ACME
Toulouse Métropole, débat en eaux troubles 24/04/2018 Compte rendu de l'AG des actionnaires de Veolia du 19 avril 2018 à Paris 21/04/2018 La Gazette des communes 20 avril 2018 : Eaux pluviales : le rapport explosif longtemps laissé dans les tiroirs finalement révélé 21/04/2018 Intervention de JL Touly à l'AG des actionnaires de Veolia 19/04/2018 Réunion publique sur l'eau chère à Roquebrune Cap Martin 18 avril 2018 18/04/2018 Midi Libre : Contrat de Nîmes Métropole avec la Saur : "Les élus décident et les usagers trinquent" 18/04/2018 Médiacité : Grand Lyon : pourquoi l’eau est (encore) trop chère 18/04/2018 La mobilisation continue pour la régie de l'eau Nouvelle grande réunion le 23 avril à BOURGUEIL en présence d'un consultant exceptionnel MARC LAIME 17/04/2018 La guerre de l'eau éclabousse Espelia, maître des réservoirs municipaux : L'audit des délégations de service public d'eau est un marché peu limpide, désormais contesté par des associations 16/04/2018 BARRAGES PRIVATISÉS : L'UE L'IMPOSE, SEULE LA FRANCE SE SOUMET 14/04/2018 Alpes-Maritimes : Veolia fait-elle couler une commune ? 10/04/2018 ATTAC fête ses 20 ans 05/04/2018 Le comité local Attac Montpellier vous invite à un ciné-débat le 11 avril 19h autour de la projection du film « Jusqu'à la dernière goutte, les guerres secrètes de l'eau en Europe » 02/04/2018 Cette émission de Radio Fréquence Luynes était consacrée à un débat sur les responsables de la gestion de l'eau au nord ouest du département d'Indre-et-Loire en présence du président du président de l'association Emmanuel Bouchenard et JL Touly 01/04/2018 Historique : une régie publique pour la gestion de la grande station d'épuration de Valenton (94) à la place des 2 multinationales Veolia et Suez 31/03/2018 Lyon Capitale (8 pages)  avril 2018 : A Lyon, la bataille de l'eau aura bien lieu en 2019 30/03/2018 vidéo de JEAN LUC TOULY qui parle de notre territoire et de la gestion privée de l'eau dans le NORD OUEST DE LA TOURAINE 30/03/2018 Sud Ouest 27 mars 2018 : Bordeaux : Trans’Cub veut pousser la Lyonnaise à "rendre" 600 euros à chaque abonné à l’eau 28/03/2018 Facture d'eau 2018 Wissous Eau et Assainissement TTC 28/03/2018 Sortie du livre de la journaliste indépendante Isabelle Jarjaille ce 27 mars 2018 27/03/2018 Suez se « gave-t-elle grave » sur l’eau potable de Bordeaux Métropole ? 26/03/2018 La Rochelle Aytré Eau des Villes et Eau des champs, Bien commun et à quel prix ? Jeudi, 29 mars - 18h30 - Salle Georges Brassens - 15 / 19 rue du 8 mai 1945 - Aytré 24/03/2018 La Roche-sur-Yon. Eau potable : tout n’est pas rose avec Veolia 21/03/2018 Révélations sur les marchés de l'eau et de l'assainissement à Wissous et Paris Saclay : Dans le cadre de la journée mondiale de l'eau et après l'oeil du 20 h de France 2 du 6 novembre, Cash Investigation du 13 mars et l'audit de Marc Laimé Consultant 19/03/2018 FO 18 mars 2018 : « Cash Investigation » trouble les faiseurs de ronds dans l’eau 18/03/2018 EAUX GLACÉES DANS LE COLLIMATEUR DU SIAAP 16/03/2018 SIAAP : INQUIÉTUDES À LA BANQUE EUROPÉENNE D’INVESTISSEMENT 16/03/2018 CASH INVESTIGATION : LE DRÔLE DE MAIL ENVOYÉ PAR LA DIRECTION DE VEOLIA EAU POUR RASSURER SES TROUPES 15/03/2018 France Bleu Ile de France journal de 12h Interview de JL Touly : Soupçons de corruption, favoritisme : le marché des eaux usées est dans la tourmente en Ile-de-France 14/03/2018 L'affaire de Nîmes Métropole celle du du SIAAP et celle de l'eau et de l'assainissement de Paris Saclay : Toute ressemblance avec des personnes existantes est purement fortuite mais un constat l'inertie bienveillante des élus 14/03/2018 Procédure interne de Veolia sur le marché des eaux usées 13/03/2018 Le Monde Diplo carnets d'eau : Eaux usées d’Ile-de-France : un scandale exemplaire 13/03/2018 Marianne Scandale de l'eau : entre la justice et "Cash investigation", le Siaap cerné de toute part et Le Monde Révélations sur des soupçons de corruption sur le marché de l’eau parisien 13/03/2018 Mediapart : A Vittel, l’eau de Nestlé ne coule plus de source 13/03/2018 Libération R Lecadre : En Ile-de-France, les dessous du marché des eaux usées remontent à la surface 13/03/2018 Capital sur Cash Investigation et le SIAAP 12/03/2018 COMMUNIQUE DE L'ACME ET DU FRICC du 11 mars 2018 18h 11/03/2018 PANIQUE AU SIAAP : Cash investigation : l'émission d'Elise Lucet visée par une plainte pour "violation de domicile" du SIAAP 11/03/2018 À Lyon, le prix de l'eau est "deux fois trop cher" 10/03/2018 Capital et eaux glacées : SIAAP : LE DOUBLE LANGAGE DE LA MAIRIE DE PARIS 10/03/2018
           
LOBBYING

S-EAU-S : Christophe Mongermont : 'Il existe des relations étroites entre élus et Véolia'

Christophe Mongermont est entré à la CGE en 1984. Syndicaliste, il se trouve vite confronté aux étranges agissements de ses employeurs. Mais, pas seulement : certains autres syndicaux et des élus politiques trouvent tout à fait à leur goût l’étrange copinage institué par la direction de la multinationale de l’eau. Pour le Clébard (journal rennais ndlr), il revient sur son expérience édifiante.



Ta position de délégué syndical au sein de la CGE t’a rapidement valu de te faire taper sur les doigts. Comment cela a-t-il commencé ?

S-EAU-S : Christophe Mongermont : 'Il existe des relations étroites entre élus et Véolia'
A partir de 1998, je deviens délégué syndical à Rennes et secrétaire général de tous les syndicats Force Ouvrière de Véolia secteur Eau. Cela s’est gâté lorsque je me suis aperçu que Véolia avait mis en place un véritable régime de faveur à l’endroit des délégués syndicaux.

Les frais de déplacement étaient payés en liquide et atteignaient la somme aberrante de 1560 francs par jour net d’impôt. La première fois, j’ai voulu donner mes justificatifs mais on m’a dit que ce n’était pas nécessaire.

En 1999, lors des négociations salariales, certains se faisaient 5000 à 7000 francs en liquide. Lorsque j’ai commencé à dire que c’était anormal, les autres syndicats m’ont incendié de bêtises.

Nous, on mettait le pognon sur un compte bloqué. Dans certaines réunions, il y avait au minimum vingt-quatre personnes qui recevaient de l’argent en liquide.

Cet argent venait forcément de quelque part, peut-être bien d’une caisse noire. Mais encore actuellement Proglio (l’actuel président du groupe Véolia ndlr) ne veut toujours pas donner d’explications.


Tu es en train de dire que la plupart des délégués syndicaux se faisaient acheter par la direction ?

Je le dis et je peux le prouver. Mais on a aussi découvert des choses encore plus dingues : certains délégués syndicaux se faisaient facturer des heures supplémentaires bidons. C’étaient, au bas mot, 500 ou 600 heures sup par an. Il y avait des délégations syndicales fictives pour les "bons syndicalistes".

C’est pour ça que pendant la période Messier (Jean-Marie Messier, ancien président de Véolia, alors nommée Vivendi ndlr) tous les syndicats, sauf FO, ont cautionné les restructurations. L’objectif de Messier était de supprimer les instances représentatives du personnel et les délégués syndicaux de proximité pour créer des partenaires privilégiés, des "délégués à vie" en somme. Il a réussi son coup d’ailleurs.

Et puis il a précarisé tous les contrats : les 6000 embauches dont Véolia se félicite dans tous les journaux, ce sont pour la plupart des apprentissages ou des CDD qui ne seront pas pérennisés par la suite. Mais comme nous, on ne voulait pas céder, ils ont commencé à nous faire des pressions.

Des pressions physiques ?

A partir de 2001, ils m’ont fait des propositions financières. Je me foutais ouvertement de leur gueule en les refusant. Alors, ils ont commencé à ne plus nous laisser dans les réunions syndicats/direction. En un an, ils nous ont foutu quarante procès au cul et ils se sont plantés quarante fois. Mais la justice n’impressionne pas Véolia.

Le 7 mai 2002, la Cour de Cassation a affirmé que ces restructurations ne pouvaient aboutir et que les nouvelles instances représentatives devaient être annulées. Les syndicats ont été immédiatement convoqués pour signer un copié-collé des accords qui avaient été déclarés nus en cassation. Et ils ont tous signé. A partir de 2003, Véolia a attaqué devant les prud’hommes tous les responsables FO au niveau national. Ils disaient que nos mandats n’existaient pas dans le cadre des restructurations.

En janvier 2004, la Cour d’Appel les a condamnés pour discrimination syndicale à mon égard parce qu’ils ne me payaient plus mes heures syndicales et mes heures de présence au Comité d’Entreprise. J’ai alors attaqué aux prud’hommes et j’ai gagné mais parallèlement, Véolia a saisi l’inspection de travail en arguant que j’étais en "absence injustifiée". Et puis j’ai aussi été agressé deux fois, la première fois à la sortie du boulot et la deuxième lorsque je sortais de la gare et tout tend à prouver que les types qui m’en voulaient n’étaient pas là par hasard. La deuxième fois, la police a attrapé les deux types et ils n’en voulaient pas à ma voiture, c’était moi qui les intéressait.

Mais on n’a jamais rien prouvé.


Et malgré les décisions de justice qui disent qu’il n’y a aucun motif de licenciement, aujourd’hui, tu te retrouves licencié ?

L’inspection du travail a dit que mon licenciement était illégal mais Véolia a fait un recours devant le ministère du travail et de la cohésion sociale et fin 2004 mon licenciement a été prononcé. C’est-à-dire que le ministère (de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement, auquel est rattachée l’Inspection du travail ndlr) est passé au dessus de ses services. Là encore, j’ai saisi le tribunal administratif et on attend la décision.

On s’aperçoit que Véolia et ses filiales, apparaissent un peu partout à Rennes. Qu’est-ce qui est en train de se tramer à ton avis ? La politique de Véolia sur Rennes, et ailleurs, c’est d’avoir tout ce qui a un lien avec la délégation de service public. Dans le cas du contrat de gestion de l’eau, l’avantage pour eux, c’est que les infrastructures appartiennent aux municipalités. Ils étendent leur emprise car, en grande partie, il existe des relations très étroites entre les élus et Véolia. Le jour où, sous la pression de citoyens, les politiques prendront leur responsabilités, ce sera différents.


Ces relations entre élus et Véolia, on peut les qualifier de contre-nature ?

Elles sont légales bien entendu mais toujours à la limite de la légalité. Lors du Conseil Municipal du 19 janvier à Rennes, Loïc Lebrun a mené une violente charge contre le contrat Véolia. C’était un excellent discours. Il était très bien informé, et pour cause : son père, Jacques Lebrun est ancien directeur de Véolia à Rennes.

Un autre cas intéressant est celui de Pierre Victoria qui a eu des mandats politiques à Lorient sous les couleurs du parti socialiste et qui, dans le même temps, travaillait pour le groupe Véolia. C’est un type très sympa au demeurant. Lorsque je lui ai demandé où est la frontière entre être VRP chez Véolia et être élu, il m’a dit qu’il n’était pas élu dans le département où il travaillait pour Véolia. Oui, d’accord mais moi j’ai surtout l’impression qu’il trahissait ses électeurs.

On peut prendre aussi le cas de Marcel Rogemont qui, lorsqu’il a perdu son siège de député, s’est retrouvé vite recasé dans une filiale de Véolia. Maintenant il est élu du Conseil Général d’Ille et Vilaine où Véolia assure une partie des transports après son rachat des TIV (les transports d’Ille et Vilaine ndlr). Bizarre non ?

Bizarre aussi Jean-Michel Herry, conseiller municipal PC de Rennes en charge de l’eau qui a voté des deux pieds et des deux mains la reconduite du contrat à Véolia. D’autant plus que sa fille bosse chez Véolia. Il n’y a peut-être aucun lien de cause à effet mais quand même...

Lorsque j’ai demandé à Edmond Hervé de prendre position lors de mes problèmes avec Véolia, il m’a dit que c’était un truc interne à l’entreprise. Par contre, Jean-Louis Tourenne, le président du Conseil général, m’a toujours soutenu ouvertement contre Véolia.


Un retour à la gestion publique est-il possible ?

Bien entendu. Mais à Rennes, il n’y a pas de vrai débat même si le contrat de délégation de service public n’est pas respecté par Véolia. Par exemple, le renouvellement des branchements au plomb devait être réalisé à raison de 1000 nouveaux branchements par an, soit 10 000 branchements sur dix ans.

Cela n’a pas été fait parce que les normes européennes ont été abaissées. On peut imaginer que cette norme existe car il y avait un risque de saturnisme peut-être. En fait, il faudrait faire un bilan réel de l’état du réseau. On aurait des surprises.

Lundi 5 Février 2007
Lundi 5 Février 2007
Propos recueillis par Frédéric Paulin.
Lu 5928 fois

Dans la même rubrique :

LOBBYING | PRIVATISATION DANS LE MONDE | PRIVATISATION EN FRANCE | REMUNICIPALISATION EN FRANCE | REMUNICIPALISATION DANS LE MONDE | ACTIONS JURIDIQUES | EAU A PARIS | L'EAU DE LILLE | L'EAU DE LYON | L'EAU de CORSE | L'EAU de BRETAGNE | EAU A TOULOUSE | Water Makes Money le Procès

Mentions légales
Pour une recherche d'articles par thèmes, cliquez sur le mot de votre choix !
actions juridiques adhésion affaires troubles afrique agences de l'eau agriculture algerie algues bleues algérie angleterre anti-gaspillage argentine arnaques ? asie assainissement assainissement non collectif associations associations en lutte australie banque mondiale barrage barrages ben s'mim biogaz bolivie bordeaux bretagne brésil canada castres cge chili chine coca cola cognac colloque colloque 2006 colloques 2006 compteurs condamnation contentieux contrats contrats en contentieux corruption corse cyanobactéries danasi dessalement droits de l'eau déchets eau embouteillée eau potable ecocide edf enel film financements de projets france-libertés fuites fusion gabon gestion alternative grenelle de l'environnement guerre de l'eau inde investissement islande israel l'europe de l'eau las vegas les antilles lille lobby lobbying loi oudin santini loi sur l'eau luttes lyon maladies mali manifestations marché de l'eau maroc mauvais rendement messier mexico 2006 mexique mortalité médicaments neufchateau niger nitrates nucléaire observatoire parisien paris pascua lama pauvretés perou pollution pollution de l'eau pollution de l'eau potable pollution des nappes pollution eau potable pollution minière pollutions pollutions agricoles pollutions de l'eau pollutions des nappes pollutions des rivières pollutions industrielles portraits ppp privatisation prix de l'eau proglio pérou pétition que choisir? quebec quimper radio radioactivité rechauffement climatique remunicipalisation renégociation réchauffement climatique réunions publiques santini saur sedif services publics à vendre services publiques à vendre solutions suez suisse sécheresse tentatives remunicipalisation toulouse touly unesco université de l'eau uruguay usa varages veolia veolia orient, l'affaire vivendi véolia zimbabwe écocide