus tôt, celui-ci prévoyait notamment, en compensation des provisions indûment perçues, l'embauche d'une centaine de personnes par la SEN dans le cadre du contrat de l'eau.       <br />
              <br />
       La SEN affirme aujourd'hui avoir tenu parole en ayant créé 156 emplois dans plusieurs de ses filiales. Mais les responsables d'Eau Secours, au premier rang desquels son président, l'élu de la commune de Lambersart, Eric Darques, avancent aujourd'hui dans leur plainte que «la preuve n'est pas rapportée de ce que les emplois nets ont été effectivement créés, pour quel type de mission, quelle durée et quelle activité».       <br />
              <br />
       Dans le maquis comptable de la SEN (14 kilos de documents), Eau Secours affirme également avoir découvert que les chiffres des personnels de la SEN rapportés dans les bilans sociaux fournis à la communauté urbaine de Lille entre 1998-2005 ne correspondent pas à l'état des lieux réels des entrées et sorties des employés de la SEN, dont les plaignants ont réussi de haute lutte à obtenir communication. Pour eux, cela ne fait pas de doute: la SEN a voulu «masquer aux usagers et à tout observateur la réalité exacte des flux financiers». D'où la qualification de «faux et usage».       <br />
              <br />
       «Nous n'avons aucune preuve que les personnes embauchées, si elles l'ont été, ont travaillé à la SEN au bénéfice de la communauté urbaine ! Et nous n'avons aucun moyen de contrôle», vitupère le conseiller municipal de droite de Lambersart, Eric Darques, président d'Eau Secours. Par ailleurs membre de l'Association des élus républicains contre la corruption (Anticor), parrainée par l'ancien juge financier Eric Halphen, M. Darques dénonce «l'inertie complète de tous les élus de la communauté urbaine sur ce dossier, de quelque bord politique qu'ils soient».       <br />
              <br />
       Contactées, la direction de la Société des Eaux du Nord, présidée par Philippe Dupraz, et la communauté urbaine de Lille ont toutes les deux fait la même réponse à Mediapart : «N'ayant pas eu communication officielle de la plainte, nous ne nous prononçons pas, pour le moment, sur cette affaire.»       <br />
              <br />
       Il l'avait annoncé en novembre dernier. Président de l'association Eau Secours, Eric Darques a déposé une plainte le 8 avril dernier contre X pour « abus de confiance, complicité, faux et usage » dans le cadre du contrat de gestion de l'eau potable qui lie la communauté urbaine de Lille (LMCU) à la société des eaux du Nord (SEN). L'information a été révélée, hier, par le site Mediapart.        <br />
       Le motif de cette plainte ? La non-restitution de 164 millions d'euros provisionnés par la SEN sur le dos des contribuables de la métropole. Enregistrée au titre des « provisions pour le renouvellement », cette somme aurait dû servir à effectuer des travaux sur le réseau. Sauf que la SEN ne l'a jamais utilisée. Ni rendue à LMCU. « Cela fait aujourd'hui plus de 340 millions d'euros avec les intérêts, explique Eric Darques. Je veux que tous les usagers de l'eau de la métropole [ils sont 1,2 million] reçoivent un chèque. Comme cela, ils se rendront compte de l'ampleur du scandale. »  20 mn       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       Une association réclame 316 millions d'euros à LMCU et la SEN        <br />
              <br />
       Une plainte contre X pour « abus de confiance, complicité, faux et usage »a été déposée par l'association Eau Secours a été déposée au Tribunal de Grande instance de Lille, révèle aujourd'hui Mediapart. L'association, qui regroupe des usagers et des élus, pointe des délits présumés commis depuis 1985 dans la gestion de l'eau par LMCU. Et réclame plus de 300 millions d'euros.        <br />
              <br />
       Le contexte. La plainte arrive alors que Pierre Mauroy doit quitter la présidence de LMCU après-demain, qu'il occupe depuis 19 ans. En cause ? Des délits présumés concernant le contrat de marché de l'eau potable entre LMCU et la société privée à qui est confiée la gestion de l'eau, la Société des Eaux du Nord. La firme, propriété à part égale par Véolia et la Lyonnaise des eaux, gère la distribution de l'eau des 1,2 millions de consommateurs de la métropole.        <br />
              <br />
       « Abus de confiance et complicité ». Ce volet de l'affaire a réellement pris de l'importance avec la publication en 1997 d'un « avis budgétaire » de la chambre régionale des comptes, qui pointait un trop perçu de 164 millions d'euros versés par le contribuable. La raison ? Une hausse de prix destinée à financer des travaux sur les canalisations... qui n'ont jamais eu lieu.        <br />
       Et si LMCU dit avoir obtenu le remboursement de 24 millions d'euros, ils en reste encore 140. Auxquels s'ajoutent 176 millions d'euros réclamés à la Société des eaux du Nord et LMCU - considérées par l'association comme « co-responsables » par l'association. Soit 316 millions d'euros.        <br />
              <br />
       « Faux et usage ». Un an après la publication de ce rapport, un avenant entre la Société des eaux du Nord et LMCU prévoyait l'embauche d'une centaine de personnes et la compensation des sommes perçues. Mais selon les plaignants, la preuve n'aurait pas été apportée de la réalité de ces emplois, ni des types de missions qui en découleraient.        <br />
              <br />
       la voix du nord       <br />
              <br />
       Nord Eclair       <br />
              <br />
              <br />
       JUSTICE - Plainte déposée contre le marché de l'eau       <br />
               <br />
       Suite de la polémique lancée en 2006 par Eric Darques et l'association Eau Secours contre le marché de l'eau dans la métropole. Elle a déposé plainte contre X pour abus de confiance, faux et usage de faux.        <br />
       br /> Eric Darques dit avoir choisi son moment. A quelques jours du départ de Pierre Mauroy de la présidence de la communauté urbaine, il a, le 7 avril, déposé une plainte auprès du parquet de Lille pour «abus de confiance, complicité, faux et usage». Le parquet de Lille, hier soir, a confirmé avoir bien enregistré cette plainte émanant de l'association Eau Secours dont Eric Darques fait partie mais n'a pas donné de précision sur les suites qu'il entend lui donner. Il lui faut, pour cela, étudier la plainte en question.        <br />
       Elle fait suite à une polémique lancée par Eau Secours, mais surtout Eric Darques, à propos du contrat passé en 1985 entre la communauté urbaine de Lille, alors présidée par Arthur Notebart et la Société des Eaux du Nord. Eau Secours demandait à la communauté urbaine de récupérer 140 millions d'euros qu'elle jugeait «indument perçus» par la SEN, ces sommes devant servir à des travaux qui n'avaient pas été effectués.       <br />
       Cela faisait suite à un audit de la Chambre régionale des comptes (il avait été demandé en 1994 par la Communauté urbaine), suite auquel la collectivité avait fait réaliser des expertises. «Nous avons été les premiers à mettre le doigt sur ce problème et à vouloir réviser le contrat par un jeu d'avenants successifs» rappelait-on à la communauté en novembre dernier, quand Eric Darques avait menacé de porter plainte. En 1996, la SEN avait été contrainte de baisser le prix du m3 d'eau de 43 centimes de francs de l'époque et, toujours selon la communauté, «156 millions d'euros ont été réaffectés pour faire des travaux sur le réseau et les équipements».        <br />
       Le vice-président chargé de l'eau, Francis Vercamer déclare donc que «les avenants 6 et 7 au contrat règlent tout, le déséquilibre est corrigé!» Passablement agacé par cette histoire, il répète: «la société des eaux du Nord ne nous doit pas de l'argent, mais des travaux». Francis Vercamer ajoute aussi: «De toute façon, on ne laissera pas la Société des eaux du Nord partir avec le pognon, les crédits qui ne seront pas dépensés par la SEN devront être remboursés à la communauté urbaine».        <br />
       Cette réponse ne satisfait pas Eric Darques qui a demandé des explications chiffrées à la collectivité. «Je n'ai rien reçu» explique-t-il «il n'y a donc aucun moyen de vérifier ces déclarations». Il dit réclamer aujourd'hui «164 millions d'euros perçus par la SEN et les intérêts de cette somme qui se montent à 176 millions».       <br />
       Hier, la communauté urbaine ne réagissait pas à cette information. La plainte étant déposée contre X, elle n'en était pas officiellement informée. Du côté de la SEN, un communiqué commun a été publié sur le site internet Médiapart, le premier à évoquer cette plainte. Il est co-signé du PDG Philippe Dupraz et des organisations syndicales de la SEN (CGT, FO, CFDT, CGC et CFTC). Tous se disent «excédés» de se «faire trainer dans la boue sur un sujet qui esqt trité depuis plus de 10 ans avec la communauté urbaine       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
]]>
</description>
   <link>http://www.acme-eau.org/Marche-de-l-eau-a-Lille-une-plainte-a-316-millions-d-euros_a2009.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.acme-eau.org,2008:rss-912902</guid>
   <title>L'eau c'est la vie</title>
   <pubDate>Wed, 16 Apr 2008 08:26:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Unicef</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[ACME]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
     <div>
      En 2015, 3 milliards de personnes n'aura pas accès à une eau potable selon l'UNICEF.        <br />
       Aujourd'hui 20% de la population mondiale demeure toujours privée d'une alimentation en eau salubre alors que 50% ne bénéficie d'aucun assainissement adéquat.       <br />
              <br />
       En Chine 80 % des grands axes fluviaux sont tellement pollués que les poissons n'y vivent plus.        <br />
       En France, plus de la moitié de nos nappes phréatiques sont empoisonnées, en raison des apports de matières organiques, principalement liés aux rejets des stations d'épuration et aux rejets de phosphates, nitrates et pesticides.        <br />
              <br />
       Plus de 100 000 molécules chimiques sont déversées dans l'eau sans bilan sur l'écosystème. Plus de 50 % des eaux du littoral ne serait pas en bon état du fait de la présence de substances toxiques et des proliférations d'algues vertes et de phytoplancton, toxique ou non. Il faut entre 100 et 300 siècles pour que l'eau d'une nappe phréatique se renouvelle complètement.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
]]>
</description>
   <link>http://www.acme-eau.org/L-eau-c-est-la-vie_a2008.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.acme-eau.org,2008:rss-906248</guid>
   <title>Choletais-Eau secours : quel prix pour l'eau ? </title>
   <pubDate>Wed, 09 Apr 2008 07:51:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Ouest France</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[REVUE DE PRESSE]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
     <div>
      Le contrat signé avec la Lyonnaise des eaux arrive à échéance. Alors, délégation de service public ou régie ? L'association veut participer au débat.       <br />
       Pour Choletais-Eau secours, l'année 2008 va être déterminante. L'association, créée en février 2007, se mobilise pour que la population et les élus se posent sérieusement la question de la gestion de l'eau dans l'agglomération choletaise. La distribution doit-elle est gérée par une société privée ou par la collectivité ? Les élus de communauté d'agglomération devraient en décider à l'automne.        <br />
              <br />
       Dans la plupart des communes du Choletais, la distribution de l'eau est gérée par des délégataires de service public : la Lyonnaise des eaux (groupe Suez) ou Véolia (ex-Générale des eaux). Mais est-ce le bon choix ? L'eau ne serait-elle pas moins chère en régie directe ? En formulant des questions parfois embarrassantes, en donnant des chiffres, l'association a mis la puce à l'oreille des consommateurs qui sont aussi des payeurs.       <br />
              <br />
       Prendre part au débat       <br />
              <br />
       Un exemple troublant : en passant de l'affermage à la gestion en régie directe, la ville de Châtellerault a fait baisser de 30 % le prix de son eau. « Nous avons une explication à cela. En régie, l'eau est vendue à prix coûtant, alors qu'en délégation de service public le prix est révisé tous les ans à partir d'une formule, précise Aurélie Sevet, présidente de l'association. La ville de Lyon a réussi à faire baisser le prix du mètre cube de 28 centimes simplement en faisant changer cette formule. »        <br />
              <br />
       L'association remarque aussi que les comptes remis chaque année aux élus par les sociétés privées sont rarement clairs : la réglementation ne leur impose pas de donner le détail de certaines dépenses comme les « frais de siège ». En outre les effectifs en « équivalents temps pleins » sont difficiles à vérifier...       <br />
              <br />
       Alors que le contrat qui lie Cholet à la Lyonnaise des eaux arrive à échéance, l'association Choletais-Eau secours veut prendre part au débat. « Nous voulons participer aux travaux de la Commission consultative des services publics locaux (CCSPL). Les associations ne jouent qu'un rôle consultatif mais nous pouvons apporter des informations. À la rentrée 2007, Gilles Bourdouleix nous a dit que notre candidature allait être étudiée par le nouveau conseil de communauté mis en place lundi prochain. »        <br />
              <br />
       M. C.       <br />
              <br />
              <br />
       L'association Choletais-Eau secours tiendra son assemblée générale ce soir à 20 h 30, salle de La Bruyère. Entrée est libre et gratuite.        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
]]>
</description>
   <link>http://www.acme-eau.org/Choletais-Eau-secours-quel-prix-pour-l-eau-_a2005.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.acme-eau.org,2008:rss-905085</guid>
   <title>La Seyne-sur-Mer : Faut-il « municipaliser » l'eau ? </title>
   <pubDate>Tue, 08 Apr 2008 08:08:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Var matin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[REMUNICIPALISATION EN FRANCE]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
     <div>
      Cela a été l'un des sujets les plus chers à la liste conduite par Marc Vuillemot durant la campagne électorale. C'est d'ailleurs la huitième des dix premières mesures annoncées par la nouvelle municipalité : « engagement d'une étude impartiale pour parvenir à un retour en gestion publique de l'eau potable ». Pour autant, l'affaire n'est pas pliée.       <br />
              <br />
       « Ce n'est pas par doctrine idéologique que l'équipe « La Seyne dans le bon sens » veut tendre vers l'objectif de re-municipaliser les services qui ont été privatisés, expliquait le candidat Marc Vuillemot, mais c'est bien parce que le service public, ça marche, et c'est égalitaire. »       <br />
              <br />
       « Il faut toutefois être réaliste. Dénoncer un accord de délégation de services publics, ça représente un coût parfois énorme pour la commune. Cela paraît difficile, voire impossible, pour certains d'entre eux, surtout au vu de l'état de nos finances », tempérait-il.       <br />
              <br />
       SEERC : « La volonté de rencontrer le maire »       <br />
              <br />
       Si le responsable local de la SEERC (1) a appris les intentions de Marc Vuillemot « par voie de presse », il n'a pour l'instant reçu aucune information directe de la part des autorités municipales. « Nous avons d'ailleurs demandé un entretien avec le maire pour évoquer ensemble ce service, explique Marc Gorlier. Nous nous occupons à La Seyne des achats d'eau, relevés, entretien du réseau, facturations, etc. Notre activité sur la commune me semble plutôt bonne. »       <br />
              <br />
       La délégation de service public liant La Seyne à la SEERC court jusqu'en 2017, et une rupture de contrat aurait un coût conséquent pour les finances de la ville. Même constat pour le service de l'assainissement, dévolu à l'entreprise Véolia jusqu'en 2015.       <br />
              <br />
       1. Société d'entretien et d'équipement des réseaux communaux.       <br />
              <br />
       Eau privée à Sanary « A mes yeux, ce n'est pas un problème idéologique, mais bien un débat pratique », estime Ferdinand Bernhard, maire de Sanary, qui a opté pour une délégation à la Société des eaux de Marseille. « Certes, la privatisation coûte cher, mais au final cela a des avantages pratiques, sécuritaires et même financiers. Pratique car ces sociétés spécialisées disposent des effectifs et des outillages nécessaires au bon entretien des réseaux, et pour parer à toute intervention. Sécuritaire car on sait que l'eau est un sujet ultra-sensible, et leurs installations, à l'échelle municipale, représenteraient un investissement colossal. Et financier car le montant de la facture communale est connu à l'avance, et met le contribuable à l'abri de mauvaises surprises. A Sanary, les risques tels que sécheresse et fuites sont ainsi à la charge de l'exploitant. » Eau publique à Six-Fours « Il s'agit typiquement d'un service public que les communes peuvent assurer, estime pour sa part Jean-Sébastien Vialatte, député-maire de Six-Fours. Elles peuvent dégager des marges de man&#339;uvres pour l'investissement puisqu'elles n'ont pas à rémunérer le délégataire. Les principaux avantages que la commune et les usagers tirent de ce service sont un service de proximité, avec une réactivité optimale 24 h/24, même si cela nécessite l'intervention d'entreprises pour certains travaux ; un haut niveau de maintenance de nos installations (beaucoup de maintenance préventive) ; des investissements appropriés conditionnés par l'amélioration des conditions d'exploitation ; un tarif calculé au plus juste ; un niveau d'équipement remarquable (nous avons réalisé le remplacement de la quasi-totalité des branchements en plomb sur le réseau public, soit bien avant l'échéance réglementaire de 2013). Si, à la différence des grands distributeurs, nous ne disposons pas du même niveau d'expertise et d'ingénierie, il n'empêche que dans la pratique les actions sur le terrain sont prépondérantes. Par ailleurs, la réglementation est la même pour tous. Le contrôle sanitaire effectué par la DDASS n'est pas moins exigeant lorsqu'il s'agit d'une régie municipale. Or nous n'avons pas d'incident à déplorer à ce niveau à Six-Fours. Donc le mode de gestion ne veut pas dire que le niveau de sécurité soit différent. La régie est plutôt bien réactive ; et rien ne nous empêche non plus de faire appel à des entreprises spécialisées. »        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
]]>
</description>
   <link>http://www.acme-eau.org/La-Seyne-sur-Mer-Faut-il-municipaliser-l-eau-_a2004.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.acme-eau.org,2008:rss-902387</guid>
   <title>Pérou : quand on attrape le brouillard</title>
   <pubDate>Fri, 04 Apr 2008 16:05:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>acme</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[DOSSIER DES CONTINENTS]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
     <div>
      Capter l'eau du brouillard pour alimenter des régions désertiques, voilà ce qui occupe une confrérie de sourciers bien particuliers. Du Népal à l'Afrique du Sud, de l'Erythrée au Chili, ils tendent des filets à flanc de montagnes et y prennent au piège les précieuses gouttes d'or bleu que la brume apporte.       <br />
              <br />
       De l'arbre fontaine (ici un olivier à Oman) au filet attrape-brouillard (El Tofo, Chili) et ses mailles de polyéthylène. (c) Fogquest        <br />
       Ce tour de magie s'inspire du phénomène naturel des précipitations occultes, dites aussi précipitations horizontales. Dans certains milieux, notamment sous les latitudes tropicales, la brume est si dense que lorsqu'elle passe au travers de la végétation, elle y dépose de minuscules gouttelettes. Ces dernières ruissellent le long des feuilles et des branches pour finir sur le sol. Le volume d'eau ainsi récupéré est difficile à quantifier, mais l'on sait qu'il est essentiel à certains milieux naturels tels que les bien nommées forêts de nuages (elles représentent un quart des forêts tropicales) ou bien encore les paramos, ces prairies humides de haute altitude.        <br />
              <br />
       Avant de réussir à mettre au point ses propres instruments, l'homme a occasionnellement profité de véritables "arbres fontaines" au feuillage particulièrement efficace. Ainsi par exemple de ce laurier de l'île El Hierro des Canaries qui fut utilisé dès le XVIIe siècle par les bergers pour alimenter un abreuvoir. Mais depuis les années 1980, ce sont de vastes filets de fines mailles plastiques (polyéthylène) qui sont utilisés. Les gouttelettes y ruissellent jusqu'à une gouttière qui court sous son bord inférieur. Ces pièges à brume peuvent atteindre 50 m2. Ils sont installés dans des endroits propices, en fonction de la configuration du terrain et du vent. Simples, économiques, ne consommant aucune énergie, ils peuvent produire chaque jour jusqu'à plus de 50 litres par mètre carré !       <br />
              <br />
       C'est à Lima, la capitale du Pérou, que je pars rencontrer l'un des promoteurs de cette technique. Par le hublot du vol qui m'y amène d'Iquitos, c'est un accéléré de cours de géographie péruvienne qui passe sous mes yeux. D'abord défile l'immense tapis verdoyant de la forêt amazonienne : les précipitations annuelles peuvent y monter à 3,80 m, des dizaines de milliers de personnes y vivent sur l'eau. Puis ce sont les écailles des montagnes et les hauts plateaux de la chaîne des Andes, tout en nuances d'ocre et de rosé. Presque à destination, l'avion entame ses man&#339;uvres au-dessus de la côte Pacifique avant de plonger à travers la triste brume grise qui la recouvre. Dans le ciel de Lima, les nuages sont omniprésents... mais ils ne font que passer. Avec des précipitations qui plafonnent à quelques centimètres par an, c'est dans un désert que vivent les 8 millions d'habitants de la capitale.       <br />
              <br />
        "Attention, zone de brouillard". La panamericana, accrochée aux pentes qui plongent dans l'océan Pacifique, baigne dans les nuages de basse altitude poussés par le vent vers la terre.       <br />
       J'y suis accueilli par Jacques Béharel, un ingénieur français installé depuis des dizaines d'années au Pérou. Ensemble nous prenons la Panamericana, cette route qui suit la côte Pacifique, pour aller visiter le site de Pasamayo Fariente à 60 km au nord de Lima. Le projet a été mis en place en 1993. Il s'agissait de lutter contre l'érosion qui menaçait d'ensabler la route. Plus de 10 000 arbres furent ainsi plantés sur les pentes surplombant la Panamericana. Et pour alimenter les rangées d'arbustes, dans cette région où il pleut seulement 3 cm d'eau par an, on fit appel à Jacques Béharel et à ses filets attrape-brouillard. Le reboisement est effectivement une utilisation importante des filets : après quelques années où leur croissance est soutenue par l'eau du brouillard, le feuillage des jeunes plants devient suffisamment touffu pour qu'ils captent eux-mêmes l'humidité nécessaire à leur développement.        <br />
              <br />
       Mais cela fait maintenant des années que le site de Pasamayo a été abandonné par ses promoteurs. Des filets, il ne reste que quelques poteaux en bambou plantés dans le sol : ils ne réussissent plus qu'à intriguer les bergers coutumiers du lieu. Un peu plus bas, les centaines de rangées d'arbres sont toujours là, mais ils n'ont à offrir que des silhouettes rachitiques et des branches cassantes. Jacques Béharel, lors de la visite, ne décolérera pas contre l'instabilité politique au sommet de l'Etat péruvien, responsable selon lui de l'abandon du projet.       <br />
              <br />
        Lors de la visite à Pasamayo, nous rencontrons des bergers qui s'étonnent de la présence de "gringos" (des blancs) sur ces pentes. La technique des filets attrape-brouillard suscite leur intérêt, et nous leur apportons une explication bienvenue à la présence intrigante des poteaux plantés là ! Généralement, lors de projets d'implantation, les discussions avec les populations locales peuvent apporter des informations précieuses sur les zones de brouillard.       <br />
       Heureusement la technique des filets attrape-brouillard a connu de plus grands succès. Ainsi d'El Tofo, au nord du Chili, qui est depuis la fin des années 1980 un site d'étude de la brume très présente sur ses crêtes. En 1992, grâce à des fonds canadiens, le site a élargi ses fonctions. Pas moins de 100 filets furent installés, la production monta à 15 000 litres par jour. Un système de distribution fut construit pour amener cette eau jusqu'au village de Chunguno, 7 km en aval. La communauté locale s'organisa alors pour opérer et maintenir le système. Et pendant dix ans, au lieu de faire appel à un coûteux approvisionnement par camions-citernes, les 300 habitants de ce village au milieu du désert ont consommé l'eau du brouillard.        <br />
              <br />
       Le site d'El Tofo. Chaque filet de 50m2 produisait en moyenne 150 litres par jour.       <br />
       Si ce projet a permis de prouver la viabilité d'une telle source alternative d'approvisionnement en eau, il offre un autre exemple des difficultés qui peuvent surgir lors de sa mise en place. En 2003 en effet, après une décennie de bons et loyaux services, les filets attrape-brouillard sont tombés en désuétude. La population de Chunguno s'en est désintéressée pour réclamer aux autorités des solutions plus clinquantes.        <br />
              <br />
       Pilar Cereceda Troncoso est une géographe à l'université de Santiago et membre fondatrice de Fogquest, une ONG dédiée à la promotion des filets attrape-brouillard. Dans un article de Libération, elle analysait ainsi les difficultés du projet : «Beaucoup d'équipements ont été volés. Les municipalités devaient prendre le relais, mais ça n'a pas marché.» En attendant l'hypothétique construction d'une usine de dessalement ou d'un pipeline, ce sont de nouveau des camions-citernes qui viennent alimenter les foyers du village.        <br />
              <br />
       Un faubourg du nord de Lima., où l'alimentation en eau se fait essentiellement par camions-citernes.       <br />
       De retour de Pasamayo Fariente, nous traversons les immenses faubourgs de Lima. Les rangées de maisons de fortune s'étalent sur la terre aride, à flanc de collines et au fond des vallées. Pour les populations pauvres de ces quartiers, l'alimentation par camion-citerne est la norme, à un coût élevé et sans garantie de qualité. Aujourd'hui Lima trouve son eau dans les quelques rivières qui descendent des Andes ainsi que dans les nappes phréatiques. La métropole doit faire face non seulement à la pollution de ces ressources, mais aussi à la baisse du débit des cours d'eau en raison du recul des glaciers des Andes. Lima, une des plus grandes métropoles au monde située dans un désert, est menacée par la pénurie d'eau. Les autorités en prennent conscience, et elles tablent aujourd'hui sur le dessalement de l'eau de l'océan Pacifique.        <br />
              <br />
       Par le pare-brise, je regarde de nouveau la basse couche de nuages qui presque toute l'année recouvre la côte. L'eau qu'elle contient vient aussi de l'océan, mais ce sont le soleil et le vent qui se chargent de son dessalement et de son transport. Le captage de brouillard est loin de pouvoir répondre aux immenses besoins de la métropole, mais il permet de soutenir un village ou des cultures. Alors que de plus en plus la moindre goutte d'eau devient précieuse, je me dis que de nombreux champs de filets attrape-brouillard pourraient bien un jour fleurir sur les pentes arides de la côte péruvienne.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
]]>
</description>
   <link>http://www.acme-eau.org/Perou-quand-on-attrape-le-brouillard_a2001.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.acme-eau.org,2008:rss-901811</guid>
   <title>Eau: bouteille ou robinet?</title>
   <pubDate>Fri, 04 Apr 2008 08:19:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>acme</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[ACTUALITES / MANIFESTATIONS]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
     <div>
      Etes vous comme 67% des Français?        <br />
       Les Français consomment toujours plus d'eau du robinet que d'eau en bouteille, selon le dernier baromètre "Les Français et l'eau" réalisé par l'institut TNS Sofres pour le Centre d'Information sur l'Eau et paru jeudi 3 avril. Cette treizième édition du baromètre confirme une tendance déjà observée l'an dernier lors de la dernière étude.       <br />
              <br />
       L'eau du robinet, bonne?       <br />
              <br />
       L'écart de consommation entre l'eau du robinet et l'eau plate en bouteille se creuse encore un peu plus cette année. Si le nombre de personnes déclarant boire de l'eau du robinet reste stable (67%), moins de personnes boivent de l'eau en bouteille par rapport à 2007 (56% au lieu de 60%).       <br />
              <br />
       46% des Français alternent les deux eaux. Mais parmi eux, les buveurs d'eau du robinet (59%) sont plus nombreux que les buveurs d'eau en bouteille (41%).       <br />
              <br />
       Pourquoi ce phénomène de consommation?       <br />
              <br />
       Cette tendance à la consommation d'eau du robinet s'explique notamment par le fait que celle-ci bénéficie d'une bonne image. 84% des répondants lui font confiance, 81% estiment qu'elle est sûre, 78% estiment que la qualité de l'eau est bonne et 71% apprécient son goût. A l'opposé, les 22% d'insatisfaits pointent le goût et le calcaire.       <br />
              <br />
       Mais malgré tout, les buveurs d'eau trouve l'eau chère. Les Français ne connaissent en effet pas le prix de l'eau : 64% d'entre eux l'ignorent contre 60% l'an dernier. Ils évaluent le prix du m3 d'eau à 4,80 euros alors que la moyenne nationale se situe environ à 2,86 euros.       <br />
              <br />
              <br />
       __._,_.___ 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
]]>
</description>
   <link>http://www.acme-eau.org/Eau-bouteille-ou-robinet-_a2000.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.acme-eau.org,2008:rss-900790</guid>
   <title>COMMUNIQUE : à la suite du Sit-in organisé par les habitants de Ben'Smim le 30 mars 2008</title>
   <pubDate>Thu, 03 Apr 2008 08:36:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Acme Maroc</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Appels]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
     <div>
      En cette journée triste du 30 mars, et en commémoration de la date de signature du « contrat de concession » pour l'exploitation de l'eau de l'unique source du village au profit de la société « EURO-AFRICAINE DE EAUX » , les habitants de Ben'Smim ont organisé un autre sit-in avec la présence de membres de l'Association pour le Contrat mondial de l'eau au Maroc (ACME-Maroc) et l'Association marocaine des droits humains (AMDH) et le soutien des ONG telles qu'ATTAC &#8211; Maroc et l'Association pour la défense des deniers publics, dans le cadre de leur lutte pour manifester leur claire protestation contre le sabotage des efforts continus des habitants par le biais des poursuites judiciaires et les multiples procès, alors que les travaux de construction de l'usine de mise en bouteille de l'eau sont en cours.       <br />
       Profondément affectés par le déni de justice dont ils sont victimes et conscients de la situation critique où ils se trouvent, les habitants de Ben'Smim expriment encore une fois:       <br />
              <br />
       •	leur revendication à voir résilié le contrat de privatisation des eaux de leur village et l'arrêt immédiat du projet en cours de réalisation sur leurs terres.       <br />
       •	Leur refus catégorique des menaces, directes et indirectes, dont ils font l'objet de la part des autorités et leur condamnation de l'indifférence du gouvernement à leur égard.       <br />
       •	Leur refus des machinations, y compris judiciaires, en cours dont le seul but est de les museler en vue de les priver de leur droit inaliénable à l'eau de l'unique source de leur village.       <br />
       •	Leur demande d'une contre-expertise, indépendante, pour démontrer le non fondé des données sur lesquelles se base le projet en cours de réalisation.       <br />
              <br />
       Les habitants lancent enfin un appel à toutes les forces vives au niveau national et international pour manifester leur solidarité avec leur juste cause, celle du refus de l'injustice, de la spoliation et de la privatisation de la vie.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
]]>
</description>
   <link>http://www.acme-eau.org/COMMUNIQUE-a-la-suite-du-Sit-in-organise-par-les-habitants-de-Ben-Smim-le-30-mars-2008_a1998.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.acme-eau.org,2008:rss-892228</guid>
   <title>Répression antisyndicale liée au conflit dans une filiale transport de Veolia</title>
   <pubDate>Tue, 25 Mar 2008 08:17:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Libération 25.03.2008</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[REVUE DE PRESSE]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
     <div>
      Répression en Nouvelle-Calédonie        <br />
               <br />
       Corinne Perron représentante de l'USTKE (Union syndicale des travailleurs kanaks et des exploités) José Bové Via Campesina, Jean-Jacques de Félice avocat et Yves Salesse fondation Copernic.        <br />
               <br />
       Une question se pose à propos des récents événements en Nouvelle-Calédonie : le syndicalisme y est-il autorisé ?       <br />
       Le 17 janvier, un rassemblement de 200 personnes est violemment dispersé par les forces de l'ordre : 200 policiers et gendarmes, soit un par manifestant ! Bilan : 20 blessés, dont cinq gravement chez les manifestants, cinquante interpellations. Dix syndicalistes sont emprisonnés, puis cinq autres arrêtés les jours suivants. Ils resteront cinq semaines à la prison du Camp-Est. Jusqu'à ce que les juges reconnaissent l'irrégularité de la procédure et les libèrent en attendant le jugement au fond. Les dirigeants syndicaux qui avaient échappé aux arrestations ont été spectaculairement recherchés : interventions d'agents masqués du GIPN (équivalent policier du GIGN), perquisitions musclées des domiciles, encerclement des locaux syndicaux. Bref, un déploiement policier qui rappelle inévitablement des moments peu glorieux de l'histoire coloniale.       <br />
              <br />
       Qu'ont-ils fait ? Une chose grave assurément, très grave en Nouvelle-Calédonie : ils font grève. Le rassemblement réprimé manifestait sa solidarité avec les grévistes de Carsud en lutte depuis quatre mois. Ils demandent la réintégration d'un chauffeur, délégué syndical, qui a été licencié. Carsud est une entreprise de transport du groupe Veolia. Depuis le début du conflit neuf autres syndicalistes ont été licenciés. Ils sont membres de l'USTKE (Union syndicale des travailleurs kanaks et des exploités), principale organisation syndicale de Nouvelle-Calédonie.       <br />
              <br />
       La visite de Christian Estrosi, secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer, en octobre 2007, est restée dans les mémoires. Il avait eu peu de temps pour discuter et s'était fait filmer nageant dans le lagon. Rafraîchi mais importuné par le bruit d'un barbecue organisé par l'USTKE en contrepoint de la réception officielle, il avait demandé au préfet, haut-commissaire, de faire intervenir les gendarmes. Le préfet, affichant sa réticence, a été remplacé par le directeur de cabinet d'Estrosi, Yves Dassonville. L'épisode peut être imputé à l'incompétence du secrétaire d'Etat. Sa méconnaissance des réalités locales avait frappé y compris ses amis politiques. Mais un train peut en cacher un autre. Répression antisyndicale dans l'entreprise ; répression antisyndicale à l'extérieur par les pouvoirs publics. La conjugaison est trop spectaculaire pour ne pas suggérer une action concertée. Veut-on briser l'USTKE ?       <br />
              <br />
       Voici quelques années déjà, des groupes d'investisseurs potentiels avaient exercé de fortes pressions pour que le droit syndical soit le plus réduit possible. Les richesses locales, le nickel allèchent les firmes transnationales. Et l'existence d'un syndicalisme combatif énerve. D'autant plus lorsqu'il se mêle aussi de défendre l'écologie en soutenant les luttes contre les formes les plus polluantes de l'exploitation minière. On comprend que Dassonville qualifie ses militants de «voyous».        <br />
              <br />
       Une autre question peut alors venir à l'esprit. Dans une visite éclair, le ministre mande la gendarmerie contre un barbecue, contre l'avis du préfet et proclame à la cantonade que la Nouvelle-Calédonie doit rester française ; le nouveau haut- commissaire parle des «voyous» et manie la provocation policière : s'agit-il seulement de répression antisyndicale ? Les raisons qui commandent celle-ci peuvent conduire à une autre décision stratégique : jouer la tension et l'affrontement pour remettre en question les accords de Nouméa. Les intérêts qui s'accommodent mal du syndicalisme peuvent s'agacer aussi de l'autodétermination. Les remises en cause des deux pourraient se combiner harmonieusement, sous les vivats de la droite néo-calédonienne. En tout état de cause, 18 syndicalistes seront jugés le 25 mars à Nouméa. 32 autres le seront le 31 mars. Les médias restent silencieux.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
]]>
</description>
   <link>http://www.acme-eau.org/Repression-antisyndicale-liee-au-conflit-dans-une-filiale-transport-de-Veolia_a1992.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.acme-eau.org,2008:rss-890510</guid>
   <title>Courrier adressé aux 146 Maires du Sedif</title>
   <pubDate>Fri, 21 Mar 2008 23:48:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>5 élus d'Ile de France</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[ACTUALITES / MANIFESTATIONS]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
     <div>
      Cher(e) Collègue,       <br />
       Tout d'abord bravo pour votre élection en tant que Maire.       <br />
       Votre commune est adhérente du SEDIF, le Syndicat des Eaux d'Ile-de-France.       <br />
       Chacune des 146 communes du SEDIF va désigner un délégué titulaire et un délégué suppléant pour siéger au comité syndical qui aura à choisir le bureau et, dans quelques mois, le mode de délégation de la gestion de l'eau.       <br />
       Aujourd'hui, M. André Santini, Secrétaire d'Etat chargé de la fonction publique et Maire d'Issy-les-Moulineaux, qui est Président du SEDIF depuis 1983, pèse de tout son poids pour que le contrat reste entre les mains du privé (la délégation au privé date de 1923&#8230;). Pourtant, la Cour des Comptes et les associations de consommateurs dénoncent cette situation.       <br />
              <br />
       Nous pensons qu'il y a maintenant une occasion historique de basculer vers une gestion publique de l'eau. La ville de Paris a pris la même position et il nous semble aussi essentiel de pouvoir mutualiser la gestion de l'eau au niveau de l'Ile-de-France. La désignation des délégués de chaque commune est donc un enjeu important car chaque voix va compter.       <br />
              <br />
       Il faut s'assurer que les délégués aient bien le mandat de travailler au sein du SEDIF pour la mise en régie publique de la gestion de l'eau. Il ne s'agit pas ici d'un choix idéologique mais de la défense de l'intérêt général et même d'une décision de bon sens.        <br />
              <br />
       Nous comptons sur l'implication des maires pour faire en sorte que nous prenions la bonne décision pour une gestion publique de l'eau.       <br />
              <br />
       Bien à vous,       <br />
              <br />
       Clamart, mars 2008       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Christian Métairie			Philippe Kaltenbach			       <br />
       Pdt de la Communauté 		Maire de Clamart			       <br />
       d'Agglomération du Val de Bièvre	Président de la Communauté       <br />
       				d'Agglomération Sud de Seine       <br />
              <br />
              <br />
       François Lamy			Patrick Braouezec			        <br />
       Maire de Palaiseau			Pdt de la Communauté		       <br />
       				d'Agglomération Plaine Commune       <br />
              <br />
       Dominique Voynet       <br />
       Maire de Montreuil       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       - P.J : Dossier consacré à l'eau dans «Témoignage Chrétien».       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
]]>
</description>
   <link>http://www.acme-eau.org/Courrier-adresse-aux-146-Maires-du-Sedif_a1991.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.acme-eau.org,2008:rss-890355</guid>
   <title>Anne Le Strat est devenue aujourd'hui maire adjoint de Paris chargée de l'eau, de l'assainissement et de la gestion des canaux</title>
   <pubDate>Fri, 21 Mar 2008 18:18:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>JEAN-LUC TOULY</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[ACTUALITES / MANIFESTATIONS]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
]]>
</description>
   <link>http://www.acme-eau.org/Anne-Le-Strat-est-devenue-aujourd-hui-maire-adjoint-de-Paris-chargee-de-l-eau,-de-l-assainissement-et-de-la-gestion-des_a1990.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.acme-eau.org,2008:rss-889582</guid>
   <title>Communiqué de l'Acme Maroc à l'occasion de la journée mondiale de l'Eau</title>
   <pubDate>Fri, 21 Mar 2008 08:02:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Acme Maroc</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[ACME-MAROC]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
     <div>
       La communauté internationale célèbre aujourd'hui, sous l'égide de l'ONU, la 15ème « Journée mondiale de l'eau ». Cette célébration intervient alors que l'absence d'accès à une eau potable touche encore plus de 1,1 milliard d'êtres humains et celle des moyens d'assainissement affecte 2,6 milliards de personnes, particulièrement dans les pays les plus pauvres, surtout en Afrique, où le processus de marchandisation de l'eau, entamé au début des années 1980 - à la faveur des programmes d'ajustement structurel, initiés par la Banque mondial et le FMI &#8211; semble s'accélérer.       <br />
       Au Maroc, pays d'Afrique du Nord soumis à partir de 1982 aux directives économiques et financières des deux entités internationales sus-citées, le Droit d'accès à l'eau, bien que garanti par la loi sur l'eau &#8211; publiée voici maintenant 13 ans - est de moins en moins effectif.        <br />
       Ceci, d'une part, en raison de la Gestion déléguée qui a de fait transformé l'eau en marchandise, en faisant payer aux citoyens-usagers les coûts des services attachés à l'eau plus les bénéfices des entreprises et aussi en raison de la forte augmentation des tarifs de l'eau, particulièrement depuis 2006, d'autre part, à cause de la tendance effrénée à la privatisation de toutes les sources d'eau du pays, quels que soient le débit de leurs eaux ou le degré de pauvreté des populations vivant dans les régions où elles jaillissent.       <br />
       Le cas du village de Ben S'mim, tout en étant emblématique de cette tendance, est par ailleurs exemplaire de la résistance populaire et des solidarités qui se manifestent de plus en plus nettement aujourd'hui au Maroc, comme dans de nombreuses autres régions du monde, soumises aux mêmes pressions du libéralisme à pas forcé et des seules lois du marché, notamment dans le domaine vital de l'eau.       <br />
       Ces éléments illustrant l'incohérence d'une politique économique et sociale sensée théoriquement assurer l'amélioration des conditions de vie de la population marocaine   notamment à travers un meilleur accès à l'eau, sont par ailleurs aggravés par :       <br />
       a/ l'irrégularité de plus en plus grande des précipitations, conséquence directe du réchauffement du climat       <br />
       b/ le fait que l'agriculture absorbe plus de 80 % des eaux mobilisées, avec un taux de perte de plus de 60 % en raison notamment de modes d'irrigation obsolètes       <br />
       c/ les pollutions de toutes natures, et autres usages inconsidérés, qui continuent d'affecter autant les eaux de surface que les nappes phréatiques dont dispose le pays         <br />
       Consciente de tous les dangers actuels et futurs attachés à cet état des choses, ACME-Maroc réitère en cette journée mondiale de l'eau ses revendications pour :         <br />
       1/ La reconnaissance de l'accès à l'eau pour tous au Maroc comme un droit humain fondamental       <br />
       2/ Une réforme globale de la politique de l'eau au Maroc, avec désignation d'une instance nationale à même d'élaborer une stratégie d'ensemble de long terme en la matière et de procéder aux arbitrages nécessaires entre les différents usages de l'eau       <br />
       3/ Une autre politique économique et sociale, notamment dans les secteurs du tourisme et de l'agriculture, qui tienne compte de la baisse des ressources en eau du pays et qui permette aussi bien de protéger ces ressources contre les pollutions/gaspillage qui les affectent aujourd'hui que de les recycler pour en optimiser l'usage.       <br />
       4/ L'intégration de l'éducation à l'eau (et à l'environnement en général) dans les cursus d'enseignement, fondamental notamment.       <br />
       Par ailleurs, ACME-Maroc, tout en attendant d'en savoir davantage sur les termes réels de la révision du contrat de Gestion déléguée intervenue le 14 mars 2008, affirme que :       <br />
       1/ Les modifications au contrat initial, telles que publiées, sont loin de correspondre à ce qui était attendu. Surtout, les reversements au profit de la ville de Casablanca par la Lydec ne couvrent qu'une faible partie des manquements contractuels qui ont été relevés par la commission d'enquête dont le rapport a été publié le 7 novembre 2007.       <br />
       2/ Il y a toujours besoin d'une enquête parlementaire et judiciaire pour déterminer ce qui s'est  réellement passé lors de la signature du contrat de Gestion déléguée à Casablanca en 1997, et aussi pour les contrats de même nature qui ont suivi à Rabat et à Tanger/Tétouan       <br />
       3/ Le silence médiatique et politique &#8211; aucun débat sur le sujet n'a notamment eu lieu au parlement &#8211; qui a entouré la révision telle qu'annoncé, la rapidité de cette révision et l'ampleur des montants dont il y a été question montrent les marges dont bénéficiait la société délégataire. De telles marges, quelle que soit leur importance, indiquent bien que le seul moteur du capital privé &#8211; national ou étranger &#8211; dans l'eau comme ailleurs, est le profit financier et à court terme. Or un tel moteur est antinomique par rapport à un droit humain fondamental comme celui de l'accès à l'eau.       <br />
       Rabat, le 20 mars 2008       <br />
              <br />
              <br />
                 ACME-Maroc              <br />
                                                                                  18, Rue Mecca, Hassane,        <br />
                                                                                          App. 3, Rabat, Maroc         <br />
       Tél : 00 212 372642 20       <br />
       Fax : 00 212 37 75 50 86                 <br />
                                                                                  http://www.acme-eau.org        <br />
              <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
]]>
</description>
   <link>http://www.acme-eau.org/Communique-de-l-Acme-Maroc-a-l-occasion-de-la-journee-mondiale-de-l-Eau_a1989.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.acme-eau.org,2008:rss-888615</guid>
   <title>La marchandisation de l'eau s'accélère</title>
   <pubDate>Thu, 20 Mar 2008 08:34:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>marc laimé</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[REVUE DE PRESSE]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
     <div>
      La communauté internationale célèbre le 20 mars 2008, sous l'égide de l'ONU, la 15ème « Journée mondiale de l'eau ». L'absence d'accès à l'eau affecte 1,1 milliard d'êtres humains ; l'absence de moyens sanitaires de base touche 2,6 milliards de personnes. Paradoxalement, alors que les premières étapes de la marchandisation de ce bien commun ont suscité de fortes mobilisations populaires sur les cinq continents, le mouvement mondial de libéralisation des marchés de l'eau, initié dans les années 1980, semble s'accélérer.       <br />
              <br />
       La « libéralisation » des marchés de l'eau s'est au départ fortement inspirée du « modèle français » : le partenariat-public-privé (PPP). Un dogme s'affirmait avec force : la puissance publique est défaillante ; le recours au secteur privé est indispensable ; la bonne gouvernance repose sur le trépied de fer - dérégulation, décentralisation, privatisation ; les services de l'eau ont un coût, qui doit être payé intégralement par les usagers.       <br />
              <br />
       Dans ce cadre, les signatures de contrats avec des grandes métropoles du Sud se succèdent à un rythme impressionnant. Mais les conflits surgissent dès la moitié des années 1990, quand les opérateurs privés entendent faire payer des usagers fraîchement raccordés, qui n'ont ni la culture du paiement d'un bien jusqu'alors largement subsidié par la puissance publique, ni, le plus souvent, les moyens de payer. De nombreuses luttes se succèdent sur les cinq continents. La tenue des premiers grands forums altermondialistes publicise le thème du refus de la « marchandisation » de l'eau.       <br />
              <br />
       Le discours évolue à l'aube des années 2000, le sustainable cost recovery (recouvrement soutenable des coûts) succède au full cost recovery (recouvrement intégral). Place à l'ingénierie sociale et politique. Les engagements largement médiatisés de la communauté internationale se succèdent lors de la tenue de forums qui s'enchaînent à un rythme soutenu. Sommet du Millénaire pour le développement à New York en 2000, Sommet de la Terre à Johannesburg en 2002 (« La maison brûle et nous regardons ailleurs », y proclamera le président de la République française, M. Jacques Chirac...), Troisième Forum mondial de l'eau à Kyoto en 2003. Le rapport du « panel » Camdessus publié en juin 2003 martèle que l'engagement financier pour fournir de l'eau à tous à l'horizon 2025 doit atteindre la somme phénoménale de 180 milliards de dollars par an. Il appelle à une plus grande implication des acteurs locaux : collectivités, communautés de base, ONG..., au nom de l'« empowerment ». Qui consiste à conférer un réel pouvoir de décision à la société civile. Conjointement, on envisage de nouveaux crédits consentis par les institutions financières internationales (IFI). De nouvelles normes d'organisation ou de gestion sont mises en avant, impliquant de façon croissante des acteurs extra-étatiques, privés ou associatifs, dans des dispositifs de plus en plus décentralisés.       <br />
              <br />
       Les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes. Le PPP apparaît pour ce qu'il est en réalité : une branche industrielle prestataire de services dont la gestion échappe à la sanction du marché. Aujourd'hui 7 % à 8 % des marchés de l'eau et de l'assainissement ont été libéralisés dans le monde, avec des fortunes diverses. La cartographie mondiale du marché laisse apparaître une grande hétérogénéité. Globalement non solvable, l'Afrique n'enregistre que quelques contrats, dûment garantis par de l'argent public, dans quelques métropoles de l'Afrique de l'Ouest et du Maghreb. L'eldorado sud-américain a réservé de cinglantes déconvenues aux opérateurs privés qui l'abandonnent dans la confusion. Ils se recentrent sur l'Europe où émergent les marchés considérables de la dépollution d'une ressource sans cesse plus dégradée. Les contrats mirobolants signés en Chine par Veolia, souvent pour des durées de 50 ans, et des dizaines de milliards de dollars, le sont dans une configuration politique pour le moins hypothétique. Quid de la Chine en 2050 ?       <br />
              <br />
       Parmi les marchés en pleine expansion, on trouve l'externalisation du traitement des eaux usées industrielles. Suez-Ondeo détient un portefeuille de 50 000 contrats de ce type. Autre marché émergent, promis à un développement fulgurant, le dessalement de l'eau de mer. Ou encore, celui de la réutilisation des eaux usées pour l'industrie et l'agriculture. Et un nouveau Far-East, déjà à peu près totalement conquis : les ex-démocraties populaires de l'Europe de l'est. Un marché potentiel de 100 millions de clients, qui auront recouvré, à horizon de 20 ans, un niveau de vie équivalent à celui de l'Europe occidentale. Des infrastructures, certes anciennes, mais qui ont le mérite d'exister. Des financements communautaires pré et post adhésion, qui ont tout de la fontaine miraculeuse. Et - last but not least - un personnel politique majoritairement constitué d'ex-apparatchiks fermement résolus à céder aux sirènes de l'ultralibéralisme le plus débridé...       <br />
              <br />
       Mais, en dépit des engagements répétés de la communauté internationale, l'argent promis pour l'eau fait défaut. La manne n'est pas aussi importante que prévu. Rétrospectivement, nombre d'analystes stigmatisent l'ivresse de l'euphorie économique de la fin des années 1990, qui, à l'image de la bulle Internet, aurait précipité la course à la croissance mondiale des majors de l'eau. Plusieurs initiatives se sont révélées catastrophiques dans des pays confrontés à des crises monétaires, comme en Argentine, et ont conduit les majors à se retirer de nombreux projets trop risqués. Un paradoxe pour les apôtres de la liberté d'entreprendre et de la « prise de risques »... Les déclarations des apologistes de la libéralisation des "marchés" de l'eau lors du 4ème Forum mondial de l'eau, à Mexico, du 16 au 22 mars 2006, tranchaient dès lors singulièrement avec les discours martelés depuis une dizaine d'années. Ils y proclamaient unanimement que ce sont bien la puissance publique, et l'argent public, qui doivent procéder aux investissements qui doivent impérativement être déployés pour promouvoir l'eau et l'assainissement pour tous. Manière de garder la main, quand de nouvelles coalitions regroupant services publics et militants de l'eau s'organisent afin de promouvoir de nouveaux « partenariats-public-public », Nord-Sud et Sud-Sud dans le monde entier.       <br />
              <br />
       Changement climatique et crise écologique       <br />
       Le changement climatique, qui affecte les modèles météorologiques, les précipitations et le cycle hydrologique, et par conséquence la disponibilité des eaux de surface, l'humidité des sols et l'alimentation des nappes souterraines, pourrait provoquer une augmentation de l'ampleur et de la fréquence des catastrophes naturelles liées aux précipitations : inondations, sécheresses, glissements de terrain, ouragans et cyclones. Et, en conséquence, provoquer de grandes vagues de « réfugiés environnementaux ». Si les prévisions actuelles se confirment, avec un climat plus irrégulier dans les années à venir, le rendement des cultures serait menacé tant dans les pays développés que dans les pays en développement, et près de 3 milliards de personnes seraient exposées à des pénuries d'eau.       <br />
              <br />
       Dans de vastes régions de l'Europe de l'Est, de la Russie occidentale, du centre du Canada et en Californie, les débits de pointe des cours d'eau sont désormais enregistrés en hiver, car la proportion des pluies par rapport à la neige y est plus importante, et les eaux de ruissellement atteignent les rivières plus rapidement. Dans les bassins du Niger, du lac Tchad et du Sénégal, qui font partie des bassins versants les plus grands d'Afrique, la quantité totale d'eau disponible a déjà baissé de 40 % à 60 %.       <br />
              <br />
       Si des changements radicaux du cycle de l'eau se généralisent, les tendances observées par le passé ne peuvent plus fournir de modèles fiables pour prévoir la gestion de la ressource en eau dans le futur. De nouveaux modèles devront être mis en &#339;uvre pour anticiper les inondations et les sécheresses, déterminer la taille des réserves d'eau et décider de l'allocation de la ressource entre les usages domestiques, industriels et agricoles. Les implications en sont très lourdes, si l'on considère que l'investissement mondial annuel dans l'infrastructure de l'eau représente 500 milliards de dollars, et que celui-ci est réalisé en fonction de l'hypothèse, déjà dépassée, selon laquelle le cycle de l'eau oscillerait dans les limites relativement étroites constatées dans le passé.       <br />
              <br />
       Fuite en avant technologique       <br />
       Pour répondre au défi de l'épuisement des ressources, à défaut de remettre en cause des modèles de développement générateurs de prélèvements excessifs, de gaspillage et de pollution, la tentation est grande d'une fuite en avant technologique lourde de risques, et génératrice de nouvelles inégalités.       <br />
              <br />
       Plus d'un tiers des terres du globe arides ou semi-arides manquent d'eau. Les perspectives d'évolution démographique permettent d'augurer qu'en 2050 près de 40 % de la population du globe souffrira de stress hydrique, entrave majeure à toute perspective de développement. Avec pour conséquences l'absence de sécurité alimentaire, des pertes économiques, une pollution sans cesse accrue et de possibles conflits.       <br />
              <br />
       Face à ces défis émerge depuis quelques années l'idée de déployer une nouvelle « gestion raisonnée » de la ressource, s'appuyant sur des réponses technologiques innovantes. Les projets de transferts d'eau massifs, à l'échelle d'un pays ou d'un sous-continent, en Libye, au Canada ou en Espagne, le dessalement de l'eau de mer, la réutilisation des eaux usées pour des usages agricoles, industriels, voire pour l'alimentation humaine, comme la mobilisation de nouvelles ressources par le biais de la réalimentation artificielle des nappes phréatiques, sont désormais fortement promus comme autant de réponses pertinentes à la crise de l'eau.       <br />
              <br />
       Le dessalement permettrait ainsi un accès illimité à la ressource. Sachant que 40 % de la population mondiale vit à moins de 100 kilomètres de la mer et, que sur 70 villes de plus de 1 million d'habitants sans accès direct à des ressources supplémentaires en eau douce, 42 sont situées sur la côte, le dessalement par osmose inverse est ainsi présenté comme une solution compatible à l'avenir avec des énergies renouvelables, telles que les éoliennes.       <br />
              <br />
       Nécessitant un fort apport d'énergie, ces technologies ne sont aujourd'hui mobilisables que par les émirats du Golfe, l'Australie, l'Espagne, l'Algérie, la Chine, ou les Etats-Unis. Mais on compte déjà dans le monde près de 15 000 unités de dessalement, et la capacité de production pourrait être multipliée par deux dans les dix prochaines années. Reste la facture environnementale de cette nouvelle technologie : pour produire un litre d'eau dessalée, on rejette à la mer un litre de saumure, qui affecte l'équilibre des milieux aquatiques.       <br />
              <br />
       De même, le constat qu'aujourd'hui, dans le monde, 165 milliards de mètres cubes d'eaux usées sont collectées et traitées dans des stations d'épuration avant d'être rejetées dans le milieu naturel, conduit à la proposition d'utiliser cette eau comme ressource alternative. Le développement de technologies de pointe, notamment la mise en &#339;uvre de procédés utilisant des membranes d'ultrafiltration, permettrait de mettre à disposition une eau traitée, dont la qualité rendrait possible leur réutilisation à des fins agricoles et industrielles, ou pour les loisirs, qui consomment de plus en plus d'eau dans les pays développés. Procédé qui réduirait d'autant les prélèvements directs dans la ressource, la réservant à la consommation humaine.       <br />
              <br />
       Les entreprises qui maîtrisent ces technologies affirment qu'on sait aujourd'hui produire une eau totalement potable à partir d'eaux usées et qu'il serait possible de fonctionner quasiment en circuit fermé pour faire face à une demande croissante. De plus, cette technologie est moins onéreuse que le dessalement. Les habitants de Singapour et la capitale de la Namibie boivent déjà en partie de l'eau recyclée. En Australie, les autorités ont été contraintes de demander l'avis de la population par referendum avant de recourir à l'eau recyclée.       <br />
              <br />
       Ce vertige technologique semble repousser toute limite. M. Mark Shannon, directeur du Centre de matériaux avancés pour la purification de l'eau à l'université de l'Illinois, aux Etats-Unis, déclarait ainsi à l'Agence France Presse le 18 mars 2008 que : « L'eau, même douce, doit encore être décontaminée, car il y a de nombreux composants toxiques dans l'eau en petites quantités, mais les traitements chimiques sont très coûteux et posent des problèmes. » Et d'indiquer que le recours à des matières nanostructurées, dont les particules ont une taille de quelques millionièmes de millimètre, ainsi qu'aux rayons ultra-violets pour transformer et lier les substances toxiques, permettraient à l'avenir d'améliorer les traitements de l'eau...       <br />
              <br />
       L'ensemble de ces innovations expriment aussi des choix politiques, environnementaux, qui devraient susciter un large débat, aujourd'hui inexistant. Car c'est bien la dégradation accélérée de la ressource qui légitime cette nouvelle approche de la question de l'eau. Avec pour perspective un risque croissant d'appropriation marchande de la ressource elle-même, et de tous les services qui garantissent son usage le plus efficient, pour les besoins énergétiques, industriels, agricoles, et bien sur humains.       <br />
              <br />
       Un nouveau facteur accroît les tensions sur la disponibilité de la ressource et sa qualité. Dans la perspective de l'« après-pétrole », les Etats-Unis, l'Europe et plusieurs pays émergents se fixent pour objectif l'utilisation croissante de carburants issus de produits agricoles pour les transports routiers. Redessinant la carte de l'agriculture mondiale, bouleversant le paysage des productions et des échanges commerciaux, agricoles et énergétiques, cette « nouvelle économie » va à son tour peser sur l'allocation des ressources en eau, et contribuer à la dégradation de leur qualité.       <br />
              <br />
       Nouvelles inégalités       <br />
       La nouvelle régulation des besoins pourrait donc à l'avenir reposer sur le déploiement de ces nouvelles technologies, qui n'emportent malheureusement aucune remise en cause des pratiques énergétiques, agricoles, industrielles, économiques, qui sont au fondement de la dégradation accélérée, sur toute la planète, des ressources en eau.       <br />
              <br />
       Comment par ailleurs imaginer que les milliards d'êtres humains qui survivent avec moins d'un dollar par jour pourront demain bénéficier des bienfaits du dessalement de l'eau de mer ou de la réutilisation des eaux usées ? Déjà dans nombre de pays pauvres l'alimentation sous forme d'eaux embouteillées est ouvertement privilégiée, et bénéficie aux seules élites qui peuvent en faire l'acquisition, au détriment de l'accès à l'eau pour les populations défavorisées.       <br />
              <br />
       Le déploiement industriel de cette nouvelle « gestion raisonnée » à l'échelle planétaire repose sur l'imposition massive de nouveaux process et de nouvelles technologies, notamment les technologies « membranaires » (ultra et nano-filtration, osmose inverse), protégées par des normes et des brevets qui garantissent la captation de rente par les firmes transnationales. Lesquelles se substitueraient, avec l'appui des institutions financières internationales et des pays du Nord, aux pratiques traditionnelles de gestion de l'eau, héritage de l'histoire, que possèdent et maîtrisent les communautés humaines des pays pauvres.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
]]>
</description>
   <link>http://www.acme-eau.org/La-marchandisation-de-l-eau-s-accelere_a1987.html</link>
  </item>
 </channel>
</rss>
