ACME
Première partie  Veolia-Suez : genèse d’une affaire d’État 26/10/2020 Libération 7 octobre 2020 07/10/2020 Nouveau livre de Roger Lenglet et Jean Luc Touly "Les requins de la fin de vie" chez Michel Lafon sortie le 1er octobre 2020 02/09/2020 COMMUNIQUE ACME ET FRICC : Veolia veut racheter Suez 31/08/2020 Communiqué : demande de commission d'enquête parlementaire sur la gestion catastrophique de l'eau en Guadeloupe par l'association guadeloupéenne Balance ton SIAEAG soutenue par l'ACME et le FRICC 25/08/2020 Compte rendu réunion préfet Guadeloupe et acteurs de l’eau en présence de l’association @balancetonsiaeag 02/07/2020 Courriers de Me Breham avocat de l'association @balancetonsiaeag (et de l'Acme et du Fricc) au président du SIAEAG et au Préfet de Guadeloupe sur la non exécution de l'ordonnance de référé du 22 juin 2020 condamnant le SIAEAG à fournir 9 litres d'eau 01/07/2020 1ère victoire en Guadeloupe pour les usagers de l'eau : Le Siaeag enjoint par la Justice de livrer quotidiennement un pack d'eau aux 207 requérants de l'association #BalancetonSiaeag 24/06/2020 Emmanuel Brechot sur Canal 10 Guadeloupe 19/06/2020 AFP Ouest France Nouvel Obs Le Figaro et TV5Monde : Guadeloupe des usagers de l’eau saisissent la justice 17/06/2020 Communiqué de presse du 15 juin 2020 : Référé de 207 usagers de l’eau de Guadeloupe et de l’association @balancetonsiaeag devant le Tribunal Administratif de Basse Terre 16/06/2020 Lettre d'une Guadeloupéenne de métropole 04/06/2020 Proposition de Résolution visant à la création d'une Commission d'enquête sur la gestion de l'eau en Martinique 02/06/2020 Demande du Comité Citoyen du Sud de la Martinique de création d'une commission d'enquête parlementaire sur la gestion de l'eau désastreuse en Martinique et Guadeloupe 01/06/2020 La société Martiniquaise des eaux contrainte par la justice de rétablir l'eau courante à Sainte-Luce, à Rivière-Pilote et à Rivière-Salée 30/05/2020 Communiqué : Commission d'enquête parlementaire sur la gestion désastreuse de l'eau en Martinique (SME) et en Guadeloupe (Générale des Eaux Guadeloupe) 24/05/2020 KMT 20 MAI 2020 Savoir et Réfléchir : la SME Société Martiniquaise des eaux filiale de la multinationale SUEZ 21/05/2020 Eau: vers la création d'une commission parlementaire La FRICC (Front Républicain d'Intervention Contre la Corruption) demande en urgence la création d'une enquête parlementaire sur l'eau en Martinique et en Guadeloupe. Jean-Luc Touly, le Président es 21/05/2020 Eau en Martinique et en Guadeloupe : une commission d'enquête parlementaire « exigée » 20/05/2020 Communiqué de l'Acme et du Fricc : Demande de création urgente d'une commission d'enquête parlementaire sur la gestion désastreuse de l'eau par 2 multinationales depuis des décennies et ses conséquences des coupures et tours d'eau en Guadeloupe et Ma 19/05/2020 lundi, le Comité Citoyen du Sud Martinique a manifesté devant le siège de l'Espace sud à Sainte-Luce, première étape avant un bis répétita mercredi matin, devant le siège de la SME au Lamentin. Des bouteilles d'eau ornaient les grilles 19/05/2020 17 mai 2020 : France-Antilles (plainte pénale) et Martinique 1ère JT 19h 17 mai 2020 18/05/2020 Martinique Eau : deux mobilisations à venir du Comité citoyen sud de la Martinique 15/05/2020 Martinique : des coupures d'eau courante dans la commune de Sainte-Luce 13/05/2020 Martinique : Eau : « Certains ont intérêt à maintenir la situation en l’état » 13/05/2020 Odyssi introduit une action en justice contre la SME pour non respect du contrat qui les lie. Elle étudie la possibilité de contester la décision du tribunal judiciaire de Fort-de-France qui la condamne sous astreinte à rétablir l'eau à ses abonnés 10/05/2020 Coupures d'eau : la sénatrice Catherine Conconne demande au préfet une réunion de toute urgence...pour éviter des troubles 10/05/2020 France Antilles 9 mai 2020 : le scandale de la gestion de l’eau en Martinique comme en Guadeloupe n’a que trop duré 09/05/2020 PETITION POUR UNE COMMISSION D'ENQUÊTE PARLEMENTAIRE SUR LA GESTION DE L’EAU PAR VEOLIA EN GUADELOUPE 24/04/2020 COVID-19 ET NETTOYAGE DES RUES : LES MENSONGES DE LA MAIRIE DE PARIS PAR MARC LAIMÉ, 20 AVRIL 2020 20/04/2020 VIDEO CONFÉRENCE-DÉBAT : L’INCENDIE DU SIAAP PAR MARC LAIMÉ, 21 JANVIER 2020 22/01/2020 Menton conseil communautaire la gestion et le prix de l'eau au menu de la séance du 28 novembre 2019 (Nice Matin 30.11.19) 17/01/2020 Guadeloupe : GERMAIN PARAN,PRÉSIDENT DU CDUE « L'usager de l'eau doit être au centre des débats » 09/12/2019 La justice enquête sur la gestion de l'eau dans le sud de l'aisne dont le délégataire est VEOLIA 15/11/2019 Le Télégramme 8 novembre 2019 Eau Secours 29 les candidats aux municipales sous pression sur la gestion de l'eau 09/11/2019 Eau du bassin rennais succédera à Veolia le 1er février 2020 07/11/2019 Droit d'alerte et de retrait des salariés du SIAEAG (Syndicat Intercommunal d'Alimentation en Eau et d'Assainissement de la Guadeloupe) 03/11/2019 JT 19/20 France 3 22 octobre : Pollution : menace sur la Seine après l'incendie d'Achères 23/10/2019 Rapport eau assainissement SISPEA SEPTEMBRE 2019 DONNEES 2016 15/10/2019 Chlordécone, canalisations vétustes : l'eau de Martinique au centre des interrogations 15/10/2019
           
Communiqués de Presse d'Anticor

Séverine Tessier (Présidente d'Anticor) : 'Les capitaux circulent librement mais pas les juges'

A l'occasion du procès des marchés truqués d'Ile-de-France», Libération a reçu Séverine Tessier,présidente d'Anticor, association d'élus qui a pour objectif le combat contre la corruption dans le monde politique.





Chrysangy : Les lois sur le financement politique ont-elles réellement changé les pratiques et moralisé la vie politique?

Séverine Tessier. Le financement politique en France est désormais public. Et les dons d'entreprises sont interdits, pourtant les lois sont contournées par des chefs d'entreprise qui donnent en leur nom privé des fonds pour des campagnes électorales en échange de marchés publics que les élus leur octroient. Mais aussi par des surfacturations de prestations. Le financement associatif est aussi parfois très douteux, puisque certaines collectivités accordent des fonds publics de manière discrétionnaire à des associations proches de leurs partis politiques. De plus, les fondations politiques peuvent recevoir des donations d'entreprises, ce qui ne garantit pas la transparence.
En fait, on peut dire que la corruption emprunte tous les visages de la modernité, et la libéralisation croissante des services publics n'est pas de nature à nous rassurer.

Après avoir amnistié les délits politico-financiers, on a rédigé la grande loi de concorde de 1995 sur le financement de la vie politique, mais depuis
on tente encore de garantir l'impunité pour les corrompus puisque cette loi et les condamnations qui en découlent ne sont pas
corrrectement appliquées. Comme l'inéligibilité.

Laurent fatigué: D'après vous, la corruption est elle plus présente aujourd'hui ou juste plus visible (ce qui serait un point positif)?

La corruption est estimée par les Nations Unies à 0,5 à 1 point de croissance mondiale. C'est colossal. Et compte tenu de la dérégulation financière, la corruption semble s'étendre avec la criminalité économique.

charly: Comment jugez-vous la position de Roussin, hier au procès des marchés truqués?

Malheureusement, là encore, une affaire converge vers le Président de la République. Michel Roussin tente de se démarquer. On a affaire à un véritable système et la tentation est toujours présente de se dédouaner pour expliquer que les responsabilités sont ailleurs. De toute façon tôt ou tard, les dirigeants des partis politiques sont bien tenus de rendre des comptes, si ce n'est devant la justice, au moins devant leurs électeurs.

Turbet: quelles sont les propositions d'ANTICOR pour lutter contre la corruption?

Nos propositions touchent autant aux pratiques qu'aux institutions. Par exemple, nous voulons un statut de l'élu digne de ce nom, c'est-à-dire avec des droits, mais aussi des obligations, notamment une limitation stricte du cumul des mandats et des fonctions. Et une formation obligatoire pour les élus, sur la gestion publique locale, le budget et les marchés publics. Certaines de ces propositions sont liées à l'éthique à proprement parler, comme le fait de rendre inéligible un élu condamné pour corruption, ou d'interdire à des entreprises dont les cadres ont été condamnés pour des pots-de-vin d'obtenir des marchés publics.
D'autres propositions sont de nature à renforcer la démocratie et les contre pouvoirs. De plus, nous travaillons en ce moment à l'élaboration d'un grand livre
collectif, dans lequel nous présenterons des idées pour lutter contre la corruption et nous essaierons de les promouvoir dans les partis politiques.

Claire: Anticor semble être composé uniquement d'élus. Comment peut combattre la corruption des politiques uniquement avec des élus?

Au départ, Anticor est une association d'élus, de gauche et de droite, sauf extrême, qui ont décidé de s'unir pour réhabiliter la politique et montrer que sur 500.000 élus, seule une poignée nous discrédite. Nous voulons appeler les partis politiques à faire le ménage. Mais nous avons aussi un comité de parrainage, présidé par le juge Halphen, et qui comprend beaucoup de personnalités et des associations. Ainsi qu'une association qui
s'appelle Les amis d'Anticor, pour permettre à des citoyens non élus de nous aider et de constituer des groupes locaux. C'est ainsi que nous espérons créer un véritable réseau anticorruption.

Anne-Eugenie: faut-il que les élus convaincus de corruption soient inéligibles à vie ou ont-il "droit au pardon"?

Notre proposition est de rendre inéligible un élu condamné définitivement pour corruption, trafic d'influence... Parce qu'on le voit bien pour un fonctionnaire ou un comptable qui aurait pris dans la caisse de sa société, c'est la règle qui s'applique, on ne le remet pas à son poste. Quand on est élu, on doit être exemplaire parce qu'on incarne l'autorité publique. C'est une proposition forte mais de nature dissuasive. Nous en avons longuement débattu. Nous considérons qu'un élu peut militer autrement qu'en exerçant un mandat électoral.

Naema: Le TCE permettra-t-il de lutter contre le blanchiment de l'argent sale et la délinquance financière?

Plusieurs directives européennes contre le blanchiment de l'argent sale, ou contre la corruption, ont déjà vu le jour. Mais ce n'est qu'un rideau de fumée face à l'ampleur du problème. Dans l'Europe qui se construit, le marché prime sur la chose publique et l'intérêt général. Les capitaux circulent librement mais pas les juges. Les multinationales règnent en maître absolu sur nos économies. Je considère qu'en empêchant l'harmonisation fiscale, face aux paradis fiscaux, et en refusant de se donner les moyens de combattre activement le blanchiment de l'argent sale, par la régulation financière, le Traité constitutionnel européen ne donne pas les outils pour combattre la corruption.
De plus, la partie III prône un libéralisme effréné avec le principe de concurrence libre et non faussée. Cela laisse la porte ouverte à la privatisation des services publics, comme c'est déjà le cas de l'énergie ou de la gestion des ressources naturelles. Malheureusement, les intérêts privés et claniques de firmes prédatrices prêtes à tout pour accroître leur part de marché priment. Le plus choquant est qu'on refuse de responsabiliser ces acteurs. Or la grande criminalité économique nourrit non seulement la contestation sociale et le populisme, mais aussi diverses formes de criminalité comme le trafic d'armes, la drogue, le terrorisme, la prostitution... La lutte contre la corruption est une priorité pour promouvoir un développement durable et solidaire et de ce point de vue, le compte n'y est pas.

Lico: Eva Joly a récemment dénoncé ces affaires étouffées qui discréditent la France. Les politiques peuvent-ils retrouver le crédit perdu ou faut-il renouveler la classe politique française?

Malheureusement, la séparation des pouvoirs n'est pas réelle. Et la justice est encore sous tutelle du pouvoir politique en lui étant hiérarchiquement subordonnée. La carrière des magistrats, les nominations, les promotions, dépendent du Garde des Sceaux. Le fait que les juges sont ainsi muselés par l'exécutif crée un déséquilibre, et laisse penser que la justice française est à deux vitesses. Impitoyable pour les citoyens ordinaires et plutôt laxiste en matière de délits politico-financiers. On constate dans les procès qui ont défrayé la chronique que certains juges ont fait l'objet de déstabilisation, de pressions, de menaces, comme ce fut le cas de madame Eva Joly, ou juge Halphen, c'est un vrai problème démocratique. Et c'est aussi pourquoi je milite pour une sixième République, dans laquelle on renforce l'indépendance des juges tout en les responsabilisant.

François: très récemment, une loi est passée qui permet d'augmenter les montants au delà desquels il y a obligation pour une collectivité locale de mettre en place un appel d'offres pour l'octroi de marchés publics. Est-ce que cette disposition n'est pas dangereuse?

Cette disposition constitue une forme de légalisation d'arrangements occultes, puisqu'en dessous des seuils un élu peut s'entendre facilement avec une entreprise. Et la mise en concurrence est simplifiée. Le problème de cette réforme, c'est qu'on a supprimé l'obligation d'organes de contrôle dans les appels d'offres. D'autre part, le gouvernement a mis en place le partenariat public privé, cela présente aussi de graves risques de corruption.

Michel: Y a-t-il une question de génération au sujet de la corruption dans le milieu politique. Les hommes politiques trentenaires d'aujourd'hui sont-ils moins touchés par la corruption que la génération de Chirac?

Les trentenaires d'aujourd'hui ont sans doute été très marqués par les grands scandales politico-financiers des années 90. Mais les générations qui les ont précédés l'étaient aussi, par rapport aux grands scandales financiers de la Troisième République, par exemple. Le véritable enjeu est de responsabiliser toute la classe politique au sujet de la lutte contre la corruption. Un enjeu déterminant pour l'avenir de la démocratie, partout où la démocratie régresse, la corruption progresse. Et pour ne par répéter les erreurs du passé, il ne faut pas seulement changer les pratiques, mais aussi faire des réformes importantes, comme la limitation stricte du cumul des mandats. Car le cumul des mandats entretient la corruption, le clientélisme et la course à l'argent pour garder le pouvoir.




Dimanche 3 Juillet 2005
Mardi 5 Novembre 2013
Séverine Tessier
Lu 3624 fois

Communiqués de Presse d'Anticor | Communiqués de Presse d'ATTAC | Communiqués de Presse de la CACE | Communiqués de Presse de France Libertés | Communiqués de Presse de S-EAU-S | Communiqués de Presse de transcub | Communiqués de Presse syndicalistes et politiques

Mentions légales
Pour une recherche d'articles par thèmes, cliquez sur le mot de votre choix !
actions juridiques adhésion affaires troubles afrique agences de l'eau agriculture algerie algues bleues algérie angleterre anti-gaspillage argentine arnaques ? asie assainissement assainissement non collectif associations associations en lutte australie banque mondiale barrage barrages ben s'mim biogaz bolivie bordeaux bretagne brésil canada castres cge chili chine coca cola cognac colloque colloque 2006 colloques 2006 compteurs condamnation contentieux contrats contrats en contentieux corruption corse cyanobactéries danasi dessalement droits de l'eau déchets eau embouteillée eau potable ecocide edf enel film financements de projets france-libertés fuites fusion gabon gestion alternative grenelle de l'environnement guerre de l'eau inde investissement islande israel l'europe de l'eau las vegas les antilles lille lobby lobbying loi oudin santini loi sur l'eau luttes lyon maladies mali manifestations marché de l'eau maroc mauvais rendement messier mexico 2006 mexique mortalité médicaments neufchateau niger nitrates nucléaire observatoire parisien paris pascua lama pauvretés perou pollution pollution de l'eau pollution de l'eau potable pollution des nappes pollution eau potable pollution minière pollutions pollutions agricoles pollutions de l'eau pollutions des nappes pollutions des rivières pollutions industrielles portraits ppp privatisation prix de l'eau proglio pérou pétition que choisir? quebec quimper radio radioactivité rechauffement climatique remunicipalisation renégociation réchauffement climatique réunions publiques santini saur sedif services publics à vendre services publiques à vendre solutions suez suisse sécheresse tentatives remunicipalisation toulouse touly unesco université de l'eau uruguay usa varages veolia veolia orient, l'affaire vivendi véolia zimbabwe écocide