ACME
ARTE mardi 12 décembre à 23h25 Jusqu'à la dernière goutte "Les guerres secrètes de l'eau en Europe" réalisé par : Yorgos Avgeropoulos 12/12/2017 GUADELOUPE 1ère : Les avocats mettent les pieds dans l'eau 09/12/2017 ENQUÊTES POUR CORRUPTION: LAFARGE, AIRBUS, VEOLIA, HSBC... L'ÉTAU SE RESSERRE SUR LES ENTREPRISES FRANÇAISES 09/12/2017 LES CRAPULES DE LA RÉPUBLIQUE le 9ème livre (210 pages) de R Lenglet et JL Touly chez First 08/12/2017 Convocation ASSEMBLEE GENERALE ORDINAIRE BI-ANNUELLE DE L'ACME-EAU POUR LE 19/12/17 08/12/2017 Affaire du SIAAP Syndicat Interdépartemental d'Assainissement de l'Agglomération Parisienne épure l'eau de près de 9 millions de franciliens depuis 1970 06/12/2017 Marianne 5 décembre : SIAAP (Syndicat Interdépartemental d'Assainissement de l'Agglomération Parisienne) : Soupçons de favoritisme autour d'un marché des eaux usées attribué à Veolia 05/12/2017 Suez, Dijon et son président PS proche de Macron François Rebsamen une histoire touchante mais pour qui ? 02/12/2017 EAU ET ASSAINISSEMENT : RÉPONSE MINISTÉRIELLE CONTRADICTOIRE AVEC LES ANNONCES DU CONGRÈS DES MAIRES (30/11/2017) : S'agissant des communautés d'agglomération, ces deux compétences eau et assainissement restent optionnelles jusqu'au 1er janvier 2020 01/12/2017 Le Cercle Français de l'Eau véritable agence de lobbying des multinationales de l'eau ? 30/11/2017 Les guerres secrètes de l'eau en Europe (France, Allemagne, Irlande, Portugal, Italie, Grèce) 26/11/2017 Thomas Joly président du Syndicat Intercommunal d'Assainissement de la Vallée de la Bièvre, vice président de Paris Saclay à l'eau et l'assainissement et maire de Verrières et Veolia dans Planet Veolia novembre distribué au congrès des maires de Fran 23/11/2017 Suez à Paris ! 23/11/2017 Les guerres secrètes de l'eau en Europe (France, Allemagne, Irlande, Portugal, Italie et Grèce) documentaire grec de 58mn diffusé sur ARTE le 12 décembre 2017 à 23h25  23/11/2017 Comme chaque année au congrès de l'Association des Maires de France, Veolia invite le mercredi 22 novembre 1 500 maires à déjeuner et à écouter le PDG de Veolia dans une salle privatisée à la Porte de Versailles à Paris 22/11/2017 Rapport Suez 2016 assainissement Wissous : expresses réserves quant à la sincérité, l'exactitude et la complétude du contenu de ce rapport annuel d'activité et recours à l'assistance d'experts technique, financier et juridique pour lever ces réserves 21/11/2017 Eau: Lège Cap-Ferret les usagers de la presqu'île ont-ils été lésés ? 17/11/2017 Ordre du jour du conseil communautaire de Paris Saclay 22 novembre 20h30 à Orsay avec 55 questions 16/11/2017 Management décembre 2017 : lanceurs d'alerte 16/11/2017 Les guerres secrètes de l'eau en Europe 16/11/2017 Une start up dépose trois plaintes pénales visant Veolia 16/11/2017 La Dépêche 16 novembre : après 60 ans Exit Véolia, bienvenue Agur et bonjour les économies sur la facture d'eau 16/11/2017 André Santini, à la tête du Sedif, veut construire un "ring hydraulique" autour de la capitale Célia Blauel, pour Eau de Paris, défend le modèle de régie publique. Emmanuel Macron va devoir trancher 15/11/2017 Eau à Lège Cap Ferret 14/11/2017 Mag'Centre 13 novembre : la régie de l'eau de Blois créée le 1er janvier 2017 baisse le prix de l'eau 14/11/2017 samedi 25 novembre après midi à Vaux le Pénil près de Melun (77) STOP à l'évasion fiscale, à l'opacité de la gestion de l'eau et au CETA organisé par ATTAC 77 13/11/2017 Sortie le 30 novembre du livre "Les crapules de la République" de R Lenglet et JL Touly chez First 11/11/2017 Toulouse : Gestion publique de l'eau : création d'un collectif et lancement d'une pétition  Agur, après 60 ans de Veolia, nouveau délégataire pour l’assainissement collectif à Villeneuve-sur-Lot, Bias et Pujols 08/11/2017 7 novembre : Metz Métropole récupère la gestion publique de l’eau potable 07/11/2017 L'oeil du 20h du journal de France 2 du 6 novembre 2017 à Wissous : Suez, Veolia : des fournisseurs d'eau … pas très clairs 06/11/2017 Eau Secours 29 Quimper : création de la commission de contrôle (financier) des DSP 04/11/2017 L’UFC-Que choisir lance un “S eau S” 03/11/2017 Eau Ouest Essonne la régie de l'eau 02/11/2017 Pourquoi la Guadeloupe transporte-t-elle encore de l'eau dans un panier ?  Le Gouvernement interpellé sur la question de l'eau potable en Guadeloupe 01/11/2017 Guadeloupe 30 octobre : La gestion de l'eau en toute transparence 31/10/2017 UN VILLAGE DE L’HÉRAULT SAUVE SA RÉGIE PUBLIQUE DE L’EAU, EN DÉPIT DE LA LOI NOTRE, EN CRÉANT UNE SEM DONT LES HABITANTS SONT SOCIÉTAIRES ! 31/10/2017 Le poison de la mafia, la loi du silence un documentaire présenté le 24 octobre sur Arte 25/10/2017 Indonésie : La Cour suprême a scellé l'affaire de l'eau pour Jakarta 12/10/2017 FO Hebdo 11 octobre 2017 : Privatiser des services publics locaux serait enfin démodé ? : Le contrôle de la gestion de l’eau est de plus en plus repris par le secteur public au sein des municipalités 11/10/2017 Turin remunicipalise sa gestion de l'eau 09/10/2017
           
POLLUTIONS DANS LE MONDE

Menaces sur les grands fleuves LE MONDE : 05.04.07

Ce sont dix fleuves, répartis sur tous les continents. Leurs noms évoquent la force des flots s'écoulant vers la mer. Pourtant ils sont affaiblis, pollués et pillés. Le Fonds mondial pour la nature (WWF) les désigne comme les "dix fleuves les plus en danger au monde", dans un rapport sorti fin mars. Ils constituent "les meilleurs exemples des menaces qui pèsent sur tous les cours d'eau", explique Jamie Pittock, directeur du programme eau douce de l'organisation écologiste. "Il y a aujourd'hui une focalisation de la communauté internationale sur l'accès à l'eau potable, qui pose la question des infrastructures d'approvisionnement des populations, poursuit M. Pittock. Si rien n'est fait, nous risquons le crash sur la ressource naturelle elle-même."



Le Jourdain
Le Jourdain
A l'avenir, les besoins en eau seront en hausse et les quantités utilisables en baisse. Déjà, 40 % de l'humanité vit dans des zones confrontées au stress hydrique. La population mondiale, de 6 milliards aujourd'hui, devrait atteindre 9 milliards en 2050, pour le même volume d'eau. Dans le même temps, si rien n'est fait, sa qualité sera altérée par de multiples sources de pollution. Et les conséquences du réchauffement climatique pèseront.

Les scientifiques du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), réuni jusqu'au 6 avril à Bruxelles pour étudier les conséquences du réchauffement, placent au premier rang les difficultés d'approvisionnement en eau. Ils prévoient "une augmentation de la disponibilité dans les latitudes élevées et certaines zones tropicales humides et une baisse sous les latitudes moyennes et les zones tropicales sèches, qui sont déjà des zones de stress hydrique". Les sécheresses et les épisodes de précipitations intenses seront plus nombreux. Les volumes d'eau stockés dans les glaciers et la neige en altitude baisseront, ce qui réduira les débits au printemps et à l'automne. Les besoins pour l'irrigation des cultures augmenteront. L'ampleur de ces phénomènes dépendra bien sûr de l'intensité du réchauffement.

Ce dernier n'est pas seul en cause. Les grands fleuves, leurs affluents, les zones humides, nappes souterraines et lacs qui y sont associés subissent des dégradations multiples, liées à leur surexploitation par l'homme, auquel ils rendent de multiples services. 70 % de l'eau douce prélevée sont utilisés pour arroser des terres irriguées, qui produisent 40 % de l'alimentation mondiale. Les poissons d'eau douce constituent aussi une source importante de protéines pour les populations pauvres du sud de la planète.

Les grands fleuves sont aussi utilisés comme voies de transport et fournissent de l'énergie. L'hydroélectricité représente 17 % de la production mondiale, autant que le gaz et le nucléaire. Ils rendent également des services, moins visibles mais précieux, comme l'épuration de l'eau et l'irrigation grâce aux crues, et abritent une part importante de la biodiversité.

Dans son rapport, le WWF classe les causes de dégradation en catégories distinctes. Mais, la plupart du temps, les menaces s'accumulent sur un même fleuve, leurs effets se conjuguent et s'amplifient mutuellement.

Les barrages, les canalisations et les digues entraînent de multiples dommages. En modifiant l'habitat naturel des espèces, ils fragilisent la biodiversité, tout comme la surpêche et l'invasion d'espèces exotiques. L'assèchement de zones humides supprime aussi d'utiles "éponges" en cas de crue. "On ne doit pas forcément arrêter la construction de barrages, mais on ne peut plus les mettre n'importe où", affirme Denis Landerbergue, responsable du programme zones humides du WWF. L'organisation recommande d'en construire seulement sur les affluents, de limiter leur taille et de prévoir des aménagements pour préserver la circulation de la faune.

Les barrages freinent aussi l'évacuation des polluants accumulés dans les fleuves, qui jouent souvent le rôle de décharges et d'égouts. Le Yangtsé (Yangzi Jiang) en est le meilleur exemple. Bien qu'il alimente 40 % du territoire chinois et fournisse l'eau nécessaire à 70 % de la production rizicole, 25 milliards de tonnes d'eaux souillées urbaines et industrielles y sont déversés chaque année. Ce type de contamination menace tous les cours d'eau de la planète. Avant son rejet dans le milieu naturel, l'Afrique traite moins de 10 % de son eau, l'Amérique latine 14 %, l'Asie 25 %, contre 66 % pour l'Europe et 90 % pour l'Amérique du Nord. Au total, 2,4 milliards de personnes ne disposent pas d'un assainissement de base.

Mais le plus fort risque pour les grands fleuves est tout simplement leur assèchement. Quatre présentent les signes typiques des fleuves surexploités : le Rio Grande, le Gange, l'Indus et le Nil. Ils ont parfois du mal à rejoindre la mer. Des pratiques agricoles inadaptées sont en cause. "J'ai vu, dans la région du lac Tchad, d'immenses surfaces de blé irriguées, aménagées à coups de millions d'aide au développement", rapporte M. Landenbergue. Le riz, céréale reine en Asie, est un gros consommateur d'eau. L'élevage du bétail, qui nécessite une production massive de fourrage, l'est encore davantage. Partout, le recours à l'eau souterraine s'accroît, bien que sa capacité de renouvellement soit beaucoup plus lente. Là encore, les fléaux se conjuguent. Quand un débit est trop faible, les pollutions domestiques, urbaines ou industrielles ne sont pas diluées ni évacuées, et l'eau contaminée alimente les villes et les champs. La salinisation gagne à l'aval des fleuves, ce qui diminue encore la quantité d'eau disponible.

Les solutions techniques existent : réduction de l'impact des constructions, quotas de pêche, construction de stations d'épuration des eaux usées, etc. L'agriculture est en première ligne. Selon de nombreux experts, elle doit désormais effectuer une "révolution bleue", après la révolution verte, qui permit une formidable augmentation des rendements grâce à la chimie et à la sélection variétale. Des techniques d'irrigation plus efficaces doivent être généralisées.

Cela pourrait ne pas suffire. "Il s'agit de penser l'implantation des cultures en fonction des quantités d'eau disponibles, et non l'inverse", résume le journaliste anglais Fred Pearce, dans son ouvrage Quand meurent les grands fleuves (Calmann-Lévy, 2006, 432 pages, 19,50 euros).

Aucune de ces solutions ne peut être mise en oeuvre sans moyens, ni surtout sans la volonté politique d'imposer de nouvelles règles de partage de l'eau. Remettre en question des usages anciens, en particulier agricoles, se révèle souvent extrêmement difficile, même quand le dialogue entre les différents usagers de l'eau est rodé, comme c'est le cas dans les pays riches. Or, dans la plupart des pays en développement, ces instances de dialogues n'existent même pas.

Source d'antagonisme au niveau local ou national, le partage de l'eau peut devenir conflictuel quand plusieurs pays sont concernés. Deux grands fleuves sur trois sont partagés entre plusieurs nations. Les motifs d'affrontements sont donc nombreux. "A mesure que la pénurie va s'aggraver, les tensions iront croissant, note M. Landenbergue. Il est difficile de prévoir jusqu'à quel point. Nous ne connaissons pas aujourd'hui de véritable guerre de l'eau, mais des tensions entre les gouvernements, les ministères." Pour les plus optimistes, l'eau sera au contraire, à l'avenir, un facteur de coopération. "Même si les espaces de conciliation sont difficiles à mettre en place, il n'y a pas d'alternative, juge M. Landenbergue. Aucune solution ne fonctionnera, nulle part, si elle n'est pas négociée et mise en oeuvre par-delà les frontières sociales, économiques et politiques."



Gaëlle Dupont
Article paru dans l'édition du 06.04.07

Jeudi 5 Avril 2007
Jeudi 5 Avril 2007
LE MONDE
Lu 3742 fois

Dans la même rubrique :

INFORMATIONS LEGALES - 04/04/2007

POLLUTIONS DANS LE MONDE | Innovations et découvertes

Mentions légales
Pour une recherche d'articles par thèmes, cliquez sur le mot de votre choix !
actions juridiques adhésion affaires troubles afrique agences de l'eau agriculture algerie algues bleues algérie angleterre anti-gaspillage argentine arnaques ? asie assainissement assainissement non collectif associations associations en lutte australie banque mondiale barrage barrages ben s'mim biogaz bolivie bordeaux bretagne brésil canada castres cge chili chine coca cola cognac colloque colloque 2006 colloques 2006 compteurs condamnation contentieux contrats contrats en contentieux corruption corse cyanobactéries danasi dessalement droits de l'eau déchets eau embouteillée eau potable ecocide edf enel film financements de projets france-libertés fuites fusion gabon gestion alternative grenelle de l'environnement guerre de l'eau inde investissement islande israel l'europe de l'eau las vegas les antilles lille lobby lobbying loi oudin santini loi sur l'eau luttes lyon maladies mali manifestations marché de l'eau maroc mauvais rendement messier mexico 2006 mexique mortalité médicaments neufchateau niger nitrates nucléaire observatoire parisien paris pascua lama pauvretés perou pollution pollution de l'eau pollution de l'eau potable pollution des nappes pollution eau potable pollution minière pollutions pollutions agricoles pollutions de l'eau pollutions des nappes pollutions des rivières pollutions industrielles portraits ppp privatisation prix de l'eau proglio pérou pétition que choisir? quebec quimper radio radioactivité rechauffement climatique remunicipalisation renégociation réchauffement climatique réunions publiques santini saur sedif services publics à vendre services publiques à vendre solutions suez suisse sécheresse tentatives remunicipalisation toulouse touly unesco université de l'eau uruguay usa varages veolia veolia orient, l'affaire vivendi véolia zimbabwe écocide