Association pour le Contrat Mondial de L'Eau

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Acme-Maroc Medhi LAHLOU
Président ACME-Maroc, Professeur INSEA, Membre fondateur de la Coalition mondiale contre la privatisation et la marchandisation de l'eau et du Forum alternatif maghrébin de l’eau. Membre fondateur de l’Université du Bien commun

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EAU
Dimanche 10 Mars 2013
EAU
Je ne cesse de poser la question
Qui es-tu en neige et en ébullition ?
Est-tu la source de tout ce qui est né?
Dans les mers forte ;douce tu es malmenée
En soleil ;généreuse énergie tu nous donnes
Brulée; évaporée en pluie tu nous pardonnes
Est-tu la vie qui nous ensorcelle
Nous emporte sur ses bruyantes scelles ?
Quelle importance donner à cet humain
Qui te fait perdre et te pollue de ses mains????
Pourtant tu es la bonté dans la nature
Tu es le salut des générations futures

Abderrahman Kabbadj / Marrakech
Acme-Maroc Medhi LAHLOU
Rédigé par Acme-Maroc Medhi LAHLOU le Dimanche 10 Mars 2013 à 16:07
في إطار الأنشطة المبرمجة من طرف جمـــــعية الـــعقد العالمي للماء لفك العزلة عن المناطق الـتي تـــعرف خصاصا في الخدمات العمومية كالــــماء والصحة والصرف الصـــــحي ، قام عـضوي المكتب الوطني للجمعية نعيمة ومهـــدي لحلو بزيارة إلى عدة دواويرمن إقليم شيشاوة
وقد كانت هذه الزيارة مرفوقة بنــــــشاط آخر تقـــوم بــه جمعية سويسرية شريكة لأكمي المغرب "المدرسة من اجل المعرفة" التي تترأســـها السـيدة المنحدرة من نفس المنطقة أمينة سوشي
وقد استقبل الوفد من طرف سكان القرية الذين تحـــــدثوا عن مشاكلهم السابقة الذكر وكذا عن آمالهم وانتظاراتهم للوصول لحياة أفضل وقد تم بهذه المناسبة لقاء مع رئيس الجماعة المحلية ومع أعضاء من جمعية السكان للتنمية المحلية .كما انتقل إلى هذه القرية في نفس اليوم المندوب الجهوي لوزارة التربية الوطنية السيد يوسف ايت حدوش الذي اصطحب معه لجنة من مـــسؤولي الإقليم ، كذلك حضرت على هامش هذه الزيارة السيدة ســـــعادة أولحيان، رئيسة جمعية محلية للـــتنمية التي تطرقت من جهتــــــها إلى مختلف مــــــــشاكل المنطقة من صحة وتعليم وماء وطرق قروية
واجتمع الوفد كذلك بالمندوب الجهوي للمكتب الوطني للماء الصالح للشرب السيد مصطفى السعداني الذي أكد عن استـــــــعداده لإيجاد كل الحلول الممكنة لكل ما يتعلق بتدخلات المكتب في المنطقة
وقد أهدت الجمعية بهذه الـــــمناسبة حاسوبين لأبناء القرية وكذلك بعض الأدوية التي تسلمتها أمينة سوشي. وتم الاتفاق على مسايرة كل الأنشطة المتفق عليها للآخر سنة 2012وسنة 2013.

تفرير نــعيمة لـحلو
نــعيمة لـحلو
Rédigé par نــعيمة لـحلو le Lundi 15 Octobre 2012 à 13:07

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texte publié par la présidente de l'association "L'Eau est le pont'' à l'occasion de la rencontre organisée à Paris, le 22 mars, pour fêter la Journée mondiale de l'eau et a la quelle a pris part Mehdi lahlou


Ce 22 mars, l’association « L’eau est le pont » (http://leauestlepont.free.fr) a ouvert son « ambassade de l’eau », située 103 Bis, rue de Charenton à Paris XIIème à ses adhérents et amis, ainsi qu’aux habitants du quartier. Nous avons eu le plaisir d’y accueillir également deux pays, le Maroc et le Mali, à travers deux personnalités ayant accepté notre invitation, MM. Mehdi Lahlou et Pédro Kouyaté qui, à des titres divers, nous ont fait voyager vers d’autres réalités et d’autres imaginaires de l’eau.

Cette manifestation, alors que s’achevait le 5ème forum mondial de l’eau à Istanbul et que l’on célébrait la journée mondiale de l’eau, avait pour but de rappeler que l’eau n’a pas encore conquis la place qui lui revient : celle d’un droit humain, et qu’elle doit jouer son rôle de lien entre nous. En effet, le 5ème forum mondial de l’eau a « refermé ses vannes » sur une déclaration qui n'inclut pas le "droit à l'eau", réclamé par des ONG et plusieurs pays. Ainsi se suivent les forums et se ressemblent…

Il était donc tout à fait d’actualité que Mehdi Lahlou, économiste, président de l’association pour un contrat mondial de l’eau (ACME Maroc), et membre du comité de parrainage de notre association, évoque la situation du village de Ben S’mim, sur la route d’Ifrane (Moyen-Atlas), dont les habitants sont confrontés à la privatisation de leur source. En effet, tout est prêt pour que cette eau soit mise en bouteilles et commercialisée par un consortium aux composantes multiples et opaques.
Le cas de Ben S’mim n’est pas isolé dans le monde où le droit à l’eau est bafoué par différentes formes d’appropriation privée : dans l’Etat du Kerala en Inde , les paysans s’opposent au géant Coca-Cola depuis le début des années 2000 ; dans l’Etat du Minas Geraïs au Brésil , la population de Sao Lourenço fait face à un autre géant, Nestlé.
Mehdi Lahlou s’est attaché à souligner l’exemplaire résistance de la population de Ben S’mim, ce qui place le village sous surveillance policière. Une marche des habitants protestant contre la démonstration de force des machines de terrassement, en septembre 2007, a conduit 7 habitants en prison ; 3 ont été relâchés dans les heures qui suivirent ; les 4 autres ont passé un mois en prison. C’est l’action de l’ACME Maroc et d’autres associations qui permet de briser l’isolement de Ben S’mim : des marches solidaires sont organisées et la presse internationale se fait l’écho de cette situation (voir site http://www.acme-eau.org).

Fidèle à son projet de parler également à notre sensibilité pour toucher notre conscience et notre responsabilité face à la ressource, il était naturel que le programme de cet après-midi se poursuive par le concert d’un musicien, auteur, compositeur et interprète malien, Pédro Kouyaté, ex-calebassiste de Boubakar Traoré, qui propose actuellement avec son groupe « Mankinka Transe Acoustique », un répertoire de ses propres compositions, inspirées par ses racines mandingues et enrichies de sonorités contemporaines. (http://www.myspace.com/pedrokouyate) Nous avons pu voyager sur le « Ko » (fleuve, en mandingue) des « Bama » (caïmans) qui a donné son nom à Bamako, et nous laisser ainsi porter sur les eaux du Niger et du Nil par la poésie d’un récit légendaire où la déesse de l’eau et son messager-griot ont su nous enchanter. Accompagné de sa guitare et de son n’goni (harpe à chevalet ou petite guitare du monde mandingue, dont l'origine remonte au XIIème siècle), Pédro nous a offert d’inestimables moments de musique où l’eau, source d’inspiration, a repris naturellement tous ses droits.
On aurait aimé retenir le fleuve de ses mots et de ses notes de musique !

Puissions-nous puiser dans le combat des habitats de Ben S’mim et les récits de notre ami griot l’énergie de notre commun combat pour une eau protégée et partagée.





acme maroc
Rédigé par acme maroc le Jeudi 26 Mars 2009 à 00:46

« Sans eau
Je suis moins qu’une mouche
Un amas de pierres »
chantait l’immense poète Louis Aragon.
Aujourd’hui, Gaza est hélas ! littéralement réduite à l’état de pierres par la barbare et criminelle agression sioniste La journée mondiale de l’eau du 22 mars permet de mettre opportunément le doigt sur une autre des indicibles souffrances qu’Israël s’ingénie à faire subir à tous les Palestiniens :le manque d’eau…en toute illégalité car l’occupant est tenu d’assurer la desserte en eau de la population occupée ; de plus, les accords d’Oslo de septembre 1995 ont reconnu le droit des Palestiniens sur l’eau du pays dans le cadre d’un « partage équitable et raisonnable de la ressource » comme le veut du reste le droit international traditionnel de l’eau ainsi que la Conférence de Madrid, les Règles d’Helsinski et le Plan Johnston comme nous l’a affirmé M. Rabah Echeïkh, vice-président de l’Autorité Palestinienne de l’Eau.à Gaza.


larbi bouguerra
larbi bouguerra
L’eau, instrument de punition collective :


Israël veut être le maître de l’eau et poursuit depuis longtemps une politique systématique qui consiste à en priver les Palestiniens. Dans Le Monde du 24 avril 2001, Sharon déclarait on ne peut plus clairement: « Ce n’est pas par hasard que les colonies se trouvent là où elles sont. Il faut conserver la zone de sécurité ouest en Cisjordanie, la zone de sécurité est, les routes qui relient Jérusalem et, bien entendu, la nappe phréatique d’où vient le tiers de notre eau. »
En 1974 déjà, Eric Rouleau, reporter au journal Le Monde (et ancien ambassadeur de France dans notre pays) mentionnait déjà le fait qu’Israël déversait des pesticides dans les canalisations d’eau et bouchait les puits des villages palestiniens. Lors de la guerre des Six Jours, en 1967, Israël n’a pas hésité à bombarder le barrage du Yarmouk édifié, au pied du Golan, par la Syrie et la Jordanie sur cet affluent du Jourdain. Or, le bombardement de tels ouvrages est interdit par les Conventions de Genève. En 2002, Israël a menacé le Liban afin qu’il cesse d’alimenter des villages palestiniens avec l’eau du Hasbani (affluent du Jourdain) et du Litani. Auparavant, Avigdor Lieberman, ex-videur de boîte de nuit né en Moldavie, conseiller de Sharon lors de la première Intifada de 1987, a menacé l’Egypte de bombarder le barrage d’Assouan si elle prêtait main forte aux lanceurs de pierre et aux résistants palestiniens. On imagine les terribles conséquences d’un tel acte qui libérerait des milliards de mètres cubes d’eau dans la vallée du Nil ! On peut craindre le pire maintenant que cet extrémiste enragé va redevenir membre du gouvernement de Netanyahou.
En fait, l’eau est utilisée pour punir collectivement les Palestiniens.
L’ancien ministre Yitzhak Rabin, à la suite de l’Intifada, en a fait une pratique courante: après chaque attentat, Israël prive d’eau le village dont est originaire le kamikaze et mitraille les réservoirs recueillant l’eau de pluie sur ses toits. Quand cela se produit en mai par exemple, les Palestiniens se retrouvent privés d’eau jusqu’au début de l’hiver…s’il pleut. Amira Hass, journaliste israélienne à Ha’aretz a dénoncé, en 2002, cette politique inhumaine à Naplouse- où elle vit. Elle a aussi publié un livre au titre révélateur : « Boire la mer à Gaza, chronique 1993-1996 »
S’en prendre à l’eau des Palestiniens de manière discriminatoire, c’est de la part d’Israël, une autre manœuvre pour porter atteinte à leur développement social et économique et les empêcher d’atteindre un niveau de vie décent. De plus, le manque d’eau et l’absence de gestion des eaux usées – car l’occupant interdit les travaux sur le réseau et ne permet pas l’entrée du fuel pour les pompes- génèrent de graves problèmes de santé au point que, depuis août 2006, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a prépositionné les équipements et les médicaments pour traiter une éventuelle épidémie de choléra.

Injustice et discrimination :

La politique constante de démolition des infrastructures: adductions, centrale électrique, réservoirs, pompes …est minutieusement planifiée pour rendre impossible la vie aux Palestiniens et les amener à quitter leur terre au bénéfice des colons sionistes et à se soumettre à l’occupation.
A Gaza, au cours des trois dernières années, le siège inhumain décrété par les sionistes a exacerbé la pénurie d’eau. Du fait du délabrement du réseau, l’eau potable de la Bande n’est pas saine dans la proportion de 80% selon Amnesty International. La récente agression a, bien évidemment, aggravé ces terribles conditions puisque les bombardements ont gravement endommagé le réseau dans les zones urbaines, au camp de réfugiés de Nassirat et détruit les puits à Jabalia.
De même, le réseau d’eaux usées a été fortement atteint avec les conséquences sanitaires qu’on imagine.
Depuis janvier 2009, un demi-million de personnes- soit le tiers des habitants de Gaza- est privé d’eau potable.
Et alors que, quand une colonie sioniste s’installe en Cisjordanie, le premier élément qui sort de terre est un château d’eau- généralement protégé par des barbelés- 500 communautés villageoises palestiniennes de Cisjordanie ne sont pas desservies en eau potable. Seul recours : les camions-citernes dont le prix a atteint des sommets suite aux innombrables check points et aux tracasseries de toute sorte qui sont le lot de la circulation des véhicules aux plaques palestiniennes. Reste l’eau de pluie pour répondre aux multiples usages pour la boisson, l’hygiène, les animaux domestiques, l’arrosage des potagers….mais huit années de sécheresse consécutives ont bien évidemment aggravé le calvaire des gens…. qui voient les colons parlant russe arroser le vert gazon de leur villa et déverser sur eux, dans de nombreux cas, leurs eaux usées. Le journal Ha’aretz fustige ces colons qui « consomment l’eau comme si Israël était la Norvège ».
Pour sa part, Amnesty International rapporte que le 15 janvier 2008, à Beït Ala, près de Béthléem, l’armée israélienne a arraché les arbres des vergers palestiniens et détruit de manière systématique et planifiée neuf réservoirs rendus irréparables– construits par des ONG locales financés par l’Union Européenne- privant ainsi d’eau neuf familles. De tels actes avaient déjà été perpétrés par les militaires sionistes en 1999 et 2001, plus au sud, à Soussia.
Rappelons à ce propos que l’eau des Palestiniens est entièrement sous la férule des militaires par la grâce de l’infâme ordonnance militaire n° 158 du 30 octobre 1967 qui dispose qu’ « il est interdit à quiconque de mettre en œuvre ou de détenir des installations hydrauliques sans avoir préalablement obtenu l’autorisation du commandement militaire ». C’est ainsi qu’aucun village palestinien ne peut forer de puits dépassant 18 mètres de profondeur. Il va de soi que cette limitation ne s’applique pas aux colonies et dès que l’une d’elles s’installe près d’un village, ses puits tarissent du fait de la profondeur de son forage et de la puissance de ses motopompes.
L’injustice et la discrimination font qu’un Palestinien ne dispose aujourd’hui que de 60 à 90 litres d’eau par jour dans le meilleur des cas alors qu’un Israélien dispose d’une moyenne de 280 litres quotidiennement d’après le New York Times du 02 septembre 2001. Or, la grande majorité des nappes d’eau douce alimentant la Palestine se trouve en Cisjordanie et se recharge grâce à l’eau de pluie qui y tombe. Pourtant, Israël s’adjuge la part du lion et puise 340 millions de mètres cubes dans ces aquifères et ne permet aux Palestiniens que l’usage de 22 millions de mètres cubes seulement.
On comprend que les Palestiniens voient aujourd’hui leur pays comme « le pays de la soif ».
Tewfik Abou Wael, le talentueux cinéaste palestinien a signé un beau film au titre éloquent : « Atash » qui a remporté le Prix de la Critique Internationale à Cannes en 2006.
Face à leur déni flagrants des droits vitaux des Palestiniens, les Israéliens et leurs soutiens aux Etats Unis, dans l’Union Européenne et ailleurs seraient bien inspirés d’entendre la voix du regretté Mahmoud Darwich quand il déclame :

« Enregistre en première page :
Je ne déteste pas les gens
Ni n’empiète personne
Mais quand on m’affame
Je mange la chair de mes spoliateurs
Prenez garde
Prenez garde
A ma faim et à ma colère »
Mohamed Larbi Bouguerra



MEHDI LAHLOU
Tags : palestine
Rédigé par MEHDI LAHLOU le Jeudi 26 Mars 2009 à 00:36
Le mouvement protestataire des habitants de Bensmim a bien pris de bonnes tournures, ces derniers mois, par le biais de marches, sit in et de pétitions revendiquant la récupération de leur droit spolié à l’eau de l’unique source d’eau, base de leur activité et leur vie. Ce mouvement a eté soutenu par les ONG locales et nationales dont ATTAC, AMDH et ACME /MAROC . Les habitants de Bensmim comme le corps associatif solidaire avec la juste cause, posent les problèmes à leur juste valeur médiatique, politique et sociale accusant directement le prometteur du projet et le gouvernement qui a autorisé l’exploitation de la source de Bensmim par le capital étranger. Le mouvement de protestation occasionné par le problème de l’eau a bien sûr touché plusieurs points de notre pays, Bouarfa, Ait Melloul, Tata et autres, preuve que le mouvement de Bensmim est bien réel dans le contexte du changement climatique, de la surexploitation de l’eau et des effets néfastes de la mondialisation. Le mouvement protestataire des habitants de Bensmim s’érige contre les lobbies pernicieux et contre le scandale de la mauvaise gestion de notre patrimoine hydrique. Quoi qu’il ne représente plus qu’un secret de polichinelle, le mouvement est aperçu autrement par nos moyens audio_ visuels.
2 M, l’un des principaux pôles médiatiques de notre pays diffuse son programme TAHKIK (enquête) le 24/01/08 à 22 h 15 autour de la question hydrique, tout en ignorant dans toute sa dynamique le mouvement protestataire des masses populaires de Bensmim, dans le secret dessein de nous tranquilliser par des subterfuges éloges édités par les entreprises capitalistes qui cherchent à s’accaparer de nos richesses hydriques quel qu’en soit le prix au dépens des aspirations des habitants de Bensmim en une vie meilleure. Est_il nécessaire de noter en passant que ces entreprises, montées au créneau, au cours du programme, ne sont en fait que des filiales des multinationales qui profitent de l’économie de rente en vogue chez nous, et auxquelles on ouvre largement les portes à l’exploitation de notre terre et notre mer, sans réserve aucune pour les droits de nos générations futures sur ce patrimoine hydrique minier halieutique et forestier. Ainsi 2M soutient et valide, le point de vue de ces sociétés dont l'une représentée par (Mr Nicolas. A) met en exergue les avantages du projet de l’exploitation de l’eau de source de Bensmim faisant fi de la paupérisation,et de l’émigration au sein des habitants de Bensmim, comme résultats inulectables de ce dit projet qui vont à l’encontre du développement durable. Evidemment notre 2 M ne cache pas sa position en faveur de ces sociétés en quête de projets bénéfiques comme la mise en bouteille de l’eau (c’est le cas de Sidi Harasem, Sidi Ali, Ain Sais…) dont la qualité est presentée comme rigoureuse (contrairement à ce qu’a été constaté à Fès dont les habitants de certains quartiers dénoncent des impuretés et le goût infect de l’eau de robinet). Tout en défendant ce genre de projet les représentants de sociétés voraces de gros bénéfices prêts à sortir à l’étranger, sollicitent la diminution de la T.V.A au gouvernement qui n’a trouvé de meilleur cadeau du nouvel an que de promulguer une hausse des prix déstabilisant ainsi le pouvoir d’achat de la majorité de la masse populaire.
Le programme de 2M essaie sans doute, à travers les déclarations fallacieuses de ses éminents hôtes, nous convaincre que notre situation hydrique est loin de tout danger et inquiétude alors que des pays du Nord ne cachent aucunement leur inquiétude quant à l’avenir de leur eau. Aussi n’a-t-on pas droit de nous demander de la position des opposants au projet, à savoir le point de vue des militants des ONG et particulièrement des militants de l’ACMÉ /MAROC ingoré par le dit programme de 2 M, ce qui prouve que notre pôle médiatique ne fait que le jeu du capital multinational loin de toute impartialité et de professionnalisme responsable.
Houssaine Idrissi Le 28/01/08
houssaine idrissi
Rédigé par houssaine idrissi le Vendredi 8 Février 2008 à 00:27

contributions

Samedi 15 Septembre 2007
sit in contre la hausse des prix
sit in contre la hausse des prix
L’eau c’est la vie ; c’est pourquoi l’accès de tous à une eau de qualité et en quantité suffisante pour subvenir aux besoins vitaux est un droit fondamental de l’être humain. Ce droit est inaliénable dans le sens que personne ne peut revendiquer à lui seul la propriété de cette ressource vitale qui reste un patrimoine commun de toute l’humanité et de tous les êtres vivants sur notre planète au même titre que l’air que nous respirons et la lumière du soleil avec laquelle nous nous éclairons et nous chauffons. C’est donc un bien public universel appartenant à tous et dont la gestion et la protection est une responsabilité collective qui doit s’exercer notamment par un service public efficace et avec la contribution active des citoyennes et citoyens dans le cadre d’une démocratie participative réelle .
Toute tentative de sortir ce bien de la sphère publique et/ou communautaire, derrière les appellations de Délégation de service ou gestion déléguée est illégitime, car on ne peut pas et ne doit pas réduire l’eau et donc la vie à une simple marchandise, source de profit pour des capitaux privés; c’ est pourquoi l’eau n’a pas de prix, mais a, bien sûr, un coût qui doit être supporté par toute la communauté selon le principe que ce qui relève de la propriété et de l’usage communs nécessite un financement et une prise en charge communs et solidaires, et il n’existe rien pour garantir cela qu’un système fiscal juste, à travers lequel chacun contribue selon son niveau de revenu et de richesse.
Malheureusement, dans la réalité de notre pays ces principes et droits humains ne sont pas évidents pour tous, et notamment pour les décideurs politiques du moment, et sont donc quotidiennement bafoués, car la ressource « eau » de plus en plus rare attise les convoitises d’un capital privé mondialisé qui y voit une aubaine financière et cherche par tous les moyens à mettre la main dessus. Cela a déjà commencé chez nous par la cession des services de l’eau potable et de l’assainissement dans certaines des plus grandes villes marocaines – notamment les capitales économique et administrative du pays - à des sociétés étrangères sans que celles-ci tiennent les promesses faites – de gré à gré et dans l’opacité la plus totale - en matière de gestion et d’accès du plus grand nombre de citoyens aux services de l’eau et d’assainissement. Au contraire, nous ne remarquons aujourd’hui que leur grande avidité d’ argent et de gain; la preuve en est les dizaines de sit in organisés par les consommateurs de tous âges et de toutes situations, à Rabat-Salé, Casablanca-Mohammadia et Tanger-Tétouan pour protester contre la hausse injustifiée des prix qui leur a été infligée indécemment, avec le consentement explicite et tacite des autorités publiques, et en dépit de leur pouvoir d achat fortement affaibli par un train de hausse des prix qui n’a plus connu d’arrêt depuis le début de l’année 2006; cela sans parler de la capacité de ces sociétés a se soustraire aux obligations théoriquement inscrites aux cahiers de charge moyennant des pratiques de corruption de certaines élites et des élus locaux qui n’ont plus aucun contrôle d’aucun ordre sur ces dernières.
Si des citoyens clament leur incapacité a "honorer "des factures bien au-delà de leur pouvoir d’achat, d’autres par contre et surtout dans le Maroc ‘’profond’’ et "inutile" réclament simplement quelques litres d’eau pour eux et leur bétail pour rester en vie et doivent faire plusieurs kilomètres, dans des conditions souvent difficiles, pour pouvoir échapper à la soif qui les guette. Ces gens là ni l’Etat ni le capital privé ne pensent à eux ; ce sont les exclus de notre système.
C’est pourquoi je pense que nous avons tous une obligation morale de dénoncer les tendances mercantiles des sociétés ‘’gestionnaires‘’ de l’eau, de montrer au grand jour les vrais enjeux derrière l’ingérence du capital privé dans un secteur aussi stratégique et vital que l’est celui de l’eau et de l’assainissement et de refuser aussi toutes les formes d’exclusion qui, à terme contribuent d’une part à remettre en cause la cohésion et la paix sociales avec le lourd tribut que cela comporte pour notre société et d’autre part à handicaper davantage une démocratie à l’origine en mal de démarrage..

Kamal Saidi
acme maroc
Rédigé par acme maroc le Samedi 15 Septembre 2007 à 22:18

Association pour le Contrat Mondial de L'Eau