ACME
L’enquête - Vittel : la bataille de l’eau - C Politique, la suite - 24/03/19 25/03/2019 22 mars 2019 Journée mondiale de l'eau : COMMUNIQUE DE L'ACME Association pour le Contrat Mondial de l'Eau France 21/03/2019 A Paris, le naufrage des compteurs d’eau - Marc Laimé 19/03/2019 La Guadeloupe opte pour un syndicat unique de l'eau dés cette année 19/03/2019 Marianne 15 mars 2019 : Scandale des compteurs d'eau : voici la preuve que c'est Eau de Paris qui enfume 16/03/2019 Marianne 15 mars 2019 : Eau de Paris : 94 000 compteurs d'eau jetables à 30 millions d'euros ! 15/03/2019 Eau potable au Sénégal : l’autorité des marchés publics annule l’attribution du marché à Suez 08/03/2019 GUADELOUPE /GRANDE-TERRE La CARL et la CANGT vont gérer ensemble leurs problèmes d'eau et l'élimination de leurs déchets 06/03/2019 Le divorce entre Suez et la mairie prononcé 28/02/2019 Médiacités 26.02.2019 : Veolia, le CICE et la baisse du contrat de gestion de l’eau à Toulouse 26/02/2019 La Chambre Régionale des Comptes de Martinique est saisie à cause des 14 millions de déficit de l'Espace Sud 20/02/2019 Une nouvelle répartition des contributions des agences de l'eau aux opérateurs de la biodiversité 19/02/2019 SEEG : Veolia vend ses parts à l’Etat et renonce à toute action judiciaire ! 19/02/2019 Ordre du jour du Conseil communautaire de Paris Saclay du 20 février et création de la Commission Contrôle Financier suite au recours de l'ACME et du FRICC à l'encontre du Président de Paris Saclay devant le TA de Versailles du 28 janvier 2019 16/02/2019 VEOLIA VITRIFIE SUEZ ET SAUR PAR MARC LAIMÉ, 15 FÉVRIER 2019 15/02/2019 Guadeloupe : Lucette Michaux-Chevry laisse une ardoise de 75 millions d’euros 14/02/2019 Courrier International : Indonésie. À Jakarta, la bataille de l’eau a commencé 14/02/2019 Réunion publique sur la gestion de l'eau à La Roche sur Yon et en Vendée 08/02/2019 SINE février 2019 Enquête sur les nouveaux scandales de l'eau Public/Privé La bataille de l'eau fait rage 06/02/2019 Après la sortie de Macron sur le chlordécone, l'Élysée plaide le "malentendu" Après les élus ultramarins, des scientifiques ont rappelé à Emmanuel Macron que des études contredisaient ses propos 06/02/2019 LE PRÉSIDENT ET LE CHLORDECONE 05/02/2019 Un arrêté limite la chlordécone, insecticide cancérogène, dans la viande de boeuf 30/01/2019 28 janvier 2019 : Tribunal Administratif de Versailles Requête en excès de pouvoir de l'ACM et du FRICC contre le refus de la Communauté d'agglomération Paris Saclay de créer la Commission de Contrôle Financier R. 2222-1 à 6 du CGCT 30/01/2019 Marché de l’eau à Quimper. « Il faut mettre cartes sur table » réclame Piero Rainero 30/01/2019 Sisteron 7341 habitants (maire de 78 ans LR depuis 1983) : la société Suez ne va plus gérer l'eau et l'assainissement : La commune reprend en régie directe l'ensemble de l'exploitation 26/01/2019 Interview de Jacques Davila du comité de l'eau de Guadeloupe et représentant local du FRICC 25/01/2019 La Roche-sur-Yon. Eau potable : une réunion le 7 février 2019 en présence de JL Touly 23/01/2019 Assurée par la Saur depuis sept ans, l’exploitation de l’eau potable sera reprise en régie, à partir du 1er septembre, par le syndicat mixte des eaux de Gâtine 23/01/2019 Dans les Alpes la neige artificielle menace l’eau potable - Marc Laimé 21/01/2019 Conférence de presse des associations d'usagers de l'eau de Guadeloupe avec J Davila du Fricc et G Paran président du comité des usagers de l'eau 18/01/2019 Café citoyen sur l’impact de la loi NOTRe sur la gestion de l’eau, du 16 janvier 2019 à Saint-Dié-des-Vosges 17/01/2019 Des habitants de Souvigné, en Indre-et-Loire, dénoncent une eau de mauvais goût payée plus chère 16/01/2019 Invitation à un événement hors norme marche d'adieu au SYNDICAT D'EAU SAVIGNE SUR LATHAN HOMMES dissous par la lois NOTRE (37340) 14/01/2019 LA CADA OUVRE L’ACCÈS AUX COMPTES D’UNE CONCESSION, PAR PATRICK DU FAU DE LAMOTHE 13/01/2019 PROPOSITION DE RÉSOLUTION tendant à la création d’une commission d’enquête sur l’accès à l’eau potable, sa qualité et ses effets sur la santé en Outre-mer 18 décembre 2018 12/01/2019 La guerre est déclarée entre la municipalité de Brignoles et la société Suez : notre association ACME France est solidaire du maire de Brignoles 04/01/2019 RENCONTRE - DÉBAT  «Loi sur la gestion de l'eau : notre bien commun nous échappe-t-il ?» le 16/01/2019 à 20h00 Maison Mosaïque : 11, rue d'Ortimont Saint-Dié-des-Vosges 04/01/2019 Coupures d'eau : la fondation France Libertés relaxée des accusations de diffamation portées à son encontre par Veolia 21/12/2018 Recul de Santini face aux "gilets bleus" 20/12/2018 PROVISIONS POUR RENOUVELLEMENT : UN ARRÊT HISTORIQUE DU CONSEIL D’ÉTAT 20/12/2018
           
PRIVATISATION DANS LE MONDE

L'eau potable et le défi de l'urbanisation au Maroc

L'es problèmes de l'eau potable au Maroc restent parmi les questions les plus préoccupantes du développement durable au nombre desquelles il convient de citer non seulement la disponibilité des ressources en eau et les caractéristiques ainsi que la vulnérabilité de l'environnement mais aussi les problèmes démographiques, juridiques, administratifs, politiques et de comportement.



L'eau potable et le défi de l'urbanisation au Maroc
L'eau potable et le défi de l'urbanisation au Maroc



L'es problèmes de l'eau potable au Maroc restent parmi les questions les plus préoccupantes du développement durable au nombre desquelles il convient de citer non seulement la disponibilité des ressources en eau et les caractéristiques ainsi que la vulnérabilité de l'environnement mais aussi les problèmes démographiques, juridiques, administratifs, politiques et de comportement.

Dans un contexte où les conditions naturelles rendent particulièrement difficile l'alimentation en eau des villes et centres urbains et vu la politique d'adduction à partir des gros ouvrages hydrauliques, une grande partie de la population urbaine se trouve aujourd'hui à l'abri de la pénurie.

Le volume de l'eau distribuée dans les villes est passé de 260 millions de m3 en 1972 à 780 en 1992. Il est passé à 800m3 aujourd'hui en dépit de l'amélioration de la dotation nette par habitant qui devient supérieur à 100l/j/hab. dans les principales grandes villes grâce à l'évolution du taux de branchement qui a passé de 62 % en 1981 à 83 % en 1998. Le rythme de l'urbanisation rapide et les changements dans les modes de vie des citadins conduisent à une demande croissante en eau potable. La montée des besoins de cette dernière reste une des contraintes majeures des politiques de développement et de gestion au Maroc.

Par ailleurs, les systèmes de distribution sont en train de devenir non seulement inadéquats, mais également obsolètes, ils nécessitent de plus en plus de réparations alors que l'on dispose de moins en moins de fond pour agir, résultat : il y a des fuites partout dans les systèmes, ce qui augmente la consommation d'eau, les ruptures de conduites et les pertes d'eau subséquentes sont monnaie courante, d'où fréquentes chutes de pression et du même coup, augmentation du risque de contamination.

Or les deux tiers des réseaux ont cependant plus de trente ans et nécessitent d'importants investissements ; la diminution des pertes qui pourrait en résulter s'élèverait à 120 millions de m3, la perte de l'eau à Casablanca, principalement en raison du mauvais entretien et a un degré moindre, à cause des branchements illégaux. Face à cette situation, une course aux équipements et à l'amélioration du mode de gestion de service est entreprise par les autorités concernées et par les sociétés délégatrices.

La mise en place d'un programme sur six années en vue d'augmenter la rentabilité des réseaux à 80 % pour doter les villes marocaines des moyens qu'elles méritent. Les interventions seront principalement centrées sur Casablanca, Rabat-Salé, Fès, Tanger, Tétouan … et les centres relevant de l'ONEP, ce qui devrait permettre de réduire de 69 % des pertes d'eau de l'ensemble du réseau. Ceci étant le retard et bien remarqué.

En amont les vieux réservoirs sont également en train de se détériorer, leur capacité de retenue est en train de diminuer à cause de l'envasement. Les bassins hydrographiques sont envahis par des populations urbaine et rurales et les activités industrielles incontrôlées produit des changements tant dans le régime hydrologique que dans la qualité de l'eau.
Les nouveaux réservoirs seront beaucoup plus chers à construire que les anciens.

Il faudra ériger de nouveaux barrages dans des bassins qui ne sont pas touchés par la croissance urbaine et qui sont souvent bien éloignés des populations qui utiliseront cette eau. Cependant la satisfaction de la demande de la ville marocaine pose des problèmes, techniques et financiers redoutables et l'avenir semble menaçant car la croissance démographique et urbaine est loin d'être freinée.

Le caractère fondamental de l'eau pour la survie au quotidien et l'absence de substituts oblige souvent des populations non branchées aux réseaux dans les quartiers périphériques à un déplacement quotidien à la recherche des bornes-fontaines, se trouvant parfois dans des points éloignés.
Le coût de l'eau est plus élevé dans ces zones mal desservies, à faible consommation et à faibles revenus que dans les quartiers prospérés ou le niveau de gaspillage de l'eau est plus élevé.

Selon les rapports du débat national sur l'aménagement du territoire, le problème de l'urbanisation provoque des besoins en eau potable très importants dans les villes et les centres urbains qui dépassent la capacité de réponse des autorités et les ressources disponibles face à une urbanisation démesurée dont les causes sont multiples ainsi que pour les exigences de la promotion du tourisme, secteur qui consomme des quantités énormes des eaux mobilisables au détriment de la consommation ménagère.

Malheureusement les initiatives entreprises par la société civile dans le domaine de l'approvisionnement en eau dans les quartiers périphériques ne trouvent pas de l'encouragement de la part de l'Etat et des collectivités locales, toujours les mêmes justifications que les trésors publics sont à sec.

Bien que la croissance de l'urbanisation des villes soit rapide et couvre des surfaces considérables qui excèdent parfois les capacités des ressources en eau dont elles disposaient à l'origine. Faut-il s'inquiéter de la disponibilité de l'eau pendant que l'accès équitable à l'eau potable est une des composantes essentielles de la réduction de la pauvreté, de la santé et du développement durable? Comment appréhende-t-on la réalité de l'approvisionnement en eau dans les quartiers précaires ? Comment lutter contre le gaspillage marqué par l'utilisation parcimonieuse de l'eau des bornes fontaines ?
La qualité de l'eau resta aussi une autre variable qui exige un traitement spécifique parce que une eau avant qu'elle sera potable, elle contient parfois de fortes concentrations de sédiments en suspension (argiles, limons et sables …).
Le coût du traitement pour la rendre potable peu alors être très élevé.

L'absence de sanitaire et du système d'assainissement dans une proportion aussi importante des zones urbaines est l'une des causes de la dégradation des cours d'eau, des canaux et des eaux souterraines.
C'est une véritable menace à la santé humaine, l'eau polluée offre un milieu de reproduction idéal pour les moustiques et les rats tout en étant une source potentielle de propagation des maladies.

La gestion de la pénurie et la satisfaction de la demande urbaine constituent l'une des variables clés de tout régime d'approvisionnement et politique hydraulique, la réduction de la demande peut apporter une solution à court ou à moyen terme à la pénurie d'eau, mais cela nécessite la définition des stratégies à long terme pour la gestion de l'eau potable des villes et de centres urbains au Maroc, les moyens adoptés pour la maîtrise de la demande et de la consommation à travers la solution de la tarification restent encore discutable car ils touchent toutes les catégories socioprofessionnelles sans faire des distinctions entre celui qui pauvre et celui qui riche mais par contre l'encouragement de l'usage des appareils qui économisent l'eau peut améliorer la situation de façon appréciable, ainsi que pour les compagnes de sensibilisation de la population par l'utilisation des moyens d'information et de communication.

Aussi quelles que soient les conditions organisationnelles choisies par l'Etat et les autorités locales, l'eau reste un service d'intérêt générale qui exige une nouvelle forme de gestion, parmi d'autres qui sont mises en avant dans la littérature de la gouvernance urbaine, concept couramment utilisé pour qualifier l'évolution de la gestion, du fonctionnement et de réglementation qui gouvernent les villes et les centres urbaines au Maroc.

Driss Jamal
Doctorant en Géographie : eau et urbanisation
Université Hassan II – Mohammedia




Driss Jamal * |


Jeudi 28 Juillet 2005
Jeudi 30 Mars 2006
driss625@caramail.com
Lu 6329 fois


1.Posté par el hamyani le 11/09/2005 21:48
je ne vais pas faire de commentaire mais je vais juste poser une question qui me préoccupe bcp. On a constaté que le niveau des eaux au Maroc diminue d'année en année à cause de la secheresse et jusqu'à maintenant, on a pas trouvé de solution à ce probléme. j'ai une question à vous poser: est-ce que le Maroc, cette année aussi, passera par une dure année de secheresseet comment on compte s'en sortir?Merci d'avoir donné la possibilité à tout le monde de participer à ce sujet qui est le probleme de tous les marocains

2.Posté par anonyme le 02/06/2009 14:59
beau travail


Dans la même rubrique :

L'eau sous contrôle - 01/03/2013

ACQUA AFRIKA - 03/05/2005

1 2

LOBBYING | PRIVATISATION DANS LE MONDE | PRIVATISATION EN FRANCE | REMUNICIPALISATION EN FRANCE | REMUNICIPALISATION DANS LE MONDE | ACTIONS JURIDIQUES | EAU A PARIS | L'EAU DE LILLE | L'EAU DE LYON | L'EAU de CORSE | L'EAU de BRETAGNE | EAU A TOULOUSE | Water Makes Money le Procès

Mentions légales
Pour une recherche d'articles par thèmes, cliquez sur le mot de votre choix !
actions juridiques adhésion affaires troubles afrique agences de l'eau agriculture algerie algues bleues algérie angleterre anti-gaspillage argentine arnaques ? asie assainissement assainissement non collectif associations associations en lutte australie banque mondiale barrage barrages ben s'mim biogaz bolivie bordeaux bretagne brésil canada castres cge chili chine coca cola cognac colloque colloque 2006 colloques 2006 compteurs condamnation contentieux contrats contrats en contentieux corruption corse cyanobactéries danasi dessalement droits de l'eau déchets eau embouteillée eau potable ecocide edf enel film financements de projets france-libertés fuites fusion gabon gestion alternative grenelle de l'environnement guerre de l'eau inde investissement islande israel l'europe de l'eau las vegas les antilles lille lobby lobbying loi oudin santini loi sur l'eau luttes lyon maladies mali manifestations marché de l'eau maroc mauvais rendement messier mexico 2006 mexique mortalité médicaments neufchateau niger nitrates nucléaire observatoire parisien paris pascua lama pauvretés perou pollution pollution de l'eau pollution de l'eau potable pollution des nappes pollution eau potable pollution minière pollutions pollutions agricoles pollutions de l'eau pollutions des nappes pollutions des rivières pollutions industrielles portraits ppp privatisation prix de l'eau proglio pérou pétition que choisir? quebec quimper radio radioactivité rechauffement climatique remunicipalisation renégociation réchauffement climatique réunions publiques santini saur sedif services publics à vendre services publiques à vendre solutions suez suisse sécheresse tentatives remunicipalisation toulouse touly unesco université de l'eau uruguay usa varages veolia veolia orient, l'affaire vivendi véolia zimbabwe écocide