Association pour le Contrat Mondial de L'Eau

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Acme-Maroc Medhi LAHLOU
Président ACME-Maroc, Professeur INSEA, Membre fondateur de la Coalition mondiale contre la privatisation et la marchandisation de l'eau et du Forum alternatif maghrébin de l’eau. Membre fondateur de l’Université du Bien commun

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Privatisation et enjeux de la bataille pour l’eau et la protection de l’environnement
Du 25 au 27 janvier, ACME/MAROC participe activement a l'organisation d'ateliers sur l'eau au Maroc et au Maghreb dans le cadre du Forum social maroc qui se tiendra à Bouznika,(région de Rabat):

Atelier 4 : Privatisation et enjeux de la bataille pour l’eau et la protection de l’environnement

vendredi 25 janvier 2008 (15h à 17h 30)


A l’image de tous les pays du sud de la Méditerranée et de nombreux pays d’Afrique au sud du Sahara, le Maroc peut être déjà considéré en situation de stress hydrique, où l’eau va se raréfiant. Les précipitations deviennent irrégulières avec le réchauffement climatique, 80 à 85% des ressources disponibles sont utilisées dans une agriculture qui est encore loin de garantir la sécurité alimentaire du pays, les pollutions de tous genres affectent gravement nappes phréatiques et eaux de surface etc…

Face à tout cela, l’Etat se désengage, offre la distribution de l’eau et de l’électricité dans les grandes villes au capital privé local et étranger et accélère la privatisation de toutes les eaux de sources à la disposition des régions et villages les plus reculés, les plus pauvres. De ce point de vue le cas de Ben S’mim est exemplaire tout autant de la voracité du capital privé que de l’irresponsabilité des autorités publiques en charge de l’eau. Il est aussi désormais l’étendard d’une résistance populaire appelée à grandir et peut représenter, avec la mobilisation du mouvement associatif, un coup d’arrêt au processus de privatisation.

L’accès à l’eau comme droit humain fondamental est de plus en plus difficile pour une grande partie de la population: d’une part la gestion déléguée a transformé l’eau en marchandise, en faisant payer aux usagers les coûts du service plus les bénéfices des entreprises privées; d’autre part, l’augmentation des tarifs de l’eau et de l’électricité est de plus en plus prononcée, qui a provoqué de très nombreuses manifestations populaires à l’automne 2006 et s’est retrouvée au cœur des manifestations de 2007 contre la vie chère.

Le refus de la marchandisation de l’eau a naturellement conduit ACME Maroc à s’inscrire dans la mouvance mondiale qui combat la privatisation de l’eau et agit pour que l’eau soit reconnue comme un bien commun dont l’accès doit être garanti à l’échelle de tous les autres droits humains fondamentaux.

Les participants à cet atelier traiteront de la situation de l’eau au Maroc dans toutes ses manifestations, en insistant plus particulièrement sur les volets économique, social et politique
Ils débattront aussi des voies et moyens pour amener le mouvement social marocain (et maghrébin) à faire de la revendication du droit d’accès à l’eau pour tous un thème central de mobilisation et d’action et pour demander une réforme globale de la politique de l’eau au Maroc, en premier lieu à travers la dénonciation des contrats de gestion déléguée déjà signés par les autorités concernées et aussi à travers l’arrêt de tous les projets passés ou en cours de mise en bouteille par le capital privé des eaux de sources dans différentes régions du pays.

acme maroc
Rédigé par acme maroc le Mardi 22 Janvier 2008 à 20:58

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