ACME
France Inter samedi 17 février 2018 13h40 Marché de l'eau : quand la gestion privée dérape : interview Thierry Gadault auteur de Plongée en eau trouble (sortie le 22 février) 17/02/2018 La filiale de Veolia au Gabon doit fermer boutique 17/02/2018 Le Canard Enchaîné 15 février 2018 : le SIAAP une agence de voyage pour élus 14/02/2018 LES BELLES DÉPENSES DE VOYAGE D'ÉLUS FRANCILIENS CHARGÉS DE LA GESTION DE L'EAU 13/02/2018 Libération : Faouzi Lamdaoui, un proche de Hollande promu chez Veolia 11/02/2018 Veolia, partenaire de l'école de rugby des lionceaux de Sainte Colombe par l'intermédiaire du juste prix de l'eau 10/02/2018 France 5 la quotidienne jeudi 8 février 12h15-12h45 : Le prix de l'eau avec Olivier Andrault UFC Que Choisir et Jean Luc Touly 08/02/2018 Plongée en eau trouble de Thierry Gadault chez Michalon sortie le 22 février 2018 08/02/2018 Canal+ L'info du vrai 5 février (30mn) animée par Yves Calvi avec Marc Laimé : Inondations : le prix de l'eau 05/02/2018 Marianne E Levy 27 janvier 2018 : Ile de France : les communistes en eaux troubles 03/02/2018 Une cinquantaine de pays dans le monde avec moins de 50% d'accès à l'eau potable 19/01/2018 Inondations, l'aquataxe de 40 euros va-t-elle devenir obligatoire ? 18/01/2018 Soupçons de corruption en Roumanie : le siège de Veolia perquisitionné 15/01/2018 ARCEAU : Gestion de l'eau potable à Lège - Cap Ferret 14/01/2018 Une proposition de loi pour assouplir le transfert des compétences eau et assainissement : quid à Paris Saclay ? 13/01/2018 Voeux 2018 FO Veolia Eau 11/01/2018 La vérité sur le mystérieux Alexandre Djouhri (Veolia, Dassault, Airbus, Libye, présidence de la République française,...) Veolia : Obadia et Djouhri au secours de Frérot et sans parler des autres affaires sulfureuses de Veolia en Roumanie, au Luxemb 11/01/2018 Le dossier de l'eau en Guadeloupe, un scandale 10/01/2018 Forum des lanceurs d'alerte 25 janvier 2018 à Marseille 09/01/2018 Capital 29 décembre 2017 : LANCEURS D'ALERTES : COMMENT ILS ONT OSÉ SACRIFIER LEUR CARRIÈRE 30/12/2017 La journaliste Christine Kelly s'engage pour l'accès à l'eau potable en Guadeloupe et organise une distribution d'eau minérale demain à Pointe-à-Pitre : depuis 3 ans avec les comités d'usagers locaux et Eli Domota nous nous battons sur cette question 23/12/2017 En 2018, huit communes de Metz-Métropole intégreront une régie publique commune d’eau. Pour Montigny et ses voisines, elle remplacera la Saur. L’idée est d’avoir un meilleur service pour moins cher 23/12/2017 Extrait du compte rendu de l'AG ordinaire de l'ACME-France du 19 décembre 2017 22/12/2017 Tous nos voeux pour 2018 22/12/2017 21 décembre 2017 : Accord au Parlement sur la proposition de loi assouplissant la Gemapi : L'entrée en vigueur de nouvelles compétences Gemapi, initialement prévue au 1er janvier 2016, avait été repoussée au 1er janvier 2018. Comme prévu dans le text 21/12/2017 SEDIF Syndicat des Eaux d'Ile de France (président des 150 communes depuis 1923 A Santini) et son délégataire Veolia depuis 1923 21/12/2017 Mucem de Marseille 25 janvier 2018 : La nuit des idées FORUM DES LANCEURS D'ALERTE 20/12/2017 Les eaux de France toujours plus polluées 18/12/2017 LOI NÔTRE Le transfert des compétences eau et assainissement reporté jusqu’en 2026 15/12/2017 Ordre du jour non communiqué sur le site de Paris Saclay du conseil communautaire de Paris Saclay du 20 décembre 20h30 à Orsay avec 67 questions et plus de 1 500 pages à lire (un simulacre de démocratie) et cet ordre du jour nous a été communiqué par 14/12/2017 ARTE mardi 12 décembre à 23h25 Jusqu'à la dernière goutte "Les guerres secrètes de l'eau en Europe" réalisé par : Yorgos Avgeropoulos 12/12/2017 GUADELOUPE 1ère : Les avocats mettent les pieds dans l'eau 09/12/2017 ENQUÊTES POUR CORRUPTION: LAFARGE, AIRBUS, VEOLIA, HSBC... L'ÉTAU SE RESSERRE SUR LES ENTREPRISES FRANÇAISES 09/12/2017 LES CRAPULES DE LA RÉPUBLIQUE le 9ème livre (210 pages) de R Lenglet et JL Touly chez First 08/12/2017 Convocation ASSEMBLEE GENERALE ORDINAIRE BI-ANNUELLE DE L'ACME-EAU POUR LE 19/12/17 08/12/2017 Affaire du SIAAP Syndicat Interdépartemental d'Assainissement de l'Agglomération Parisienne épure l'eau de près de 9 millions de franciliens depuis 1970 06/12/2017 Marianne 5 décembre : SIAAP (Syndicat Interdépartemental d'Assainissement de l'Agglomération Parisienne) : Soupçons de favoritisme autour d'un marché des eaux usées attribué à Veolia 05/12/2017 Suez, Dijon et son président PS proche de Macron François Rebsamen une histoire touchante mais pour qui ? 02/12/2017 EAU ET ASSAINISSEMENT : RÉPONSE MINISTÉRIELLE CONTRADICTOIRE AVEC LES ANNONCES DU CONGRÈS DES MAIRES (30/11/2017) : S'agissant des communautés d'agglomération, ces deux compétences eau et assainissement restent optionnelles jusqu'au 1er janvier 2020 01/12/2017 Le Cercle Français de l'Eau véritable agence de lobbying des multinationales de l'eau ? 30/11/2017
           
REVUE DE PRESSE

Le dossier de l'eau de Viva magazine

: La facture est salée Pourquoi ça coûte si cher

L’eau potable est de plus en plus chère. En cause, la privatisation de sa gestion et la pollution croissante, qui exige des traitements de plus en plus complexes.



Le prix de l’eau ne cesse d’augmenter et a littéralement triplé en trente ans. Avec des écarts allant du simple au double selon les régions : un ménage des Côtes-d’Armor ou de la Loire peut payer jusqu’à 4,1 e le mètre cube d’eau, alors qu’un autre habitant en Auvergne ou en Rhône-Alpes déboursera moins de 2,50 euros. Pourquoi une telle disparité ? « La longueur du réseau, la densité de population à desservir, le caractère touristique de la région ou encore l’état de la ressource en eau influent sur la note finale », note Annie Coutellier, chargée d’études à l’Institut français de l’environnement (Ifen). Ainsi, les eaux superficielles, plus faciles d’accès mais plus polluées que les eaux souterraines, exigent des traitements plus complexes, et donc plus coûteux.

Des prix parfois abusifs
La hausse de prix est plus forte dans les petites communes qui, pour se conformer aux normes européennes, ont dû engager de lourdes sommes dans la construction de stations d’épuration pour le traitement des eaux usées.

Autre point crucial : la privatisation. Les collectivités ont le choix entre assumer elles-mêmes par l’intermédiaire d’une régie publique la gestion de leurs services d’eau ou la déléguer à une société privée (Veolia, la Lyonnaise des eaux...). Or, une étude commandée par le ministère de l’Ecologie, en 2004, a montré que le prix moyen de l’eau est environ 33 % plus élevé pour les communes qui en délèguent la gestion au privé. Une enquête de 2006 de l’association Ufc-Que choisir fait état de prix abusifs dans certaines villes et d’une certaine opacité dans les comptes. « Le Syndicat des eaux d’Ile-de-France (Sedif) a ainsi gonflé de 59 % la facture, pour un réseau de 4 millions d’habitants », note Jean-Luc Touly, ancien salarié de Veolia et coauteur d’un ouvrage [1] sur les multinationales de l’eau. Aussi, depuis cinq ans, quelques communes choisissent de remunicipaliser la gestion de leur eau potable. Résultat : dans ces villes, les tarifs ont baissé de 10 à 25 %.

[1] L’Eau des multinationales, les vérités inavouables, de Jean-Luc Touly et Roger Lenglet, éditions Fayard, 2006, 19 euros


La course à l’or bleu

Plus d’hommes sur la planète, moins d’eau

En France, il suffit d’ouvrir le robinet pour boire de l’eau. Mais, dans les pays pauvres, 1,2 milliard de personnes n’ont pas accès à l’eau potable et 2,5 milliards vivent dans des zones sans structures d’assainissement. Chaque jour, les maladies dues à une eau impropre tuent 30 000 personnes, dont 6 000 enfants. Pourtant, il y a beaucoup d’eau autour de nous, mais l’eau douce représente moins de 2 % du volume d’eau disponible sur la planète. Et à peine dix pays se partagent 60 % de cette réserve. Inégalement répartie, l’eau se fait aussi plus rare à cause de l’augmentation de la population mondiale, de l’agriculture intensive et des usines, de la pollution...

Le réchauffement climatique risque encore d’aggraver la situation car les glaciers et les calottes polaires, qui fournissent l’essentiel de l’eau douce, fondent, et les régions très sèches sont déjà deux fois plus nombreuses qu’il y a trente ans. Selon les experts, une pénurie d’eau pourrait toucher l’Afrique du Nord et méridionale, le Moyen-Orient, l’Inde et l’Amérique centrale dès 2020. Les pays qui ont les moyens d’importer de l’eau et de la traiter s’en sortiront, mais les autres ? Certains parlent déjà de crise : en effet, demain, l’eau pourrait devenir si rare qu’elle générera des conflits dans plusieurs parties du monde. La course à l’« or bleu » est lancée : dans certaines régions du globe, des multinationales ont commencé à acheter des rivières, privant les populations de leurs ressources naturelles. Trop chère en plus d’être rare, l’eau pourrait un jour ne plus être accessible à deux tiers des habitants de la planète.

La France est au quatrième rang de la consommation mondiale d’eau en bouteille par habitant. Pourtant, l’eau du robinet est très contrôlée et a souvent la même provenance que les eaux commercialisées.


Si 73 % des Français estiment que l’eau du robinet est bonne, ils sont 75 % à consommer de l’eau plate en bouteille - 7 milliards de bouteilles chaque année, à un prix 100 à 150 fois plus élevé que l’eau du robinet. Et pourtant... Qu’elle provienne de nappes souterraines ou des eaux de surface, l’eau du robinet est soumise en Europe à une réglementation très stricte. La qualité bactériologique et la présence de polluants sont sévèrement contrôlées : 80 paramètres sont vérifiés quotidiennement. L’eau est le plus surveillé des produits alimentaires.

Sur ce tableau idyllique, quelques ombres planent néanmoins : dans certaines régions, la teneur en nitrates et en pesticides est trop élevée ; par ailleurs, les produits dérivés de la réaction entre le chlore et les matières organiques de l’eau sont soupçonnés d’augmenter le risque de cancers ; la teneur autorisée en aluminium (destiné plutôt à améliorer l’aspect de l’eau) est supérieure à ce qu’impose la sécurité sanitaire, alors que l’on sait que l’aluminium est toxique pour le système nerveux ; enfin, tous les polluants ne sont pas contrôlés. Mais tous ces produits chimiques se retrouvent dans bien des denrées alimentaires sans qu’on s’en inquiète.

Souvent les mêmes sources
« Qui prétend que l’eau du robinet a bon goût ne doit pas en boire souvent », affirmait dans une campagne publicitaire la marque Cristaline, qui détient 17 % du marché de l’eau de source en bouteille. Mais, dans 60 % des cas, l’eau courante provient des nappes phréatiques dans lesquelles sont puisées les eaux de source. Saint-Nazaire est ainsi alimentée par l’eau de la nappe de Cambon, que commercialise Cristaline sous le nom de « Roxane ».

L’entreprise Chateaud’eau puise l’eau des fontaines d’entreprise dans la nappe de l’Albien, qui alimente plusieurs communes d’Ile-de-France et les trois fontaines publiques de Paris. Mais, alors que les eaux de source ne sont soumises à aucun traitement, l’eau du robinet doit être traitée pour éviter qu’elle ne soit infectée dans les canalisations. Dans la guerre qui ­oppose les industriels de l’eau en bouteille et les entreprises qui la distribuent dans le réseau public, la question du goût est centrale, et les industriels de l’eau courante investissent dans des procédés sophistiqués pour éliminer ce mauvais goût qui peut venir de l’eau, de la station de traitement ou des canalisations.

Un investissement rentable au regard du coût de la mise en bouteille. Un récent rapport du Worldwatch Institute, aux Etats-Unis, révèle que l’eau en bouteille pèse lourdement sur l’environnement et représente un coût économique élevé. Il souligne qu’elle est souvent moins contrôlée que celle du robinet  ; que l’exploitation des sources minérales peut engendrer un tarissement des cours d’eau et des nappes souterraines ; que pompage, mise en bouteille, emballage et transport entraînent une dépense énergétique importante, à laquelle s’ajoute la production de millions de tonnes de plastique (dérivé du pétrole) nécessaires à la fabrication des bouteilles. En France, la moitié de ces bouteilles seulement sont recyclées. Des facteurs à considérer avant de remplir son chariot de packs d’eau en bouteille.

On ne peut pas vivre sans boire. Voilà pourquoi l’eau est si précieuse. En France, contrairement à ce que l’on pense souvent, celle qui coule de nos robinets est de bonne qualité. Elle est même la plus contrôlée au monde. Pour autant, partout sur la planète, le marché de l’eau en bouteille explose. En 2005, 170 milliards de litres d’eau ont été embouteillés et 100 milliards de dollars ont été dépensés pour les acheter. La moitié de cette somme aurait suffi à créer des infrastructures d’assainissement pour que chaque habitant sur terre ait accès à l’eau. Car si on a la chance ici d’avoir juste à tourner le robinet pour boire, dans les pays pauvres d’Afrique, les villageois sont parfois obligés de marcher 5 à 6 heures par jour pour s’approvisionner. Une inégalité cruelle.

Mais nous, allons-nous continuer à bénéficier encore longtemps de ce régime de faveur ? Dans certaines régions françaises, l’eau est si polluée par les nitrates et les pesticides qu’elle est devenue impropre à la consommation... Et les traitements d’assainissement sont si compliqués qu’ils alourdissent la facture. Bêtement, puisque seulement 2,5 % de l’eau traitée est utilisée comme boisson ou pour la cuisine, le reste servant à nettoyer ou à jardiner. N’est-il pas temps d’agir ? En favorisant une agriculture plus respectueuse de l’environnement, par exemple. En apprenant à ne pas gaspiller l’eau. Car, un jour, elle pourrait bien nous manquer à nous aussi.

Mercredi 4 Juillet 2007
Jeudi 19 Juillet 2007
Viva magaine
Lu 2287 fois

ACME | EDITO | INFOS REMUNICIPALISATION / PRIVATISATION DE L'EAU | COMMUNIQUES DE PRESSE | ACTUALITES / MANIFESTATIONS | REVUE DE PRESSE | HISTOIRES | LA LOI SUR L'EAU | ON NOUS ECRIT | VICTOIRES | ARCHIVES

Mentions légales
Pour une recherche d'articles par thèmes, cliquez sur le mot de votre choix !
actions juridiques adhésion affaires troubles afrique agences de l'eau agriculture algerie algues bleues algérie angleterre anti-gaspillage argentine arnaques ? asie assainissement assainissement non collectif associations associations en lutte australie banque mondiale barrage barrages ben s'mim biogaz bolivie bordeaux bretagne brésil canada castres cge chili chine coca cola cognac colloque colloque 2006 colloques 2006 compteurs condamnation contentieux contrats contrats en contentieux corruption corse cyanobactéries danasi dessalement droits de l'eau déchets eau embouteillée eau potable ecocide edf enel film financements de projets france-libertés fuites fusion gabon gestion alternative grenelle de l'environnement guerre de l'eau inde investissement islande israel l'europe de l'eau las vegas les antilles lille lobby lobbying loi oudin santini loi sur l'eau luttes lyon maladies mali manifestations marché de l'eau maroc mauvais rendement messier mexico 2006 mexique mortalité médicaments neufchateau niger nitrates nucléaire observatoire parisien paris pascua lama pauvretés perou pollution pollution de l'eau pollution de l'eau potable pollution des nappes pollution eau potable pollution minière pollutions pollutions agricoles pollutions de l'eau pollutions des nappes pollutions des rivières pollutions industrielles portraits ppp privatisation prix de l'eau proglio pérou pétition que choisir? quebec quimper radio radioactivité rechauffement climatique remunicipalisation renégociation réchauffement climatique réunions publiques santini saur sedif services publics à vendre services publiques à vendre solutions suez suisse sécheresse tentatives remunicipalisation toulouse touly unesco université de l'eau uruguay usa varages veolia veolia orient, l'affaire vivendi véolia zimbabwe écocide