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REVUE DE PRESSE

Eau : le consommateur marseillais trinque

Partout en France, le prix de l'eau baisse. Marseille, elle, fait figure d'exception. Ici, les opérateurs imposent leurs tarifs. Dans l'opacité la plus totale.



Eh non, ce n’était pas un poisson. Le 1er avril dernier, le Groupe des eaux de Marseille, filiale de Suez et de Veolia, a encore alourdi la facture d’eau des Marseillais. Le prix du mètre cube est passé de 3,06 à 3,17€, soit une augmentation de 3,6 % – après deux hausses de 2,8 % en 2008 et de 4,5 % en 2007. En l’espace de deux ans, le tarif de l’eau marseillaise a grimpé de plus de 10 %.

Des augmentations d’autant plus surprenantes que, dans le même temps, de nombreuses métropoles (lire page 3) ont obtenu des réductions substantielles du tarif payé par leurs habitants, en passant au crible les contrats qui les liaient à un groupe privé – Suez ou Veolia, la plupart du temps, ces deux compagnies se partageant 60 % du marché de la distribution d’eau en France. Apparemment, ce duo de multinationales gère l’eau de Marseille avec les mêmes méthodes qui ont poussé beaucoup d’autres grandes villes à mettre le holà.

La ville de Marseille atteindrait un record de surfacturation
Selon une enquête de l’UFC-Que Choisir, réalisée en octobre 2007, la ville de Marseille atteindrait même un record de surfacturation. La marge réalisée par le Groupe des eaux de Marseille, sur la distribution d’eau, y serait de 67,5 %, et de 32,9 % sur l’assainissement, soit une marge globale de 56,1 %. D’après UFC-Que Choisir, seule une collectivité ferait pire que Marseille : le Syndicat des eaux d’Ile-de-France (SEDIF), regroupant 114 communes, et dirigé par André Santini, où le délégataire, Veolia, se réserverait une marge globale de 58,7 %. Le Groupe des eaux de Marseille a contre-attaqué en portant plainte pour diffamation, expliquant que l’étude était coupable de nombreuses omissions.

Des marges stratosphériques
« Même en intégrant leurs éléments dans le calcul, on aboutit à une marge d’environ 50 % au lieu de 56,1 %. Cela reste exorbitant. De ce point de vue, le procès en diffamation sera l’occasion de mettre sur la table tous les éléments chiffrés, que le groupe a refusé de nous transmettre avant notre étude », précise François Carlier, directeur adjoint des études à UFC-Que Choisir. Récapitulons. Une enquête dénonçant des marges stratosphériques, des augmentations répétées et significatives du tarif de l’eau locale, l’exemple de grandes villes ayant obtenu de Suez ou de Veolia un allègement important de la facture pour l’usager… Tous ces signaux ont-ils incité nos élus à se montrer un peu plus curieux, sinon exigeants, à l’égard du Groupe des eaux de Marseille ? Aussi incroyable que cela puisse paraître, il semble que la communauté urbaine ne dispose même pas de la base la plus élémentaire : le rapport annuel du délégataire (le Groupe des eaux de Marseille, donc), qui présente le détail de ses comptes, l’inventaire de ses interventions, et tous les éléments permettant à la collectivité de s’assurer de la bonne exécution du service public.

Quatre jours après notre demande, les services de Marseille Provence Métropole sont toujours en train de rechercher ces fameux rapports. Leur publication est pourtant rendue obligatoire, le 1er juin de chaque année, par la loi du 2 février 1995. Quant à nos questions, Antoine Rouzaud, vice-président de la Métropole, délégué à l’eau et l’assainissement, nous a fait savoir qu’elles étaient trop… précises pour qu’il puisse y répondre. À la mairie de Marseille, la réponse est tout aussi lapidaire : on s’empresse de renvoyer à la Métropole et à Antoine Rouzaud. Pourtant le code général des collectivités locales est clair : toute entreprise liée à une commune par une convention financière doit lui communiquer les comptes détaillés de ses opérations. Et la mairie, pour examiner ces comptes, doit mettre en place une commission de contrôle. Dans les faits, cette commission n’existe pas.

Gel des dossiers sensibles
Comment expliquer une telle inertie ? Selon l’hypothèse la plus couramment évoquée, elle tient pour partie à la neutralisation entre Jean-Claude Gaudin et Jean-Noël Guérini : la gauche, vainqueur surprise de la présidence de la communauté urbaine, en 2008, s’endort gentiment sur les dossiers qui pourraient gêner la mairie de Marseille, en échange de quoi celle-ci traite avec prodigalité ses élus socialistes etleurs secteurs, et cajole le fragile consensus obtenu au sein de la métropole – où la gauche est minoritaire. Un « je te tiens-tu me tiens par la barbichette » sans doute très subtil et amusant pour les camps Guérini-Gaudin, mais très onéreux pour le commun des Marseillais, s’il se traduit par un gel des dossiers sensibles. Quoi qu’il en soit, la Société des eaux de Marseille (SEM) ne semble pas craindre un réveil de son principal et rentable client.

Ce ne sont pas les édiles qui contrôlent le délégataire mais l'inverse
Elle décrit ainsi, dans son rapport annuel 2007, comment elle a pu contrer la désagréable enquête publiée par l’UFC-Que Choisir : « La SEM a réagi vigoureusement (...) en fournissant aux élus, qui nous font confiance (...), des arguments concrets pour répondre à ces attaques. » Il en va ainsi, dans le monde marseillais de l’eau. Ce ne sont pas les édiles qui contrôlent le délégataire, mais le délégataire qui contrôle la réaction des édiles, en leur fournissant des argumentaires. Avec de tels gestionnaires, gageons que les Eaux de Marseille n’auront pas trop de mal à faire renouveler leur contrat de délégation, en 2013. Et comme ces contrats sont généralement conclus pour une durée de 15 à 20 ans, le Marseillais n’a sans doute pas fini de ruminer ce vieil adage : méfiez-vous de l’élu qui dort.

par Paul Warguin

Vendredi 5 Juin 2009
Vendredi 5 Juin 2009
Paul Warguin
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