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L’eau dans le monde : L’insoutenable précarité de l’équilibre

Par Amel Djait



Par Amel Djait

Les romans de science fiction et les films les plus fous avaient prévu le pire concernant des guerres terribles pour les énergies. Elles semblent déjà enclenchées pour une ressource, dont on ne sondait la rareté il y a si peu, l’eau.

Tous les calculs convergent vers une seule et même conclusion : L’humanité consomme bien plus qu’elle ne pourrait se permettre. En gros, elle vit au-dessus de ses moyens. La guerre de l’eau est bel et bien en marche. L’eau est au cœur de tous les enjeux. Objet de toutes les convoitises, elle est désormais synonyme de survie.

Le spectre de la famine menace de plus en plus le monde. Il faut produire encore plus de denrées alimentaires pour rétablir ou maintenir la paix. De nombreux pays ont affronté de sérieuses émeutes de la faim durant l’année 2008. L’agriculture est responsable de 70% des prélèvements en eau dans le monde, contre 20% pour l’industrie, essentiellement pour la production électrique. De nombreuses populations dépendent des prélèvements d’eau dans les nappes souterraines qui se renouvellent très lentement. L’homme prélèverait moins de 1% de l’eau recyclée sur terre. A l’échelle mondiale, on prélève 4500 km2 d’eau douce par an.

Comme une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule, il faut aussi faire face à la démographie qui s’emballe. Nous sommes près de 6,5 milliards d’individus sur terre et toutes les statistiques prévoient de se stabiliser à 9 milliards en 2050. Il convient de préciser que les populations qui s’accroissent sont aussi les plus pauvres. L’Afrique, à elle seule, devrait passer de 800 millions à près de 2 milliards d’individus en 2050 sans parler, ni penser à la Chine et L’inde.

Au cours des 50 dernières années, l’accroissement des consommations a provoqué des pollutions qui ont rendu une grande partie des eaux de surface et souterraines impropres à la consommation.

Devant ces constats, toutes les alertes ont été sonnées pour conclure sur l’état «d’alerte», «d’urgence», «de pénurie»… L’ONU a estimé en 1996, en partant d’une hypothèse moyenne de croissance de la population mondiale, que 2,2 milliards de personnes connaîtraient en 2050 une situation de pénurie d’eau, et 4,6 milliards vivraient une situation d’alerte.

Seulement nul besoin d’attendre jusqu’en 2050. Les spécialistes alertent depuis longtemps que le manque d’eau additionné aux manques de services d’assainissement dus à la pauvreté, sont déjà la réalité de plus 1,5 milliard de personnes qui vivent sans eau potable dans la quasi-totalité des pays du tiers-monde. 2, 4 milliards de personnes vivent sans accès aux services d’assainissement. Près de 30.000 personnes meurent chaque jour de maladies dues à l’absence d’eau potable et de services hygiéniques. Parmi celles-ci, on décompte 6.000 enfants qui périssent quotidiennement en raison de maladies associées au manque d'eau potable et de services d'assainissement adéquats.

Les inégalités s’accentuent face à Sa majesté «la Politique». A titre d’exemple : 60% des ressources hydriques de l’Afrique du Sud sont exploitées par les blancs, alors que 15 millions de citoyens de couleur n’ont pas accès à l’eau potable. En Palestine, la moitié des villages palestiniens sont privées d’eau, alors que toutes les colonies israéliennes en sont largement pourvues.

Selon les spécialistes, faire face aujourd’hui à la pénurie d’eau un peu partout à travers le monde reviendrait à reposer toute la problématique du développement économique, politique et social sur de nouvelles bases, y compris éthiques.

Selon M. Mehdi Lahlou, professeur à L’INSEA de Rabat, il s’agirait «de reprendre l’approche de la croissance (ou de la lutte contre la pauvreté, ou de la réduction de la dette, ou de l’ajustement structurel…), telle qu’elle a été posée et suivie durant les dernières années à la faveur notamment des multiples interventions des instances financières internationales, pour y répondre par des politiques et des instruments nouveaux fondés sur la démocratie locale, sur la primauté à accorder à la satisfaction des besoins de base de la collectivité et sur une approche plus généreuse des relations internationales… Dans ce sens, ‘’l’aide au développement‘’ s’agissant de l’eau, ne doit pas être un vecteur d’appauvrissement de la société mais doit, au contraire, bénéficier de ressources nettes en sa faveur. Dans ce sens que l’accès à une eau propre doit être considéré partout comme un droit humain fondamental».

M. Lahlou rajoute dans son intervention que «la préservation et la rationalisation de la gestion de l’eau doivent faire partie de tous les projets de réforme des systèmes éducatifs et de ‘’bonne gouvernance‘’, et devraient être menés en recherchant l’implication la plus grande possible des populations et en mettant en œuvre l’ensemble de leurs savoirs à ce propos... En réalité, l’intervention en matière d’eau ne peut relever, de toutes façons, que d’une gestion d’ordre public devant être mise au niveau d’une priorité nationale de développement».

Les cas de quelques pays d’Afrique, d’Amérique latine et de certains pays d’Asie du Sud-est poussent effectivement à la réflexion. La privatisation pure et simple du secteur de l’eau, ayant abouti à un transfert net de ressources financières hors des pays concernés, réduisant leurs capacités à résoudre leurs problèmes.

En Méditerranée, l’eau est une ressource inégalement répartie. La question est largement posée et les avis ne semblent plus converger vers l’urgence de décisions. Il y va de la sécurité de la région. Tout le monde semble d’accord pour affirmer que le diagnostic est sombre et que les actions mises en œuvre à tous les niveaux, restent en deçà de la précarité de la situation et de l’urgence d’une action commune.

En 2005, la population méditerranéenne «pauvre» en eau, c’est-à-dire celle des pays dotés de moins de 1000 m3/hab/an, s’élève à 180 millions d’habitants, dont 60 millions en situation de «pénurie» (moins de 500 m3/hab/an). Des estimations prévoient que le nombre de personnes vivant en situation de pénurie d’eau s’accroîtra à 63 millions d’ici 2025. Selon un document de l'UPM, 290 millions de personnes pourraient se trouver en état de pénurie d’eau en 2050.

Aux cotés du changement climatique, de la croissance de la demande en eaux agricoles et urbaines et de la dynamique démographique, le tourisme a tendance à aggraver le stress hydrique de la région. La Méditerranée reste la région du monde qui attire le plus de touristes. Elle concentre 25% du tourisme international. Dans les années 90, une moyenne de 135 millions de personnes visitait chaque année les côtes méditerranéennes tous pays confondus. Ce chiffre pourrait passer à 355 millions en 2025.

L’agriculture aussi se taille une belle part dans l’équation. Elle représente 64% de la demande totale en eau : 45% au Nord et 82% au Sud et à l’Est. Dans de nombreux pays méditerranéens, les prélèvements en eau approchent le niveau limite des ressources disponibles. Des pénuries d’eau, conjoncturelles ou structurelles, sont constatées. Le problème de l'eau est absolument vital pour l'ensemble de la région. En attendant, la Mer Morte continue de perdre un mètre d’eau par an, l’exploitation des eaux du Nil, du Jourdain, du Tigre et de l’Euphrate… attise toutes les convoitises et font crépiter les tensions dans la région.

Selon les chiffres des Nations unies, en 50 ans, les besoins en eau douce ont été multipliés par 6, tandis que la population mondiale était multipliée par 3.


Lundi 18 Mai 2009
Mardi 19 Mai 2009
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